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Sur le vif

Cohen à Taddeï : Tariq Ramadan, un des « cerveaux malades » à censurer

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 13 Mars 2013



Patrick Cohen, journaliste vedette de la matinale de France Inter, ne se bat pas contre la censure médiatique : il l’encourage. Invité de l’émission « C à vous » sur France 5 mardi 12 mars, il a critiqué les choix de Frédéric Taddeï, animateur des débats pour « Ce soir (ou jamais !) », d’inviter des personnes comme Tariq Ramadan, l'écrivain Marc-Edouard Nabe ou encore Alain Soral, les qualifiant de « cerveaux malades ».

« Des gens que vous êtes les seuls à honorer à la télévision. Et à mon avis, pas seulement pour de bonnes raisons (...). On a une responsabilité, quand on anime une émission de débat public, de ne pas propager des thèses complotistes ou de ne pas donner la parole à des cerveaux malades », a-t-il déclaré, assurant ne pas vouloir inviter Tariq Ramadan à ses émissions.

Loin de se démonter, Frédéric Taddeï a assumé les choix, déclarant qu’il n’existe « pas de liste noire » de personnes interdites de plateau. « Si j’étais sur Fox News (chaîne américaine conservatrice, ndlr) , je ferai comme vous. (...) Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres, et surtout de censurer qui que ce soit à partir du moment où il respecte la loi », lui a-t-il répondu. « Je suis sur le service public, ce n’est pas à moi d’inviter des gens en fonction de mes sympathies ou de mes antipathies. »

« On a le droit de penser ce qu’on veut, Patrick ? », lance Alessandra Sublet. « Non ! On a le droit de penser ce qu’on veut dans les limite de la loi », lui dit Patrick Cohen. Le CSA n'a pourtant jamais épinglé une émission de « Ce soir (ou jamais !) » pour des propos racistes ou négationnistes, d'autant que lors de ces débats, les invités sont libres de contredire en direct toute opinion qui les dérangent.

« Tout ce qui n'est pas interdit est autorisé et ce n'est pas moi, animateur de télévision, qui vais décider de ce qu'on a le droit de dire », fait savoir Frédéric Taddeï. La censure peut s'appliquer à France Inter : le choix est tout autre pour Taddeï.