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Sur le vif

Chavez souhaite que Bush soit détenu «pour le reste de ses jours»

| Jeudi 1 Février 2007



Le président du Venezuela Hugo Chavez a endossé officiellement jeudi les pleins pouvoirs au nom de sa «révolution socialiste», tout en se lançant dans une violente attaque contre son homologue américain George W. Bush, qualifié de «criminel de guerre» passible de la prison à vie.

Nouveau porte-drapeau de la gauche radicale en Amérique latine, le chef de l'État vénézuélien a promulgué jeudi la «mère de toutes les lois», qui lui permet de gouverner le pays par décret durant dix-huit mois.

Votée par le parlement, entièrement acquis à M. Chavez, cette loi dite d'«habilitation» couvre la majeure partie des champs législatifs, notamment le secteur des hydrocarbures, pilier de l'économie nationale.
La loi «est en vigueur à partir d'aujourd'hui: au nom de Dieu et de la révolution», a déclaré cet allié du président cubain Fidel Castro, à la tête du cinquième pays exportateur de brut au monde depuis 1999.

Devenu le «porte-parole médical» du leader cubain, M. Chavez a affirmé qu'il avait trouvé ce dernier «à la fête» lors de leur rencontre lundi dernier, tordant le cou aux rumeurs de «ceux qui veulent que Fidel meure».

Face aux critiques de M. Bush et du futur numéro 2 du département d'État John Negroponte, qui l'avaient visé récemment, M. Chavez a réagi dans une charge particulièrement virulente, traitant les deux hommes de «criminels de guerre».

«Ils devraient être jugés et détenus pour le reste de leurs jours», a affirmé le président vénézuélien, hostile à l'intervention militaire américaine en Irak, dénonçant «la mafia qui a pris le pouvoir aux États-Unis».

Le président américain «devrait démissionner s'il avait un tant soit peu de dignité», a-t-il lancé, affirmant que M. Bush n'avait «ni la capacité politique, ni la capacité morale en aucune façon pour gouverner le pays».

M. Bush s'était déclaré mercredi «préoccupé pour les Vénézuéliens» et inquiet de l'affaiblissement des institutions démocratiques après l'octroi des pleins pouvoirs à M. Chavez par le parlement.

De son côté, M. Negroponte avait jugé que le dirigeant vénézuélien était une «menace pour les démocraties de la région».

Allié du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont il est l'un des rares dirigeants étrangers à soutenir le programme nucléaire, M. Chavez a aussi accusé l'administration américaine de préparer une «attaque contre l'Iran», estimant que ce serait une «folie cent fois pire qu'envahir l'Irak».




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