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Sur le vif

Charles Enderlin à Gaza : l’affaire Mohammed al-Doura sera rejugée

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 29 Février 2012



L’affaire Mohammed Al-Doura, du nom du jeune Palestinien de 12 ans tué à Gaza en septembre 2000 dans les bras de son père devant les caméras de Charles Enderlin, revient au-devant de la scène.

La Cour de cassation a annulé, mardi 28 février, l'arrêt de la Cour d'appel qui avait prononcé la relaxe de Philippe Karsenty. Le directeur de Media Ratings, qui se présente comme une agence de notation des médias, avait accusé le correspondant permanent de France 2 à Jérusalem d'avoir bidonné son reportage, allant même jusqu'à évoquer « la fausse mort » de l'enfant.

On y voyait le garçon perdre la vie sous des balles qui proviendraient de l'armée israélienne, dans les bras de son père qui tentait de le protéger. La mort de Mohammed Al-Doura est restée dans les annales de la télévision française. Les images, diffusées au journal de 20h le 30 septembre 2000 dans les premiers jours de la deuxième Intifada, avaient suscité de vives émotions et ont fait le tour du monde.

Voyant le professionnalisme et la réputation de son journaliste remis en cause, France 2 avait alors porté plainte contre M. Karsenty pour diffamation. Il avait d’abord été condamné en première instance, puis relaxé en appel, la Cour considérant que, bien qu'ayant porté « incontestablement atteinte à l'honneur et à la réputation des professionnels de l'information », il bénéficiait de la « bonne foi » et n'avait « pas dépassé les limites de la liberté d'expression ».

Onze ans près le reportage, la Cour de cassation a cette fois cassé l'arrêt. M. Karsenty devra être à nouveau jugé par une cour d'appel. La bataille judiciaire est donc loin d'être terminée.

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