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Chalon-sur-Saône : la municipalité obtient l'expulsion d'une mosquée installée depuis près de 50 ans

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 24 Septembre 2026

           


Chalon-sur-Saône : la municipalité obtient l'expulsion d'une mosquée installée depuis près de 50 ans
L'annonce a été faite par voie de communiqué mercredi 23 septembre. La Ville de Chalon-sur-Saône affirme avoir obtenu du tribunal administratif de Dijon, par une ordonnance datée du mardi 22 septembre, l'expulsion, sous quinze jours, de la mosquée installée rue Edgar-Quinet, en plein centre-ville. Le maire Gilles Platret (divers droite) y voit la fin d'une situation qui, selon ses mots, constituait « une violation de la loi de 1905 sur la laïcité qui durait depuis près de 50 ans ».

Au cœur du litige, un local appartenant à la commune. Selon la municipalité, ce bien, qui constitue « une dépendance du domaine public communal », avait été « mis illégalement à disposition gracieuse d'une association cultuelle depuis 1978 ». Le maire explique avoir découvert les termes de la convention lors de son renouvellement, en septembre 2021, et avoir alors constaté que cette mise à disposition « enfreignait frontalement le principe de laïcité ».

La Ville dit avoir proposé à l'association « une nouvelle convention à titre onéreux, et donc conforme à la loi ». Faute de réponse de l'association, Gilles Platret a saisi la justice administrative. Il salue une décision qui, selon lui, « rétablit la Ville dans son droit élémentaire d'user de ses locaux associatifs dans l'intérêt général ».

L'association dispose désormais de quinze jours pour libérer les lieux. Passé ce délai, le maire prévient : « Je n'hésiterai pas, comme m'y autorise le tribunal administratif, à solliciter de la part de l'Etat l'octroi de la force publique pour assurer l'expulsion. » L'association gestionnaire de la mosquée n'a pas réagi publiquement à cette annonce.

Cette décision s'inscrit dans une série de tensions entre le maire et les lieux de culte musulmans de la ville. En mars dernier, après la prière de l'Aïd-el-Fitr, Gilles Platret avait mis en cause l'emplacement d'une autre mosquée, celle de la rue de Bourgogne, en estimant qu'elle devrait à terme déménager en raison de l’affluence. Dénonçant des fidèles de la salle de prière qui « se sont crus autorisés à bloquer la rue pour pratiquer leur culte », il avait enjoint les responsables de « ne pas se risquer à rééditer ce comportement illégal », avertissant que s'il devait se reproduire, il n’aurait « aucune hésitation à entamer les procédures nécessaires à la fermeture de la salle de prière ».

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