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Sur le vif

Australie : trois hommes accusés d’avoir incendié une mosquée de Melbourne face à la justice

Rédigé par Benjamin Andria | Mardi 2 Avril 2019



Australie : trois hommes accusés d’avoir incendié une mosquée de Melbourne face à la justice
Plus de deux ans après l’incendie criminelle d'une mosquée d'obédience chiite dans la banlieue de Melbourne, en décembre 2016, les trois accusés ont comparu, lundi 1er avril, face à la justice.

Inculpé pour des faits terroristes, Ils ont tous trois plaidé non coupables. Pourtant, les images des caméras de surveillance de ce lieu de culte baptisé Imam Ali, diffusées pendant l’audience, montrent clairement l’un des accusés, Abdullah Chaarani, peindre « État islamique » en anglais et en arabe sur les murs de la mosquée, selon la chaîne australienne ABC. Plus tard, c’est Ahmed Mohamed, le second suspect, qui est vu entrer dans l'édifice avec un conteneur en plastique de couleur blanche et un pneu de voiture. Un troisième homme, identifié comme Hatim Moukhaiber, est aperçu par la suite en train d'entrer dans la mosquée, lui aussi avec un pneu de voiture. Quelques instants plus tard, le lieu de culte se remplit de fumée et les trois hommes partent en courant.

Fort heureusement, il n'y a pas eu de morts mais les dommages matériels ont été estimés à 1,5 million de dollars australiens (près d'un millions d'euros). Les trois individus ont été arrêtés une semaine après l’incendie.

Selon le procureur Nicholas Robinson, les trois accusés se sont radicalisés en s'inspirant de la propagande de Daesh, haineuse envers les chiites. « Chacun des accusés était très fiers de leurs efforts pour détruire la mosquée » et suivait de près chaque information communiquée par la presse sur l’incendie, a-t-il déclaré, précisant qu'ils ont partagé les articles évoquant ce crime sur les réseaux sociaux pour le célébrer.

Il a d'ailleurs affirmé au jury que des traceurs dans les véhicules des accusés ont indiqué qu’ils sont retournés plusieurs fois à la mosquée le lendemain de l’incendie pour constater les dégâts et s'en « réjouir ».

S'ils sont reconnus coupables par la justice, ils risquent la peine à perpétuité.