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Sur le vif

Arche de Zoé: le procès

| Vendredi 21 Décembre 2007



C'est aujourd'hui devant la Cour criminelle de N'Djamena que s'ouvre le procès des six Français de L'Arche de Zoé, accusés d'avoir voulu exfiltrer 103 enfants de l'est du Tchad vers la France le 25 octobre, et de trois Tchadiens et un Soudanais inculpés de complicité.

Les six Français sont accusés de "tentative d'enlèvement d'enfants tendant à compromettre leur état civil, faux et usage de faux en écritures publiques et grivèlerie". Les dix accusés encourent cinq à vingt ans de travaux forcés.

Le procès, qui commence au terme d'une instruction jugée "à charge" par les six membres de l'association et dont la régularité a parfois été contestée par certains magistrats tchadiens, devrait durer quatre à cinq jours, selon des sources judiciaires.

Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils plaideraient l'acquittement, et le président de l'association Eric Breteau a fait part de son intention de "démontrer la mascarade", dans une déclaration à l'AFP depuis sa cellule de la maison d'arrêt de N'Djamena à la veille du procès.

L'Arche de Zoé affirme avoir voulu sauver des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en proie à une guerre civile. Elle a eu recours à des intermédiaires locaux pour recruter des enfants, promettant de les scolariser sur place, tout en préparant secrètement leur exfiltration vers la France, où les attendaient des familles d'accueil.

Or, d'après une enquête humanitaire internationale et des missions sur le terrain, la quasi-totalité des enfants viennent de villages tchadiens proches de la frontière soudanaise et tous ont au moins un de leurs deux parents.




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