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Sur le vif

Après l’attaque contre Salman Rushdie, l’Iran rejette la faute sur l’écrivain

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 16 Août 2022 à 10:30

           


Après l’attaque contre Salman Rushdie, l’Iran rejette la faute sur l’écrivain
La réaction de l’Iran était des plus attendues après l’attaque dont a été victime l’écrivain Salman Rushdie aux Etats-Unis. Tandis que les motivations de l’assaillant, inculpé pour « tentative de meurtre », restent encore à éclaircir, Téhéran est sous le feu des critiques en raison de la condamnation à mort de l’auteur émise dans une fatwa en 1989 par l’ayatollah Khomeini et sur laquelle aucune autorité religieuse chiite n'est revenue depuis.

L’Iran, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanani, a démenti « catégoriquement » tout lien avec l’agresseur. « Personne n’a le droit d’accuser la République islamique d’Iran », a-t-il affirmé lundi 15 août. A ce stade, rien ne démontre un lien direct entre Hadi Matar et les autorités iraniennes.

« Seuls Salman Rushdie et ses partisans mériteraient d’être blâmés et même condamnés », a estimé le porte-parole. « En insultant les choses sacrées de l’islam et en franchissant les lignes rouges de plus d’un milliard et demi de musulmans et de tous les adeptes des religions divines, Salman Rushdie s’est exposé à la colère et à la rage des gens. »

Cette première réaction officielle a été vivement critiquée par les Etats-Unis. Pour le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price, qui a condamné des propos « abjects », « ce langage revient à une incitation à la violence ». Aux dernières nouvelles, Salman Rushdie est sur « la voie du rétablissement » mais ses blessures sont graves.

Lire aussi :
Salman Rushdie poignardé à New York : ce que l'on sait de l'attaque

Voir aussi la vidéo de La Casa del Hikma : Le blasphème, un pousse-au-crime légitimé par l’islam ?

Et aussi la vidéo : La fatwa, une condamnation à mort ? Une mise au point s'impose