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Sur le vif

Amnesty réclame un embargo sur les armes pour Israël

Rédigé par La Rédaction | Lundi 3 Mars 2014



« Nous demandons à la communauté internationale de suspendre tous les transferts de munitions et d’armes vers #Israël. » C’est la requête lancée publiquement jeudi 27 février par Amnesty International à l’occasion de la sortie de son rapport intitulé « Trigger-happy: Israel’s use of excessive force in the West Bank » « (La gâchette facile: le recours disproportionné à la force par Israël en Cisjordanie). »

« Les États-Unis, l’Union européenne et l’ensemble de la communauté internationale doivent suspendre tous les transferts de munitions, d’armes et d’autres équipements vers Israël », indique l’ONG dans un communiqué, qui réclame des « autorités israéliennes de donner comme instructions à leurs soldats de ne pas utiliser la force meurtrière, y compris les balles réelles et les balles enrobées de caoutchouc, sauf en cas d’absolue nécessité pour protéger des vies ».

Amnesty International a dénoncé dans son rapport le « mépris criant pour la vie humaine » des forces israéliennes « en tuant de nombreux civils palestiniens, dont des enfants, en Cisjordanie occupée au cours des trois dernières années, et ce dans une impunité quasi-totale ». Elle accuse encore l’armée d’occupation d’utiliser « une force inutile, arbitraire et brutale contre les Palestiniens ».

« Dans toutes les affaires examinées par Amnesty International, les Palestiniens tués par les soldats israéliens ne représentaient pas a priori de menace directe ni immédiate pour la vie d’autrui. Dans certains cas, des preuves attestent qu’ils ont été victimes d’homicides délibérés, constitutifs de crimes de guerre », accuse Amnesty, qui a recensé la mort de 22 civils en Cisjordanie en 2013, dont au moins 14 dans le cadre de manifestations.

« Depuis janvier 2011, un nombre effarant de civils palestiniens en Cisjordanie – plus de 8 000, dont 1 500 enfants – se sont faits tirer dessus ou ont été grièvement blessés, notamment par des balles de métal enrobées de caoutchouc et par l’utilisation inappropriée de gaz lacrymogène », déclare également Amnesty, qui raconte que des victimes se sont fait tirer « dans le dos, sans doute prises pour cibles alors qu’elles tentaient de fuir et ne posaient pas de véritable menace pour la vie des membres des forces israéliennes ou d’autrui ». L'impunité d'Israël, accusée de trop nombreuses violations du droit international, est une nouvelle fois dénoncée avec force.

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