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Sur le vif

Al-Qaïda 'ennemi public nº1' en Irak

| Jeudi 3 Mai 2007



George W. Bush a déclaré Al-Qaïda "ennemi public n°1 en Irak", accentuant la pression sur le réseau terroriste désormais associé aux attentats les plus meurtriers de l'histoire des Etats-Unis, survenus le 11 septembre 2001.

Mercredi, le président américain a également proposé une nouvelle définition du succès en Irak: non pas une absence de violence, mais un niveau de violence acceptable pour les citoyens.

S'adressant à des entrepreneurs du bâtiment, Bush a beaucoup insisté sur Al-Qaïda, responsable des attentats qui ont coûté le vie de près de 3.000 personnes en 2001. Ce faisant, il tentait clairement d'évoquer la guerre en Irak, hautement impopulaire, en des termes que les citoyens américains pourraient relier à leurs préoccupations quotidiennes.

"Pour l'Amérique, le problème qui se pose en Irak n'est pas de savoir si nous devrions prendre parti dans une guerre civile, mais de savoir si nous restons au coeur du combat contre ce même réseau terroriste qui nous a attaqués le 11 septembre", a-t-il dit. "Je crois profondément qu'il est dans notre intérêt national de rester dans la lutte."

Au Congrès américain comme à travers tous le pays, le soutien à la guerre s'est progressivement érodé à mesure que des effusions de sang entre factions religieuses ont déstabilisé Bagdad. Aux yeux des législateurs démocrates et d'une grande partie du public las de la guerre, les forces américaines ont été entraînées dans une guerre civile entre Chiites et Sunnites.

L'administration Bush situe le déclenchement de la violence sectaire au moment de l'attaque d'un lieu de pèlerinage chiite en 2006 dans la ville de Samarra, au nord de Bagdad, qui avait provoqué en représailles des attaques contre des mosquées et des dignitaires religieux sunnites. Mais selon Bush, la violence d'Al-Qaïda n'a pas réussi à provoquer la spirale de représailles sectaires qu'elle entendait provoquer.

Les responsables de l'armée américaine estiment d'ailleurs que les attaques entre factions religieuses à Bagdad ont décliné, mais que la violence en général demeure importante.




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