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Allemagne: Procès d'une mère qui a congelé son enfan  29/10/2005

Le procès d'une mère accusée d'avoir conservé le corps de son enfant
pendant trois ans dans un congélateur pour continuer à toucher les
allocations familiales a débuté jeudi devant le tribunal de grande
instance de Cottbus, dans l'est de l'Allemagne. Cette mère de 11 enfants
et âgée de 44 ans est accusée d'homicide volontaire, de mauvais
traitements et d'escroquerie. Son mari, âgé de 38 ans, comparaît pour
les mêmes faits, à l'exception du délit d'escroquerie. Le 21 juin 2004,
les services sociaux de la petite ville de Cottbus, au coeur de
l'ex-RDA, ont découvert dans le congélateur le corps du petit Dennis,
probablement conservé depuis trois ans. L'enfant était sans doute mort
durant l'été 2001, à l'âge de six ans, des suites des mauvais
traitements infligés par ses parents. Dennis aurait été attaché à son
lit, mal nourri et battu, selon l'accusation. Selon le Parquet, la mère
n'a pas déclaré la mort de son enfant afin de continuer à toucher les
allocations familiales. Au total, elle aurait indûment perçu 3786 euros.
Elle a également fait croire à son mari, à ses autres enfants et aux
services sociaux et familiaux de la Ville que Dennis était malade et
avait dû être envoyé dans un établissement de repos. La mère avait
également fait croire à sa famille que le congélateur était en panne. Le
verdict est attendu en janvier 2006.

Des oulémas arrivent aux EAU pour animer des activités du Ramadan  09/10/2005

Le Président des Emirats Arabes Unis (EAU) Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan a invité d’éminents oulémas de divers pays pour qu’ils tiennent des activités religieuses sur les différents aspects de l'Islam et du mois saint de Ramadan. C’est dans ce cadre que ces personnalités religieuses ont commencé à arriver dans le pays. Leur tout premier groupe fort de 15 oulémas est arrivé samedi à l'aéroport international d'Abu Dhabi, a indiqué le sous secrétaire pour les affaires islamiques et des Waqfs au ministère de la Justice, des affaires islamiques et des Waqfs, le Dr Mohammed Bin Juma bin Salim. Le Dr. Muhammad, qui était à l'aéroport pour accueillir ces hôtes de marque, a dit que l’initiative vise à éclairer les musulmans au sujet de l'essence du mois saint à travers diverses activités religieuses à mener par les oulémas qui visiteront des mosquées dans diverses parties des EAU pour y fournir des discours religieux, et diriger des prières, entre autres activités. Il a dit que les oulémas invités avaient été soigneusement choisis de divers pays arabes et musulmans. Ils viennent sur l'invitation personnelle du président des EAU. Une grande variété de programmes et d'activités sera tenue pendant le mois saint. Un forum de Ramadan sera tenu ce mois près de la mosquée Al Twar à Dubaï où d’éminents oulémas s’adresseront à un rassemblement de plus de 20.000 personnes. Le département du marketing du tourisme et du commerce (DTCM) de Dubaï organisera ce forum pour la quatrième année successive sous le patronage de Cheikh Ahmed bin Muhammad Bin Rachid Al Maktoum. Il aura lieu à un endroit spécial près de la mosquée Al Twar du 10-21 octobre. Dans le cadre de l'événement 12 jours, une caravane de charité se rendra dans les hôpitaux, les écoles, les universités et les clubs des sports à Dubaï pour distribuer de la littérature islamique en diverses langues. L’ iftar sera organisé pour ceux qui s'occupent du forum animé par 13 oulémas. Un festival de Ramadan aura lieu du 04 octobre au 10 novembre au Centre des Expositions de Sharjah.

USA: un analyste du Pentagone coupable d'avoir fourni des informations à un Israélien  07/10/2005

Un analyste du Département américain de la Défense, d'une grande compétence sur les dossiers du Moyen-Orient, a plaidé coupable mercredi pour avoir donné des informations classées "confidentiel" à un responsable de l'ambassade d'Israël et à des membres d'un groupe de lobbying pro-israélien. Lawrence A. Franklin, âgé de 58 ans, a déclaré au cours d'une audience qu'il était déçu par la politique gouvernementale et qu'il avait espéré que les deux membres de l'American Israel Public Affairs Committee à qui il a donné des informations pourraient avoir de l'influence en raison de leurs liens au Conseil de sécurité national. Il a également reconnu qu'il avait donné des informations classées "secret" à un responsable politique de l'ambassade d'Israël, mais a précisé que l'information qu'il avait reçue de ce responsable avait bien plus de valeur que les siennes. Lawrence A. Franklin a plaidé coupable de complot et de rétention illégale d'informations concernant la défense nationale. Le juge américain T.S. Ellis III a fixé la condamnation au 20 janvier.

Dominique de Villepin s'adressera jeudi aux Français  07/10/2005

Dominique de Villepin "parlera" jeudi aux Français, assure le ministre de l'Economie Thierry Breton, alors que les syndicats demandent au gouvernement des gestes immédiats au lendemain d'une mobilisation massive pour le pouvoir d'achat. "Beaucoup, beaucoup, beaucoup a été fait jusqu'à présent et je vous invite à écouter le Premier ministre demain. Il écoute les Français, il leur parlera", a déclaré Thierry Breton mercredi sur Europe 1. Dominique de Villepin participe jeudi soir à l'émission "A vous de juger" sur France 2. "Il aura l'occasion d'expliquer aux Français ce qu'il a entendu et ce que fera le gouvernement", a insisté le ministre de l'Economie. "Tout ce qui peut être fait pour redonner du pouvoir d'achat, c'est important et c'est précisément toutes les mesures que nous avons prises", a-t-il réaffirmé. Le gouvernement et le patronat doivent faire "des gestes significatifs" rapidement pour améliorer le climat social, a une nouvelle fois prévenu, pour sa part, le secrétaire général de la CFDT. "Le mois d'octobre doit être un mois utile pour pouvoir avancer", a déclaré François Chérèque sur RTL. "Nous attendons des gestes significatifs de la part du gouvernement comme du Medef dans les jours qui viennent." "La mobilisation ne s'arrêtera pas" car elle a été mardi "sensiblement supérieure à celle du 10 mars", redit-il par ailleurs dans Le Parisien. "Demain, le Premier ministre installera le Conseil d'orientation de l'emploi. Il doit demander de travailler à la nature des contreparties à demander aux entreprises", ajoute-t-il. Dans le secteur public, poursuit François Chérèque, "le gouvernement doit ouvrir de véritables négociations, au-delà du seul accord salarial pour 2006".

France: les salariés appelés à manifester le 4 octobre pour l'emploi  08/09/2005

Les cinq confédérations syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC se sont mises en ordre de bataille jeudi, en appelant ensemble salariés du public et du privé à une journée de grève et de manifestations le 4 octobre pour l'emploi, les salaires et les droits des salariés.

Si la date avait filtré dès le début de la semaine, les numéros deux des organisations en ont précisé le mot d'ordre - emploi, pouvoir d'achat, droits des salariés - et les modalités - arrêts de travail, rassemblements et manifestations -, lors d'une conférence de presse commune au siège de la CGT.

Nous voulions marquer à notre manière les 100 jours de Dominique de Villepin au gouvernement , a ironisé René Valladon (FO).

Car le Premier ministre a réussi, en trois mois, à susciter l'ire des syndicats en prenant par ordonnances, pendant l'été, des mesures qui, selon eux, aggravent la précarité des salariés.

Les syndicats ont ainsi déposé des recours auprès du Conseil d'Etat contre le contrat nouvelles embauches (CNE), et son licenciement non motivé pendant les deux premières années.

Quant aux mesures sur la consommation annoncées le 1er septembre, elles ont été jugées largement insuffisantes .

L'année 2005 est un cru historique , a estimé jeudi la responsable cégétiste Maryse Dumas. Selon elle, il faut remonter à 1976, trente ans en arrière , pour retrouver une mobilisation confédérale unitaire à la rentrée .

Cette journée d'action sera la 3e manifestation nationale interprofessionnelle à l'appel de tous les syndicats en 2005, a-t-elle souligné.


Le CFCM confirme la nomination d'un aumônier national des prisons  08/09/2005

Le bureau exécutif du Conseil français du culte musulman (CFCM) a confirmé jeudi la désignation comme aumônier national des prisons pour la religion musulmane de Moulay al-Hassan el-Alaoui Talibi pour trois mois, a annoncé son président Dalil Boubakeur.

M. al-Alaoui Talibi devra remettre avant la fin de l'année un rapport sur l'aumônerie dans les prisons, a précisé à l'AFP M. Boubakeur, également recteur de la Mosquée de Paris. Cette désignation devra être confirmée par un conseil d'administration du CFCM le 19 novembre, qui discutera également de la nomination d'un aumônier général des armées, a-t-il ajouté.

La désignation de l'aumônier national des prisons, décidée début mai par le CFCM, avait été immédiatement gelée en raison des protestations de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) qui avait dénoncé des pressions gouvernementales.

L'UOIF ne participait pas à la réunion du bureau jeudi. En juillet, elle avait manifesté son mécontentement sur la composition du bureau décidée à l'issue des élections du 19 juin qui ont renouvelé les instances du CFCM et elle est actuellement absorbée par la préparation de sa propre assemblée générale des 24-25 septembre, qui doit renouveler sa direction.

Une autre grande fédération de mosquées du CFCM, la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF, arrivée en tête des élections du 19 juin) doit pour sa part trancher d'ici fin septembre un conflit au sein de sa direction opposant ses représentants au CFCM et son président Mohamed Bechari, selon son porte-parole.


Douste-Blazy insiste auprès d'Ariel Sharon sur la viabilité de Gaza  08/09/2005

Le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a insisté jeudi auprès d'Ariel Sharon sur la nécessité de rendre Gaza viable économiquement après le retrait israélien.

Je lui ai dit l'importance que représentait pour nous le retrait de Gaza, à la fois un succès pour lui et pour la démocratie israélienne , a déclaré à la presse le ministre français à l'issue de son entretien à Jérusalem.

J'ai ajouté que maintenant, pour que ce soit un vrai succès, il faudrait que ce soit viable économiquement , a-t-il dit, en soulignant que cela passait notamment par la libre circulation des biens et personnes.

Je lui ai proposé que l'Union européenne soit une tierce partie , a-t-il souligné, en rappelant la proposition de l'UE de participer au contrôle des frontières de Gaza en dépêchant des douaniers. Je lui ai parlé du port, des micro-projets , a poursuivi M. Douste-Blazy.

Israël souhaite maintenir un certain contrôle des frontières de Gaza après son retrait, alors que les Palestiniens y sont opposés.

Le ministre des Affaires étrangères s'est aussi permis de dire à M. Sharon qu'il faudrait réfléchir à la capacité qu'a l'Autorité palestinienne d'avoir une police efficace, moderne et armée .

Il avait appelé auparavant Israël à permettre à l'Autorité palestinienne de se doter de forces de sécurité crédibles pour faire respecter l'Etat de droit et empêcher les violences, notamment à Gaza.



Relaxe confirmée de Dieudonné pour son sketch sur France 3  07/09/2005

La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi la décision de relaxe qui avait été prononcée en première instance à l'encontre de l'humoriste Dieudonné, accusé de diffamation raciale lors d'un sketch sur France 3 où il apparaissait en juif orthodoxe.

Dieudonné, présent à l'énoncé de la décision de la 11e chambre de la cour d'appel, s'est dit évidemment satisfait de cette décision , espérant qu'elle vienne tourner une page .

L'humoriste, dont le nouveau spectacle porte sur le thème de la laïcité, a affirmé à l'issue de l'audience devant les journalistes qu'il laissait désormais à d'autres humoristes le soin de traiter ce sujet précis (de la question israélo-palestinienne, ndlr) .

Je pense que je suis passé à autre chose, il y avait beaucoup de pression et de passion sur ce sujet. J'espère juste maintenant pouvoir continuer à faire mon travail, c'est-à-dire faire rire les gens , a-t-il ajouté.

En dépit de cette décision de relaxe, Dieudonné a eu droit à un discours courroucé de la présidente de la 11e chambre, Laurence Trebucq, qui lui a déclaré: nous avons malheureusement trop l'habitude de vous voir dans ces prétoires .

Ce n'est pas parce que la justice ne vous sanctionne pas sur une prévention précise que cela veut dire que vous avez raison dans ce que vous dites , a-t-elle ajouté.

Lors de l'audience, le 11 mai dernier, le parquet général avait réclamé une peine qui ne saurait être inférieure à 2 mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende.


Les organisations de défense des droits de l'homme interpellent Jacques Chirac sur la situation en  07/09/2005

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont écrit au président français Jacques Chirac pour être reçues au sujet de la situation des libertés en Tunisie, qui, déjà préoccupante , vient de s'aggraver encore et lui demander d'user de (son) influence sur Tunis.

Lundi, la justice tunisienne a en effet décidé de suspendre la tenue du Congrès de la Ligue tunisienne des Droits de l'homme, prévu les 9, 10 et 11 septembre. La LTDH est encore une fois aujourd'hui la cible d'une campagne de mesures visant à la discréditer, précise cette lettre ouverte signée par la Fédération internationale des Ligues des droits de l'homme (FIDH), Reporters sans Frontières (RSF), le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l'homme (REMDH), le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France, l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) et la Fondation France-Libertés.

Elles réclament que Jacques Chirac intervienne auprès de Zine el Abidine Ben Ali pour que puisse se tenir ce Congrès de la LTDH, que puisse se créer un syndicat des journalistes tunisiens et que cesse la menace de dissolution de l'Association des magistrats tunisiens.

Notant que depuis longtemps en Tunisie , les atteintes à la liberté d'expression et d'association, et les persécutions des journalistes, universitaires, avocats, magistrats sont d'une extrême gravité , le groupe d'associations note leur récente aggravation.

Et de souligner également que les avocats connaissent depuis quelques mois une répression sans précédent , que des lycéens internautes ont été poursuivis pour activités subversives par le biais d'Internet .

Situation d'autant plus inquiétante que les sévices et la torture continuent d'être systématiquement pratiqués au cours des interrogatoires et de la détention des personnes interpellées , poursuit le communiqué, notant aussi l'instrumentalisation de la justice tunisienne à des fins de répression de toute voix discordante .

Droits de l'homme: Londres pousse l'Europe à une inflexion anti-terroriste  07/09/2005

Deux mois jour pour jour après les attentats de Londres, la présidence britannique de l'Union européenne a avancé mercredi l'idée controversée de revoir l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour mieux répondre à la menace terroriste.

Le ministre de l'Intérieur britannique Charles Clarke a également appelé le Parlement européen réuni à Strasbourg à lever ses réserves à l'égard de son projet de rétention des données téléphoniques dans l'UE à des fins d'enquête, sur lequel les 25 doivent plancher jeudi et vendredi à Newcastle (Royaume Uni).

Sans contester la nécessité d'un équilibre entre respect des libertés et sécurité, M. Clarke a argué que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme constituait un frein à une lutte anti-terroriste efficace en restreignant les expulsions d'étrangers.

L'avis de mon gouvernement est que cet équilibre n'est pas approprié aux circonstances auxquelles nous faisons face, des circonstances très différentes de celles auxquelles les pères fondateurs de la Convention européenne des droits de l'homme ont été confrontés , a-t-il plaidé devant les eurodéputés.

Je suis pour la Convention, je suis pour son article 3 , a ensuite assuré le ministre à la presse, en récusant vouloir amender le texte.

Ce que je dis en revanche, c'est qu'il est très important que la jurisprudence, les juges quand ils prennent leur décision, tiennent compte des circonstances du monde moderne , a-t-il fait valoir.


Un forum des Oulémas et penseurs à la Mecque pour débattre des défis du nouveau millénaire  07/09/2005

Un forum des Oulémas et penseurs musulmans préparatoire au Sommet islamique extraordinaire se tiendra à la Mecque du 9 au 11 Septembre 2005. Les préparatifs sont en cours au Secrétariat général de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) pour la tenue de ce forum qui examinera les questions à inscrire à l’ordre du jour du Sommet prévu avant la fin de l’année à la Mecque.
Il s’agit du Sommet que le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Abdallah Bin Abdelaziz avait appelé à tenir pour étudier les défis auxquels le monde islamique est confronté au 21ème siècle et chercher les moyens de leur faire face et de les aborder avec une nouvelle vision s’inspirant de l’esprit collectif, suivant les principes de solidarité islamique et au regard de la responsabilité requise dans le contexte actuel.
Le Secrétaire général de l’OCI, le Prof. Ekmeleddin Ihsanoglu prononcera, à l’ouverture du forum, une allocution dans laquelle seront évoquées les réformes entreprises par l’OCI pour améliorer ses méthodes de travail et augmenter son rendement afin de pouvoir faire face aux défis de cette nouvelle étape.
Les sujets dont discutera ce forum tournent autour de trois axes, à savoir : les questions politiques et médiatiques, les questions économiques, scientifiques et technologiques et le thème relatif à la culture, à l’éducation et à la pensée islamique. Ces trois axes feront l’objet de réflexion de la part d’environ 100 savants et penseurs venant des quatre coins du monde islamique et d’ailleurs et représentant les divers courants de pensée et écoles juridiques et scientifiques.
Les recommandations seront formulées dans un document final à soumettre aux dirigeants du monde islamique lors de leur Sommet extraordinaire. Ce document comportera un plan d’action concret et applicable au cours de la prochaine décennie.

CRCM-PACA: le juge des référés 'incompétent' sur la présidence contestée  07/09/2005

Le juge des référés de Marseille, saisi d'une demande d'annulation d'élection à la présidence du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Provence-Alpes-Côte d'Azur, s'est déclaré mercredi incompétent.

Le juge des référés du TGI de Marseille, saisi le 25 juillet dernier, a donc renvoyé le président sortant Mourad Zerfaoui (indépendant), à se pourvoir au fond .

M. Zerfaoui, élu en 2003 avec le soutien de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), avait demandé l'annulation de l'élection, en juillet 2005, du nouveau bureau du CRCM, présidé par un représentant de la Grande Mosquée de Paris (GMP).

Avec trois autres élus de sa liste indépendante, M. Zerfaoui avait dénoncé une violation fragrante des statuts du CRCM , estimant, comme l'avait indiqué son avocate Claudie Hubert, que les nouveaux membres du bureau s'étaient autoproclamés en se distribuant le 4 juillet dernier les différents postes en l'absence des quatre élus de la liste indépendante.

Les sept membres du nouveau bureau avaient élu à la présidence Abderrahmane Ghoul, membre de la GMP, et réparti les différentes fonctions entre les membres des trois autres listes présents à la réunion.

Me Hubert a fait part mercredi d'une certaine déception sur la décision du juge des référés. Nous pensions qu'au vu des éléments soulevés, le juge pouvait se prononcer plus précisément. Mais dans notre esprit, ce référé était une étape vers une procédure au fond. Nous allons donc sans doute saisir le juge au fond', a-t-elle déclaré à l'AFP.


Le ressortissant turc accusé d'être un extrémiste islamique expulsé vers la Turquie  07/09/2005

Le ressortissant turc, arrêté mardi à Villeurbanne (Rhône) et accusé d'être un extrémiste islamique, a été expulsé mercredi soir vers la Turquie, a indiqué la préfecture du Rhône.

Abdallah Cam a été expulsé vers la Turquie. Il a pris un vol qui a décollé vers 18H00 à destination d'Istanbul, a indiqué une porte-parole de la préfecture à l'AFP.

Abdallah Cam, 42 ans et installé régulièrement en France depuis 1991, a été arrêté mardi lors d'un contrôle de routine et placé en centre de rétention. Il était sous le coup d'un arrêté ministériel d'expulsion, pris le 26 août à son encontre.
M. Cam est marié, il a quatre enfants français, il travaille dans une petite supérette. Il nie tout ce qui lui est reproché , avait déclaré à l'AFP sont avocat Me Mahmoud Hebia en début d'après-midi.

A Villeurbanne, M. Cam était également gardien d'une mosquée de la communauté turque, gérée par une association locale, l'Union islamique de France (UIF).

La procédure engagée contre M. Cam entre dans le cadre des mesures d'expulsions ou de déchéances de nationalité évoquées récemment à plusieurs reprises par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, contre les tenants de discours violents et intégristes .


Mazarine veut 'une double éducation, catholique et musulmane' pour son fils  07/09/2005

La fille de l'ancien président de la République François Mitterrand, Mazarine Pingeot, veut une double éducation, catholique et musulmane pour son enfant dont le père est musulman non religieux alors qu'elle-même se définit comme pas croyante mais catholique .

Mon fils aura une double éducation, catholique et musulmane. Il connaîtra ses deux racines, ensuite le choix lui appartiendra , a-t-elle expliqué au magazine Le Monde des Religions de septembre-octobre.

Je ne suis pas croyante, mais je suis catholique : c'est une part de moi-même que je ne peux pas renier , ajoute-t-elle, soulignant que la question d'une conversion ne s'est pas posée. Toutes les religions se valent du point de vue dogmatique, tous les dogmes peuvent conduire aux intégrismes et les intégrismes me glacent .

Ce n'est pas l'identité que je condamne mais l'idéologie communautaire qui m'horrifie , poursuit-elle.

La jeune femme explique que son père était passionné par tout ce qui concerne les religions, la mystique, il était carrément obsédé par les questions de la mort et de l'après-vie et priait dans tous les lieux où nous allions .

Paris: Entre hypers et petits garages, les prix à la pompe font le grand écart  06/09/2005

Les prix des carburants à la pompe en France font le grand écart, atteignant presque la barre de 1,60 euro en plein Paris pour le super, mais avec un prix moyen national de 1,30-1,40 euro pour le super et de 1,12 pour le gazole, grâce aux tarifs compétitifs de la grande distribution.

Si l'automobiliste remplit son réservoir à 1,59 euro le litre de super sans plomb 98 dans un garage du quartier du Louvre, au centre de Paris, il peut faire le plein pour 20 centimes de moins le litre, soit dix euros de moins, dans une station-service Leclerc de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Mais nul besoin de faire des kilomètres supplémentaires pour payer moins cher: à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le super sans plomb 95 coûte 1,51 euro chez Total tandis qu'il vaut 1,30 euro à Carrefour.

Dans un contexte d'extrême tension sur les marchés pétroliers, avivée par le passage du cyclone Katrina aux Etats-Unis, les stations-service de la grande distribution, pour qui les carburants sont des produits d'appel vendus à prix coûtant, vendent bien moins cher que les petites stations ou celles des groupes pétroliers.

Résultat: dans les zones géographiques où les grandes enseignes de la distribution, comme Carrefour, Auchan ou Leclerc, sont absentes, les étiquettes des carburants s'envolent, faute de concurrents. Les grands distributeurs possèdent 56% des parts de marché des stations-service en France.

On est dans la compétition pure et simple: les grands distributeurs ont une politique qui consiste à être très compétitifs avec des marges très réduites, exactement comme dans l'alimentaire , fait valoir le délégué général de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Schilansky.

Il pronostique pourtant une prochaine détente des prix à la pompe en France, car après la décision des pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) vendredi de puiser dans leurs réserves, le prix du baril sur le marché mondial a nettement baissé, revenant à 67,5 dollars mardi à New York.

Cérémonie religieuse mixte à Bagdad  06/09/2005

Des centaines de chiites et de sunnites ont participé mardi à une cérémonie dans une mosquée sunnite de Bagdad à la mémoire des victimes de la bousculade du 31 août sur un pont de la capitale, qui a fait plus de 960 morts et plus de 800 blessés.


La mémoire d'un sunnite a été également honorée. Othman al-Obeidi est mort en tentant de sauver de la noyade des pèlerins chiites qui ont plongé dans le Tigre lors d'une bousculade sur le pont Al-Aïmah à la suite d'une rumeur sur la présence d'un kamikaze ou plus parmi la foule.

Au début de la cérémonie, une cinquantaine de membres de l'Armée du Mehdi, de la mouvance chiite de Moqtada Sadr se sont joints à la cérémonie. Habillés de noir, ils sont entrés dans la mosquée Abou Hanifa dans le quartier sunnite d'Adhamiyah en transportant des couronnes de fleurs.
«Les habitants de Sadr-City rendent hommage à leur héros Othman Obeidi» pouvait-on lire sur une banderole déployée par cette délégation.

Plusieurs responsables, dont le chiite Mouaffak al-Roubaye, conseiller à la Sécurité nationale ont participé à la cérémonie marquée par des discours de louant la fraternité entre les deux communautés de l'islam irakien.

Dès le 2 septembre, le Premier ministre chiite Ibrahim Jafaari avait estimé que ces communautés étaient «complémentaires», au milieu de déclarations accusant des extrémistes sunnites d'avoir provoqué la panique sur le pont.

«Les sunnites et les chiites continueront d'être deux communautés complémentaires (...) et qui se respectent», avait déclaré M. Jaafari, un chiite, en rendant hommage à Othmane al-Obeidi.

Il avait alors exprimé le désir de rencontrer la famille de Obeidi, «un exemple de nos familles sunnites respectées».

M. Jaafari a appelé mardi les Irakiens à observer mercredi à midi, au septième jour du drame, une minute de silence à la mémoire des victimes.




Libération condamné pour diffamation à l'encontre de Jean Peyrelevade  06/09/2005

Le quotidien Libération a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Paris à une amende d'un total de 7.000 euros pour avoir diffamé l'ancien dirigeant du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, dans le cadre de l'affaire Executive Life.

Dans son édition du 21 novembre 2003, le quotidien dirigé par Serge July avait publié une série d'articles consacrée à l'affaire Executive Life dont l'un était intitulé Peyrelevade ne pouvait pas ne pas savoir .

L'article en question affirmait que, dès son arrivée à la tête du Crédit Lyonnais, M. Peyrelevade avait eu connaissance du caractère frauduleux des montages financiers effectués par l'ancienne direction, qu'il les aurait poursuivis, notamment en accordant un prêt frauduleux à François Pinault, rappelle le jugement rendu par la 17e chambre du tribunal correctionnel.

Cette dernière a considéré que ces affirmations étaient diffamatoires, d'autant que Libération n'a pas été en mesure de prouver leur véracité (le document sur lequel s'est appuyé le quotidien émanait de l'accusation et était repris à son compte par l'auteur de l'article, explique le jugement).

Si, au regard des documents rassemblés, il est indéniable que l'auteur de l'article pouvait s'interroger sur la vraisemblance de la position adoptée par la partie civile (M. Peyrelevade, ndlr), (...) il n'avait pas cependant en main les éléments lui permettant d'adopter le ton péremptoire et dénué de la moindre précaution de langage dont il a usé , relève notamment le tribunal.

L'auteur de l'article a été condamné à 3.000 euros d'amende et Serge July à 4.000 euros tant pour la diffamation que pour avoir refusé d'insérer un droit de réponse de M. Peyrelevade dans les délais prévus.

Ce dernier qui avait demandé 100.000 euros de dommages-intérêts s'est vu attribuer la somme de 5.000 euros que le journaliste et Serge July devront lui verser solidairement.

Le procès de Bruno Gollnisch renvoyé au 29 novembre  06/09/2005

Le tribunal correctionnel de Lyon a renvoyé au 29 novembre le procès de Bruno Gollnisch pour contestation de crime contre l'humanité , afin de laisser le temps au Parlement de Strasbourg de se prononcer sur l'immunité parlementaire du député européen du Front national.

Plusieurs députés européens proches de Bruno Gollnisch ont déposé une demande de défense de l'immunité parlementaire, considérant que les propos incriminés avaient été tenus en tant qu'élu et qu'il s'agit donc d'un délit d'opinion.

Le 11 octobre 2004, dans le cadre d'une conférence de presse organisée au siège lyonnais du Front national, Bruno Gollnisch, répondant à la question d'un journaliste, avait estimé que l'existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis relevait du débat historique.

Sur le nombre de morts et sur la façon dont ils sont morts, les historiens ont le droit d'en discuter , avait estimé le numéro deux du Front national. Le nombre effectif de morts, cinquante ans après les faits, on pourrait en discuter.

J'ai dit que c'était le travail des historiens et pas celui des hommes politiques. On trouve là un moyen de me nuire et de m'atteindre , a-t-il déclaré mardi devant le tribunal correctionnel.

Je ne comprends toujours pas avec précision ce qui tombe sous le coup de la loi , a poursuivi Bruno Gollnisch.

Pour Me Alain Jakubowicz, l'avocat de la Licra, qui s'est portée partie civile, Bruno Gollnisch ne veut pas comparaître devant ses juges mais il faudra bien qu'il vienne s'expliquer sur ses propos .

Le 4 mars, Bruno Gollnisch a été exclu pour cinq ans de l'université Jean-Moulin Lyon III où il enseignait la civilisation japonaise.

Le tribunal correctionnel de Lyon a également renvoyé au 29 novembre le procès de Georges Theil, un ancien élu régional FN, qui a mis en cause l'existence des chambres à gaz lors d'une émission télévisée l'automne dernier.


Arabie Saoudite: 4 policiers et 5 extrémistes tués dans des affrontements  06/09/2005

Quatre policiers et cinq extrémistes ont été tués en trois jours d'affrontements à Dammam, dans l'est de l'Arabie saoudite.

Quatre membres des forces de sécurité sont tombés en martyrs et dix autres ont été blessés plus ou moins grièvement, certains d'entre eux ayant quitté l'hôpital , a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le communiqué, qui n'a pas précisé le nombre d'activistes tués, a ajouté que les forces de sécurité ont achevé leurs opérations et sont en train de nettoyer les lieux où se trouvent des restes (humains) carbonisés .

Mais une source sécuritaire avait indiqué en fin de matinée que cinq membres présumés d'Al-Qaïda avaient été tués durant les trois jours d'affrontements dans un quartier de cette ville.

La même source avait indiqué à l'AFP dans l'après-midi que les forces de sécurité ont donné l'assaut au bâtiment où se barricadaient les activistes et qu'elles procédaient au nettoyage des lieux .

Des témoins avaient indiqué avoir vu des ambulances et des véhicules de la Défense civile se rendre vers une villa où un groupe d'hommes armés, dont le nombre exact n'est pas connu, étaient barricadés depuis dimanche, selon des sources sécuritaires.

Les tirs se sont tus aussitôt après l'assaut, selon un témoin.

Les militants assiégés, entre six et dix personnes, selon la presse locale, ont été décrits par une source sécuritaire comme des éléments du groupe déviant . Cette expression désigne, dans la terminologie officielle, la branche locale d'Al-Qaïda, qui a revendiqué de nombreux attentats sanglants dans le royaume depuis mai 2003.

Trois autres hommes armés ont été tués lundi soir par les forces de sécurité , avait déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire sous couvert d'anonymat.


L'imam expulsé d'Italie est arrivé au Maroc (ministère italien Intérieur)  06/09/2005

L'imam d'origine marocaine Bouriki Bouchta, arrêté à Turin dans la nuit de lundi à mardi et expulsé d'Italie, est arrivé au Maroc mardi dans la matinée, a indiqué le ministère de l'Intérieur italien.

Accusé d'activisme islamiste, M. Bouchta a été expulsé en vertu des nouvelles lois antiterroristes italiennes, adoptées fin juillet après les attentats de Londres.

L'imam, qui officiait dans le quartier multi-ethnique de Porta Palazzo à Turin, la grande métropole industrielle du nord de la péninsule, était depuis plusieurs années connu pour son tempérament polémique.

Bouriki Bouchta est arrivé au Maroc en fin de matinée. Il est parti ce matin à 10H35 (08h35 GMT) de l'aéroport de Milan-Malpensa à destination de Casablanca, accompagné d'agents de la préfecture de Turin , a annoncé le ministère.

Si Bouriki Bouchta est la première personne visée par ce texte, quatre autres imams ont été expulsés d'Italie depuis 2003, pour des motifs graves concernant l'ordre et la sécurité publique .

Agé d'une quarantaine d'années, Bouriki Bouchta avait provoqué la stupeur en Italie après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis en proclamant l'innocence d'Oussama ben Laden.

Ben Laden est innocent pour ce qui s'est passé aux Etats-Unis. Ben Laden est un musulman qui ne se permettrait pas de tuer. Les Etats-Unis n'ont pas apporté des preuves, mais des soupçons , avait-il affirmé lors d'une petite manifestation en octobre 2001 à Turin.

Souvent invité des plateaux de télévision pour ses formules choc, l'imam Bouchta avait aussi rassemblé 6.000 manifestants en 1999 contre l'obligation pour les femmes d'ôter le voile sur les photos d'identité.

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