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L'Assemblée vote le projet Sarkozy de lutte contre le terrorisme  29/11/2005

Les députés sont adopté en première lecture, par 373 voix contre 27, le projet de loi de lutte contre le terrorisme présenté par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Ce texte prévoit le développement de la vidéosurveillance, le renforcement des contrôles et l'aggravation des sanctions pénales. Il a été élaboré l'été dernier après les meurtriers attentats de Londres, en juillet.

"La menace terroriste existe dans notre pays de façon extrêmement préoccupante", a dit le ministre de l'Intérieur qui a affirmé que son texte "permet de doter la France d'un arsenal plus efficient en amont de l'acte terroriste alors que jusqu'à présent on a travaillé en aval".

Les groupes UMP et UDF ont voté ce texte. Le groupe socialiste s'est abstenu. Le groupe communiste et républicain (PCR) et les élus Verts ont voté contre.

Le Sénat examinera à son tour ce projet de loi à la mi-janvier. Le nombre de navettes entre les deux assemblées sera réduit à une lecture, le gouvernement ayant demandé l'urgence sur l'examen de ce texte.

"Ce texte vise a mieux assurer la sécurité de nos concitoyens dans le strict respect des libertés individuelles", a fait valoir Thierry Mariani (UMP). "C'est un texte d'équilibre, nous le votons", a annoncé Michel Hunault (UDF).

Au nom du Parti socialiste, Jacques Floch a déclaré : "En admettant les mesures prises pour tenter d'assurer la sécurité de nos concitoyens, nous sommes exigeants sur les limites législatives pour respecter l'état de droit".

"En toutes responsabilités, nous nous abstenons sur ce texte", a-t-il ajouté.

"Vos propositions seront inefficaces, dangereuses", a dit pour sa part Michel Vaxès (PCR). "Ce texte prépare en fait les lois liberticides à venir. Parce que nous voulons gagner le combat contre le terrorisme, nous votons contre", a-t-il ajouté.


Le maire de Bondy opposé à l'installation d'une école sikhe dans sa commune  29/11/2005

Le maire de Bondy (Seine-Saint-Denis) Gilbert Roger (PS) s'est déclaré "très défavorable" à l'installation d'une école sikhe dans sa commune, ajoutant qu'il espérait que ce projet, dévoilé par Libération dans son édition de mardi, "ne se fera pas".

"Je suis très défavorable à ce projet, d'une part parce qu'il n'y a pas véritablement à Bondy d'attachement d'une telle communauté; d'autre part parce que les porteurs du projet sont passés par des prête-noms habitant Villepinte pour acheter des terrains", a-t-il déclaré à l'AFP, joint au téléphone dans les territoires palestiniens, où il effectue une visite.

Aucune demande de permis de construire n'a été faite pour l'instant, et le maire ne souhaite pas a priori en délivrer un. "Nous avons mis nos avocats sur cette affaire", a-t-il précisé.

La communauté sikhe de Bondy, via l'association cultuelle Gurdwara SachKhand Guru teg Bahadur Ji, projette la construction d'une école et d'un temple sikhs dans la commune. Cette école devrait permettre d'accueillir des élèves sikhs portant le turban, qui ont été exclus de l'école publique au nom de la loi sur la laïcité.

"Des terrains ont été acquis, des engagements financiers de donateurs indiens ont été obtenus, des plans ont été dessinés et un coordinateur du projet, M. Didier Renaud, a été désigné", a affirmé à l'AFP le dirigeant de l'association United Sikh pour la France, Kudrat Singh.

La première pierre du projet a été symboliquement posée en mars 2005, pour "redonner un peu de courage" aux élèves sikhs, a déclaré M. Singh, qui soutient le projet des Bondynois. "Nous devons sauver notre tradition initiatique", a-t-il ajouté.

Mais des membres de la communauté sikhe à Bobigny, la plus importante en France, ne soutiennent pas ce projet.

"Nous souhaitons le maintien des élèves sikhs dans l'école publique. A l'heure d'aujourd'hui, quatre élèves ont été exclus, trois en 2004 et un en 2005, mais 150 élèves sikhs sont aujourd'hui scolarisés, grâce au dialogue noué avec l'Education nationale. Le cas des élèves exclus a été porté devant le Conseil d'Etat, et nous irons jusqu'à la Cour européenne", a déclaré à l'AFP Manprit Singh, un de ses représentants.

Propos Le Pen sur BBC: le gouvernement a 'ouvert la boîte de Pandore' (Mrap)  29/11/2005

Le gouvernement, et singulièrement le ministre de l'Intérieur, ont "ouvert la boîte de Pandore" en "légitimant" depuis les émeutes en banlieues des thèses et des mesures d'extrême droite, conduisant à une nouvelle surenchère de Jean-Marie Le Pen, a estimé mardi le Mrap.

Le gouvernement a "ouvert une boîte de Pandore dont les effets vont être durables et dangereux", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du Mouvement contre le Racisme et pour l'amitié entre les peuples, Mouloud Aounit.

"Sa stratégie participe à légitimer les thèses de l'extrême droite", a-t-il ajouté. "Avec les derniers propos de Le Pen à la BBC, la boucle est bouclée".

Le président du Front national a maintenu lundi, sur la BBC, ses déclarations sur les chambres à gaz, "détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale", qui lui avaient valu une condamnation par la justice française.

"Ce gouvernement, et singulièrement le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, cherchent à récupérer l'électorat d'extrême-droite" avant la présidentielle de 2007, a estimé M. Aounit.

"Depuis des mois, Nicolas Sarkozy donne des gages et des garanties à l'électorat d'extrême droite. Il cherche à vampiriser l'extrême droite en parlant comme elle", a ajouté M. Aounit, en donnant comme exemple l'utilisation controversée des termes "racaille" et "kärcher" par M. Sarkozy.

Concernant les mesures récentes, notamment le couvre-feu et les expulsions d'étrangers en situation régulière, M. Aounit a également estimé que le gouvernement adressait ainsi "un clin d'oeil" à l'extrême droite en "répondant à des revendications de longue date" de cette partie de l'échiquier politique.

M. Aounit a conclu en soulignant que cette "stratégie" gouvernementale avait déjà débouché sur "une violence raciste inouïe sur internet, des appels à la haine et au racisme sur le terrain".

Référendum sur les OGM en Suisse: moratoire de cinq ans accepté  28/11/2005

Les Suisses ont approuvé dimanche à une large majorité d'interdire pendant cinq ans l'utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'agriculture, selon les résultats officiels du référendum national.

55,7% des votants se sont prononcés en faveur d'une initiative émanant des écologistes, de groupes de gauche, d'associations d'agriculteurs et de consommateurs, qui estiment que les lois suisses actuelles sur les OGM sont insuffisantes.

Le moratoire proposé dans le texte du référendum devait entrer en vigueur s'il était approuvé non seulement par une majorité des électeurs au niveau national mais aussi dans une majorité des 23 cantons du pays.

D'après le décompte des votes, 55,7% des votants au niveau national ont approuvé le moratoire, 44,3 % se sont prononcés contre, un vote qui a également été plébiscité par l'ensemble des cantons suisses, a rapporté l'agence de presse suisse ATS en citant des chiffres officiels.

Au terme de ce vote historique, l'agriculteur suisse ne pourra ni cultiver des plantes génétiquement modifiées, ni élever des animaux transgéniques pendant cinq ans.

"La population ne veut pas d'OMG dans ses assiettes, donc nous n'en voulons pas dans nos champs", a déclaré à la TSR Luc Barthassat, député du parti chrétien-démocrate et vigneron de profession.

"Nous demandons un peu de temps afin que les études en cours puissent être complétées pour avoir des résultats plus fiables concernant les conséquences" des OGM sur "l'environnement", a expliqué M. Barthassat.

Le gouvernement suisse a fait valoir que le texte soumis à référendum, rejeté par le parlement, aurait peu d'effets pratiques sur l'agriculture du pays, la recherche ou les importations étant déjà soumises à de sévères limitations.

La loi actuellement en vigueur interdit l'utilisation d'OGM pour les animaux de ferme et prévoit un long processus de tests avant l'autorisation de l'emploi de plantes génétiquement modifiées.

Pour l'instant, aucune demande d'utilisation d'OGM n'a été déposée en Suisse.

De leur côté, des industriels se sont prononcés contre un moratoire, estimant qu'il aurait des conséquences négatives pour les entreprises suisses de biotechnologies. Des scientifiques ont argué que le secteur des recherches sur les OGM se développerait hors du pays.

SMSI: des journalistes se plaignent d'avoir été manipulés par les organisateurs  28/11/2005

Plusieurs journalistes dont la signature accompagne une pétition dénonçant une campagne hostile à la Tunisie lancée par "certaines parties étrangères" à l'occasion du récent Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) disent avoir été victimes d'une manipulation des autorités tunisiennes, organisatrices de cet événement chapeauté par les Nations unies.

Au total, près de 200 journalistes ont signé le 18 novembre, en fin de SMSI, un texte qui, dans sa forme initiale, saluait d'une phrase anodine l'accueil "chaleureux" réservé aux professionnels de l'information par les organisateurs.

Or, dans la version finale, relayée par les médias tunisiens et plusieurs agences de presse, le texte s'est transformé en "communiqué des représentants de la presse internationale assurant la couverture des travaux du SMSI à Tunis", faisant dire aux journalistes signataires qu'ils n'avaient "subi aucune contrainte ni entrave" durant leur séjour tunisien.


Dans ce texte, comptant cette fois une vingtaine de lignes, les prétendus signataires, parmi lesquels des journalistes occidentaux, arabes, latino-américains et asiatiques, ainsi qu'un membre de la délégation des Etats-Unis, qualifient de "partiaux" les auteurs de la campagne de "propagande éhontée" à l'encontre de la Tunisie, qu'ils accusent d'"acharnement gratuit" préjudiciable à "l'intérêt national de ce pays émergent".

Directement visé par ce texte, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Robert Ménard, qui avait été refoulé à son arrivée à Tunis où il comptait participer au SMSI, a estimé lundi que l'incident "apporte la preuve de ce que sont les responsables du régime tunisien: des manipulateurs et des menteurs". "Ils ont berné des journalistes en leur faisant signer un texte qui n'était pas le vrai, et ils ont utilisé ça contre nous et contre l - es gens qui les mettaient en cause", a-t-il déclaré à l'agence Associated Press (AP). "Le texte a été signé par de nombreux journalistes, et même par un collaborateur de chez nous. Cela nous apprendra à être plus prudents".

Journaliste pour la revue "Médias" de RSF, Cédric Gervet a reconnu avoir signé un texte en fin de sommet, après s'être fait aborder deux fois par des représentants de l'organisation: "C'était du racolage actif", raconte-t-il.

Lui aussi signataire, Eric Chaverou de Radio France explique qu'il était en pleine interview quand on lui a réclamé son paraphe pour saluer "le bon déroulement, la bonne organisation pratique du sommet". Le reporter, qui "récuse totalement une quelconque adhésion" au texte final, évoque une mésaventure "très désagréable". Valia Shami, envoyée spéciale de Radio-Orient à Tunis, affirme pour sa part n'avoir "jamais signé un tel texte".

Ce "communiqué" salue également les conditions de travail, "la sécurité et le bien-être des journalistes, leur liberté de communication et d'accès aux sources de l'information".


Villepin 'tout à fait favorable' à l'expérimentation du CV anonyme  28/11/2005

Dominique de Villepin se dit "tout à fait favorable" à l'expérimentation du CV anonyme "après discussion avec les partenaires sociaux" dans un entretien publié mardi dans "20 minutes".

"Le procédé a des limites, mais si cela permet d'accéder à un entretien d'embauche c'est très bien. Je ne suis pas sûr qu'il faille le rendre obligatoire mais l'encourager", déclare le Premier ministre.

Le CV anonyme, déjà expérimenté par l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), est considéré comme une réponse possible aux discriminations à l'embauche dont souffrent les personnes issues de l'immigration.

Abdelaziz Bouteflika: la série d'examens médicaux se poursuit  28/11/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé samedi à Paris à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, a poursuivi lundi une série d'examens médicaux, a déclaré Jean-François Bureau, porte-parole du ministère français de la Défense.

Le président "continue à subir des examens dans le cadre du bilan approfondi annoncé par les autorités algériennes. Aucune date de sortie n'est connue pour le moment", a-t-il ajouté à l'AFP.

Le président français Jacques Chirac, qui assistait à Barcelone au sommet euro-méditerranéen, a déclaré avoir le "sentiment que les choses se pass(ai)ent bien au Val-de-Grâce" pour son homologue algérien. Il a également souhaité ses "voeux de prompt rétablissement" à M. Bouteflika.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, a pour sa part renvoyé sur les autorités algériennes pour toute information ou commentaire plus précis sur l'état de santé de M. Bouteflika.

Interrogé sur d'éventuelles rencontres du président algérien avec des officiels français, il a déclaré "n'avoir connaissance d'aucune rencontre" de ce genre.

La présidence algérienne avait indiqué samedi soir que M. Bouteflika, 68 ans, s'était rendu à Paris pour y subir un bilan médical en raison de troubles digestifs, tout en précisant que sa santé n'était "pas source d'inquiétude".

En raison de cette hospitalisation, M. Bouteflika n'a pas pu assister au sommet de Barcelone qui a débuté dimanche. Il aurait dû avoir, en marge de ce sommet, un entretien avec Jacques Chirac sur les difficultés que rencontre la signature d'un traité d'amitié entre la France et son ancienne colonie algérienne.

Une loi française du 23 février sur le "rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord" a créé la polémique. Le président Bouteflika a notamment déclaré fin juin que cette loi représentait "une cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme".

De nombreuses autres personnalités, dont Jacques Chirac en septembre, ont été soignées au Val-de-Grâce, établissement militaire qui dispose d'unités de soins spécialisées en chirurgie urologique et viscérale, gastro-entérologie, néphrologie et maladies cardiovasculaires.


Canaries : au moins six clandestins africains morts noyées  28/11/2005

Au moins six clandestins africains sont morts noyés lundi, à environ 400 kilomètres au sud des îles Canaries, dans le naufrage de leur embarcation prise dans la tempête tropicale Delta, a-t-on indiqué lundi de source officielle à Madrid.

Sur la cinquantaine de personnes qui se trouvaient à bord de l'embarcation, certaines ont été projetées à l'eau et se sont noyées, mais 32 autres ont pu être sauvées. Plusieurs naufragés ont été blessés et les plus gravement atteints ont été admis dans un hôpital de Las Palmas.

Un pétrolier panaméen, ayant assisté au drame, a donné l'alerte. Le naufrage se serait produit vers 14H25, locales et GMT, selon les mêmes sources.


Football: Ronaldinho, Ballon d'Or 2005  28/11/2005

Ronaldinho, dont l'immense talent et le sens du spectacle ont été récompensés par les observateurs, a été désigné Ballon d'Or France Football 2005.

L'attaquant brésilien du FC Barcelone inscrit son nom pour la première fois au palmarès d'un trophée qui récompense depuis 50 ans le meilleur joueur évoluant dans un championnat européen.

Ronaldinho, 25 ans, a devancé dans l'ordre les milieux de terrain anglais Frank Lampard, champion d'Angleterre avec Chelsea, et Steven Gerrard, victorieux avec Liverpool de la Ligue des champions 2005.

Ronaldinho, qui a rejoint le Barça en provenance du Paris Saint-Germain il y a deux ans, est considéré comme le joueur le plus doué de sa génération.

Son talent a permis en 2005 à Barcelone de remporter son premier titre de champion d'Espagne depuis 1999.

Le premier Français, Thierry Henry, est arrivé en quatrième position du vote des 52 journalistes européens.

Finalistes malheureux de la finale de la Ligue des champions contre Liverpool, les joueurs du Milan AC Andreï Chevtchenko, lauréat du Ballon d'Or 2004, et Paolo Maldini, légende vivante du club rossonero, sont arrivés respectivement cinquième et sixième.


Le procès de Saddam Hussein ajourné au 5 décembre  28/11/2005

Le procès pour crimes contre l'humanité de l'ancien président Saddam Hussein et de ses sept co-accusés a été ajourné au 5 décembre, moins de trois heures après sa reprise devant le Tribunal spécial irakien (TSI), à Bagdad.

Le président du tribunal, Rizgar Mohamed Amin, a ordonné l'ajournement d'une semaine du procès pour permettre à l'ancien vice-président irakien Taha Yassine Ramadan de se doter d'un avocat.

Ramadan a refusé d'être défendu par le juriste que le tribunal lui a commis d'office après le meurtre de son avocat, tué peu après l'ouverture du procès le 19 octobre.

La prochaine audience est prévue le 5 décembre, dix jours avant les élections législatives en Irak, une échéance qui sera, selon toute attente, précédée d'une flambée de violence.

Un exemplaire du Coran sous le bras, Saddam Hussein, vêtu d'une chemise blanche et d'une veste sombre, est le dernier accusé à être arrivé dans la salle d'audience, avec huit minutes de retard. Deux de ses co-accusés se sont levés à son arrivée.

"Paix aux gens de paix", a-t-il lancé avant de s'asseoir et de défier le président du tribunal.

"Vous êtes un souverain et ils sont des envahisseurs et des occupants", a-t-il lancé en faisant référence aux gardes l'escortant.

"Ils m'ont amené à la porte d'ici menotté. Ils n'ont pas le droit d'amener un accusé menotté", a fait valoir Saddam Hussein en se plaignant d'avoir dû monter quatre étages à pied en raison d'une panne d'ascenseur.

Usant du ton courtois et calme qu'il avait déjà utilisé face à l'accusé lors de l'ouverture du procès, le juge Amin a répondu qu'il parlerait de cela à la police.

"Je ne veux pas que vous leur disiez, je veux que vous leur ordonniez (d'enlever les menottes). Ce sont des envahisseurs et des occupants, vous devez leur ordonner", a rétorqué l'ancien raïs.


Au moins 9 morts dans un séisme dans le sud de l'Iran  27/11/2005

Neuf personnes au moins ont été tuées et une centaine blessées par un violent séisme qui a frappé l'île de Qechm, dans le sud de l'Iran. La secousse a été ressentie aux Emirats arabes unis, jusqu'à Dubaï.

Selon la télévision iranienne, le séisme était de magnitude 5,9 sur l'échelle ouverte de Richter tandis que l'Observatoire des sciences de la Terre à Strasbourg (est) a affirmé qu'il avait une puissance de 5,6 degrés.

Le séisme, qui a eu lieu à 13h53 (10h53 en France), "a fait neuf morts", a indiqué Heydar Alichbandi, préfet de l'île de Qechm, près de laquelle a été localisé l'épicentre du tremblement de terre. Le séisme a aussi fait "une centaine de blessés", a-t-il ajouté. Il a précisé que "la ville de Qechm (à l'extrême nord-est de l'île, NDLR) n'(avait) pas été endommagée".

Selon l'agence officielle Irna, "le séisme, qui a duré plus de dix secondes, a été ressenti dans le port de Bandar-Abbas", sur le Golfe, a environ 1000 km au sud de Téhéran, et son épicentre a été localisé dans les alentours de l'île de Qechm, à 35 km au large de Bandar Abbas et où vivent environ 120 000 habitants.

La secousse a été ressentie aux Emirats arabes unis, jusqu'à Dubaï, à environ 250 km de Qechm. Selon des témoins, les personnes se trouvant dans les gratte-ciels et les centres commerciaux de Dubaï ont particulièrement ressenti la secousse. Ils ont quitté leurs appartements et bureaux à toute vitesse et se sont rassemblés dans les rues, craignant une éventuelle chute des bâtiments.


Dénigrer les Français: sport favori des tabloïds anglais  27/11/2005

Dénigrer les Français ferait vendre, selon la presse populaire anglaise. Les tabloïds, "Sun" et "Daily Mail" en tête, s'adonnent à longueur de colonnes à leur sport favori: le "french baching", ou cogner sur les Français.

Dans le "Sun", le quotidien le plus vendu d'Angleterre, même les sujets les plus sérieux sont tournés en dérision. Le 17 octobre, il rapporte ainsi que Paris "a élevé le niveau d'alerte terroriste de 'cachez-vous' à 'courrez'". "Les deux seuls niveaux supérieurs étant en France 'rendez-vous' et 'collaborez'", note le journal.

Quelques jours auparavant, le quotidien, qui compte 3,4 millions de lecteurs, titrait: "Finalement, c'est officiel. Les Français sentent mauvais". Le prétexte: un sondage paru en France mais interprété en toute mauvaise foi et repris par un autre tabloïd à grand tirage, le "Daily Mail".

"La presse britannique n'a choisi qu'une seule statistique, qui est que les Français achètent moins de savon que les Britanniques. Cela ne signifie pas que les Français sentent mauvais, mais c'est ainsi que la presse anglaise l'a repris", explique Richard Kaye, un promoteur d'art britannique vivant en France.

Cette attitude pose problème, regrette cet organisateur d'une exposition à Londres sur les préjugés entre Britanniques et Français, à l'occasion du 101e anniversaire de l'Entente Cordiale. En effet, "si on employait ce genre de commentaires contre d'autres groupes ethniques, (ce) serait considéré comme étant raciste".

Un sondage réalisé à l'occasion de l'exposition organisée par Richard Kaye montre que 72 % des Anglais jugent les préjugés antifrançais justifiés, contre seulement 19 % des Français qui pensent la même chose à l'encontre des poncifs antibritanniques.

Pour autant, insiste Richard Kaye, les Anglais adorent l'art de vivre à la française. Il rappelle que 12 millions d'entre eux se rendent en France chaque année, contre 3 millions de Français qui font le chemin inverse.


Vers une formation universitaire complète des imams aux Pays-Bas  27/11/2005

Le gouvernement néerlandais et cinq associations musulmanes ont signé une déclaration d'intention visant à créer une formation universitaire complète pour imams à la prochaine rentrée académique, a-t-on appris vendredi de source ministérielle.

Une aide de 375.000 euros a été dégagée par la ministre de l'Immigration et de l'Intégration Rita Verdonk et sa collègue en charge de l'Enseignement Maria van der Hoeven.

"Le choix des imams reste du ressort des mosquées, mais cette déclaration d'intention permettra de proposer un programme complet en concertation avec les associations musulmanes et le monde enseignant", a expliqué à l'AFP Arnoud Strijbis, porte-parole du Ministère de la Justice.

Ces associations sont réunies sous l'égide de l'Organe de contact des musulmans (CMO), désigné comme interlocuteur privilégié des autorités.

Elles collaboreront avec l'école supérieure Inholland d'Amsterdam pour établir un programme complet d'enseignement d'une durée de quatre ans.

Le débat sur la formation des imams agite périodiquement les Pays-Bas depuis quelques années et a été relancé après l'assassinat le 2 novembre 2004 du cinéaste Theo van Gogh par Mohammed Bouyeri, un Marocco-Néerlandais de 19 ans ayant avoué avoir agi au nom de l'islam radical.

Jusqu'à présent, les imams des quelque 150 mosquées aux Pays-Bas sont presque tous originaires de Turquie ou du Maroc, et n'ont donc pas d'ancrage dans la société néerlandaise.

A plusieurs reprises, le gouvernement néerlandais s'est exprimé sur la question, affirmant qu'il ne voulait plus en 2008 d'imams venus de l'étranger.

Depuis septembre, l'Université d'Amsterdam (VU), établissement à l'origine protestant et mondialement connu pour son département de théologie, propose une formation d'imams à une vingtaine d'étudiants, mais leur permettant uniquement d'accompagner les fidèles dans les hôpitaux ou dans les prisons.

Cette formation a été subventionnée à hauteur d'un million et demi d'euros.

Début des élections au Consistoire de Paris avec la présidence pour enjeu  27/11/2005

Des élections ont débuté dimanche au Consistoire de Paris, institution presque bicentenaire du judaïsme en Ile-de-France, avec pour enjeu le maintien à son poste de Moïse Cohen, président depuis douze ans.

Quarante-neuf candidats se disputent treize sièges à pourvoir pour huit ans, sur les 26 que compte le conseil d'administration (CA) renouvelable par moitié tous les quatre ans. Les bureaux de vote, ouverts à 09H00, ferment vers 17H00 et les résultats devraient être connus en soirée.

Le nouveau CA devra élire en janvier son président, un poste d'importance alors qu'un conflit latent oppose la présidence actuelle au Consistoire central sur un projet de cacherout (nourriture conforme aux préceptes religieux) national.

Le corps électoral est composé de plus de 34.000 personnes à jour de leur cotisation à l'Association consistoriale israélite de Paris (ACIP), mais en général 10 à 15 % seulement votent, au scrutin uninominal à un tour depuis

Malgré le mode de scrutin, la plupart des candidats ont fait campagne sur des listes liées à des personnalités, notamment des opposants à M. Cohen comme Joël Mergui ou André Benayoun.

Le président algérien à Paris pour des examens médicaux  27/11/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika s'est rendu à Paris pour subir des examens médicaux à la suite de troubles digestifs, selon son cabinet.
Le chef de l'Etat algérien a d'abord été examiné à l'hôpital militaire Ain Naadja d'Alger où les médecins lui ont conseillé de se soumettre à des examens plus approfondis à Paris.
Le communiqué de la présidence repris par l'agence algérienne APS ajoute que la santé du président ne cause pas d'inquiétudes.
L'Algérie a cependant informé les autorités espagnoles qu'Abdelaziz Bouteflika ne pourrait pas assister au sommet EuroMed dimanche et lundi à Barcelone, a déclaré un diplomate européen.
A Paris, le ministère des Affaires étrangères a confirmé l'accueil en France du président Bouteflika pour des raisons médicales. Il n'a pas précisé dans quel établissement les examens seraient pratiqués.



Dominique de Villepin promet une loi sur l'égalité des chances  25/11/2005

Dominique de Villepin a promis une loi sur l'égalité des chances pour répondre au malaise exprimé lors de la crise des banlieues.

"Nous préparons une loi sur l'égalité des chances", a déclaré le Premier ministre à l'issue d'un déplacement consacré à la rénovation urbaine à Meaux, en Seine-et-Marne.

"La crise nous oblige à apporter ces réponses, nous oblige à aller beaucoup plus loin, à dépasser les réponses habituelles parce qu'il y a urgence", a souligné le chef du gouvernement, entouré du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et du ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, qui s'apprête à redevenir maire de Meaux.

"Si les émeutes qui ont eu lieu n'avaient pas de caractère ethnique, n'avaient pas de dimension religieuse, nous savons aussi que le risque existe. Le risque existe que certaines situations s'enveniment. Nous avons donc un devoir de vigilance, d'anticipation", a-t-il insisté.

La loi sur l'égalité des chances devrait être présentée en conseil des ministres "rapidement, dans les prochaines semaines", a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre.

Préfets à l'égalité des chances, agence de l'égalité des chances, service civil volontaire, implication des grandes écoles dans les quartiers ou encore abaissement à 14 ans de l'âge légal pour entrer en apprentissage devraient former l'ossature du texte.

"C'est aujourd'hui que cela se joue parce que c'est une nécessité pour notre République d'apporter des réponses", a martelé Dominique de Villepin, avant d'énumérer ses trois priorités : éducation, logement et lutte contre les discriminations.

Le Premier ministre a une nouvelle fois fait entendre sa différence avec le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, son rival potentiel pour la présidentielle de 2007.


Islamophobie: un auteur de site condamné pour avoir traité les musulmans de 'racaille'  25/11/2005

L'auteur d'un site Internet baptisé "SOS France", Gérard Sallenave, a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour "injure aux personnes à raison de leur appartenance à une religion" pour avoir assimilé les musulmans à de la "racaille", a-t-on appris vendredi auprès du tribunal.

Sur le site en question étaient diffusés plusieurs articles, l'un d'entre eux étant intitulé "l'islam ou la haine de l'autre" et sur une des pages, datée du 31 janvier 2004, on pouvait également voir un bandeau avec en son centre une photo représentant deux femmes voilées, enserrée par deux slogans: "Stop. L'islam ne passera pas" et "Assez de racailles/Résistance".

La 17e chambre du tribunal correctionnel a condamné le prévenu à trois mois d'emprisonnement avec sursis et à payer 1.000 euros de dommages-intérêts à la Ligue des droits de l'Homme pour ces écrits.

En ce qui concerne le slogan "Assez de racailles", le tribunal a estimé que "l'invective en cause, dans ces circonstances, caractérise le délit d'injure aux personnes à raison de leur appartenance à une religion".

"Le terme +racaille+, que le Littré a pu définir comme s'appliquant à +la partie la plus vile de la populace+, est qualifié par le Robert de +terme très injurieux servant à désigner des personnes méprisables, considérées comme le rebut de la société", rappelle le jugement prononcé jeudi.

"La force particulièrement outrageante de ce mot, qui est intuitivement et spontanément perçue par tous, tient incontestablement à son caractère essentiellement performatif: à son seul énoncé, il stigmatise la personne ou les populations ainsi invectivées pour les mettre au ban de la société", estime la 17e chambre du tribunal qui ajoute: "Son seul emploi crée la proscription".

"Inséré dans la bannière d'accueil d'un site tout entier consacré à l'islam (...) il désigne, offense et outrage les musulmans en tant que tels", souligne la décision.

4 congrégations musulmanes sur 10 en Suède menacées (sondage)  24/11/2005

Quatre congrégations musulmanes sur dix en Suède affirment avoir été menacées ou attaquées, révèle jeudi un sondage de la radio publique suédoise SR.

Sur quelque 100 congrégations interrogées, 41 ont affirmé avoir déjà été menacées, parfois de mort, et 33 ont indiqué que leurs locaux avaient été attaqués, notamment avec des bombes incendiaires.

Bejzat Becirov, responsable du Centre islamique de la ville de Malmö (sud), a déclaré à la radio que sa mosquée reçoit des lettres de menaces quasiment quotidiennement.

La mosquée de Malmö a déjà été la cible de plusieurs attaques. Elle avait été partiellement ravagée par un incendie en 2003 et cet automne, une bombe incendiaire a été jetée dans son enceinte.

Les 100 congrégations interrogées pour le sondage représentent quelque 80.000 des quelque 300.000 musulmans présents en Suède, pays scandinave comptant environ 87% de protestants luthériens sur 9 millions d'habitants.

Racisme: un homme jugé pour avoir cassé les vitrines de commerces maghrébins  24/11/2005

Un homme de 40 ans a comparu jeudi devant le tribunal de Bayonne pour avoir brisé les vitrines de commerces tenus par des personnes d'orgine maghrébine début novembre, en réaction aux violences urbaines.

L'air penaud, le prévenu a expliqué que les images d'incendies et d'affrontements dans les banlieues lui étaient montées à la tête et que sur un "coup de colère" il était allé lancer des parpaings contre des restaurants maghrébins de Bayonne.

"Mon geste c'était de la colère, je n'ai rien contre ces gens", a bafouillé l'homme, marié et père de deux enfants. Durant sa garde à vue, il avait aussi expliqué avoir été agacé que dans l'un des commerces il y ait des drapeaux algérien, marocain et basque mais pas de drapeau français.

L'avocate des commerçants, Me Farida Hadidi a souligné que le prévenu était sympathisant d'Occidentalis, association "islamovigilante" qui a pour objet la "défense et promotion des valeurs de l'Occident".

Selon l'avocate, "ce dossier est celui de la xénophobie, du racisme et de l'islamophobie".

L'un des commerçants visés, présent à l'audience, a expliqué: "je suis français, né à Toulouse dans le quartier difficile du Mirail. Ce que j'appréciais jusqu'à présent à Bayonne, c'était le calme... Je suis content que ce soit un tribunal en France qui le juge".

Le parquet a requis six mois d'emprisonnement avec sursis, sans amende et l'obligation d'indemniser les victimes. Le jugement sera rendu le 9 décembre.

Le gouvernement libanais se veut solidaire du Hezbollah  24/11/2005

Le gouvernement libanais a affiché sa solidarité avec le Hezbollah, que l'ONU a rendu responsable de la flambée de violence meurtrière en début de semaine à la frontière libano-israélienne.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné mercredi les hostilités qui ont opposé lundi le Hezbollah à l'armée israélienne le long de la Ligne bleue, qui sert de frontière, en imputant l'initiative au Hezbollah.

Mais, le premier ministre libanais Fouad Siniora a rejeté sur «les violations israéliennes de l'espace aérien libanais la responsabilité des derniers affrontements».

M. Siniora a estimé que la tension entre le Hezbollah et l'État hébreu était due à «la poursuite de l'occupation par l'armée israélienne des fermes de Chebaa», un secteur controversé aux confins d'Israël, de la Syrie et du Liban et revendiqué par Beyrouth. Pour l'ONU cependant, ce territoire est syrien.

Le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a affirmé pour sa part que «les instances internationales traitent l'agresseur (Israël) comme une victime». «Devons-nous rester les bras croisés face aux agressions quotidiennes israéliennes?» a-t-il dit à la presse.

De son côté, le chef de la majorité parlementaire, Saad Hariri, a déclaré que «le désarmement du Hezbollah ne peut pas nous être imposé car sa résistance a permis de libérer la plus grande partie du Liban sud». L'armée israélienne s'est retirée du Liban sud en 2000 après 22 ans d'occupation.

«C'est une affaire que nous devons régler par le dialogue», a-t-il dit dans un discours mercredi dans les Antilles où il était en visite.

Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré «leur appel au gouvernement du Liban pour qu'il étende son autorité et exerce un monopole de la force sur la totalité du territoire, en conformité avec les résolutions du Conseil», dans une allusion à la résolution 1559.

Cette résolution, qui a conduit au départ des soldats syriens du Liban, réclame le désarmement du Hezbollah et des Palestiniens.

Selon des sources diplomatiques occidentales à Beyrouth, Washington, Riyad et le commandement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont multiplié ces derniers jours les démarches pour le retour au statu quo à la frontière.


«Les récentes agressions israéliennes visent à faire appliquer la résolution 1559, ce qui montre qu'elle est d'inspiration israélienne», a déclaré le ministre du Travail Trad Hamadé.

«Les grandes puissances vont continuer à exploiter les agressions israéliennes pour tenter de faire appliquer la résolution 1559», a surenchérit le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad.

«Les décideurs ont voulu nous mettre à l'épreuve mais notre riposte a montré que nous ne sommes pas prêts de céder aux pressions», a-t-il fait valoir.

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