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Sur le vif

Valls à l’iftar d'une mosquée frappée par un acte « anti-musulman »

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 2 Août 2013



Après les grandes mosquées de Paris et de Lyon, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur en charge des Cultes a choisi de se rendre pour la rupture du jeûne (iftar) à la mosquée d'Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, jeudi 1er août.

Deux croix gammées et des slogans racistes avaient été découverts sur ce petit lieu de culte de 200 fidèles, au mois de février à un moment où les profanations de mosquées se multipliaient.

Manuel Valls, se gardant toujours d’utiliser le terme « islamophobie », y a condamné les « actes anti-musulmans ». « Il y a trop de mots, trop de gestes, trop d'hostilités qui visent aujourd'hui les musulmans de France », a déploré le ministre dans une allocution en présence du vice-président de la mosquée, Boubakeur Quedjali, et de l'imam Brahim Tounkara.

« La République protégera toujours les musulmans de France, a assuré M. Valls. Je ne laisserai jamais dire que les forces de l'ordre sont plus mobilisées sur certains faits que sur d'autres, notamment qu'elles privilégieraient davantage les actes antisémites que anti-musulmans ou antichrétiens. Cette rhétorique-là est connue. Elle est fausse. Elle est infâmante », a assuré le ministre devant la soixantaine de fidèles réunis.

Mais « la République s'opposera toujours à ceux qui voudraient faire de la France un terrain de conquête ; qui voudraient, au nom d'une croyance dévoyée, imposer d'autres lois que la loi de tous », a tenu à rappeler Manuel Valls, qui avait déjà mis l’accent sur les « salafistes » qui utiliseraient « l'islamophobie » comme une arme contre les libertés républicaines, lors d'une interview accordée au Nouvel Observateur.

« La loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public doit être appliquée avec fermeté, les contrôles se faisant dans le respect des personnes et avec discernement. Ceux qui continuent de plaider pour le port de ce voile défient nos institutions », a-t-il ajouté en référence aux événements de Trappes.

Tout en dénonçant la montée de l'islamophobie, le ministre affiche toujours un discours de fermeté. En attendant, à Ozoir, les auteurs des profanations n'ont toujours pas été retrouvés.

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