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Points de vue

Un plateau de choix sur la Palestine en perspectives

Rédigé par Bamba Amara | Lundi 17 Janvier 2005

L’Institut d’études politiques de Paris offre un plateau de choix pour comprendre la portée des élections palestiniennes. Bertrand Badie, Jean-François Legrain et Pénélope Larzillière se retrouvent à la même table, ce mercredi 19 janvier, afin d’analyser « les perspectives pour une reprise des négociations de paix » au lendemain de l’investiture de Abu Mazen à la tête de l’Autorité palestinienne.



L’Institut d’études politiques de Paris offre un plateau de choix pour comprendre la portée des élections palestiniennes. Bertrand Badie, Jean-François Legrain et Pénélope Larzillière se retrouvent à la même table, ce mercredi 19 janvier, afin d’analyser « les perspectives pour une reprise des négociations de paix » au lendemain de l’investiture de Abu Mazen à la tête de l’Autorité palestinienne.

 

Sur l’initiative de l’Union générale des étudiants de Palestine (Gups) et de l’Association de des étudiants de Sciences Po pour une paix juste au Proche-orient (Adala), cette conférence ouvrira à partir de 19H dans l’amphithéâtre E. Boutny de Science Po Paris*. Il ne fait de doute que les places sont comptées pour ce rendez-vous haut en couleurs. Le public est donc invité à s’inscrire au préalable*. La soirée s’annonce particulièrement riche au regard de la qualité des conférenciers invités.

 

Les intervenants

 

Pour ceux qui s’intéressent aux Sciences politiques, le professeur Bertrand Badie n’est pas à présenter. Docteur d’Etat, agrégé de Sciences Po et professeur de Relations internationales à l’Institut de sciences politiques de Paris, il est l’un des plus grands spécialistes français dans son domaine. Ce qui lui vaut la direction des collections des Presses de Sciences Po ainsi que celle du Cycle Supérieur de Relations Internationales de Sciences Po. Depuis deux ans, le Pr. Badie dirige aussi le Centre Rotary d'études internationales sur la paix et la résolution des conflits. Autant de responsabilités auxquelles s’ajoutent ses travaux dans le cadre du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) pour le placer au cœur des questions de stratégies internationales.

 

Jean-François Legrain est simplement un incollable sur la question palestinienne. Historien de la Palestine contemporaine et chercheur à La Maison de l’Orient (CNRS) à Lyon, il est auteur d’un nombre considérable de travaux sur la Palestine et le monde arabe. Parfaitement arabisant, M. Legrain est l’un des rares chercheurs à prendre en compte la question religieuse à sa juste dimension dans l’imbroglio palestinien. Pour avoir séjourné plusieurs années en Palestine, ses écrits montrent une maîtrise des subtilités des enjeux apparents et cachés qui animent les différents courants politiques palestiniens, bien au delà des raccourcis médiatiques sur le sujet.

 

Pénélope Larzillière est sociologue. Chercheuse nouvellement engagée à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), elle a mené auparavant un travail de recherche auprès de la jeunesse palestinienne. Ses travaux sur la violence politique l’ont conduite à s’intéresser, entre autres, à la question des kamikazes palestiniens. Elle est l’auteur de Etre jeune en Palestine (éd. Balland, 2004) où elle lève des zones d’ombres sur les réalités de la vie quotidienne de la jeunesse palestinienne. A peine de retour d’un travail de recherche dans la région, la conférence de mercredi sera certainement l’occasion pour la sociologue d’apporter des données fraîches sur un contexte social dont l’instabilité est l’une des caractéristiques les plus stables.

 

Décrypter la configuration nouvelle

 

Au lendemain de la disparition de Yasser Arafat, après la première phase des élections municipales et au moment où les élections présidentielles ravivent les rivalités inta-palestiniennes, ce rendez-vous tombe à pic pour comprendre les nouveaux enjeux que posent ces changements. Et pour cette fois, Le Gups et l’Adala ont choisi de mettre leurs engagements militants entre parenthèses. Le choix des intervenants suffit à le prouver : trois intellectuels de spécialités complémentaires et zéro politique. L’an dernier, les mêmes organisateurs avaient réuni, à Sciences Po Paris, deux chercheurs spécialistes (Aude Signoles et Pascal Boniface) et Leïla Sahid, représentante de l’Organisation de libération de la Palestine en France. Mais la donne a changé depuis.

 

Pour les observateurs de la situation, la recomposition des forces en présence soulève nombre d’interrogations que seuls des spécialistes sauraient valablement clarifier. Et il ne fait de doute qu’au terme de cette soirée, le public qui fera le déplacement à Science Po disposera d’arguments fiables pour mieux décrypter la nouvelle configuration que prend le conflit israélo-palestinien. Et, pourquoi pas, mieux évaluer les chances de retour des protagonistes à la table de négociations pour reparler de paix non seulement entre Palestiniens et Israéliens, mais aussi entre factions palestiniennes.

 

·        Sciences Po Paris.

     27, rue Saint Guillaume/ Paris 7

     Métro : St Germain des prés et Rue du Bac

     Inscription obligatoire : adala@sciences-po.org