Le paysage radiophonique français perd une figure parmi les plus singulières. Tarek Mami, président et cofondateur de France Maghreb 2, est mort dimanche 27 septembre à l’âge de 71 ans, des suites d'une maladie.
Le journaliste, né en 1955, s'était attaché tout au long de sa carrière à donner la parole aux voix de la diversité entre les deux rives de la Méditerranée. C’est en 1987 qu’il fonde France Maghreb 2 avec Brahim Hadj Smail, décédé en novembre 2011. A travers cette radio, dont les 30 ans avaient été célébrés en juin 2018 au Cabaret Sauvage, à Paris, il avait bâti un média de proximité à destination de plusieurs générations. Il aimait la présenter comme une station s'adressant aussi bien aux enfants qu'aux aînés, « qui parle aux 7 à 77 ans », fondée sur l'écoute, la parole et le lien.
Ceux qui l'ont côtoyé décrivent un « outsider », un homme ne disposant ni des moyens des grands groupes ni du poids des institutions mais qui avait dû conquérir sa place, la défendre et la faire durer, en s'appuyant sur une force de travail considérable. Il était devenu un fervent défenseur des radios indépendantes au sein du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (SIRTI).
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a salué, lundi 28 septembre, « la mémoire d’un homme de conviction, de dialogue et d’engagement, dont la voix et l’action auront marqué plusieurs générations ». « Tout au long de sa vie, Tarek Mami aura porté, avec conviction et détermination, un engagement intense au service des musulmans de France, de la défense des causes justes et du vivre-ensemble. Avec des moyens souvent limités, il avait fait de France Maghreb 2 une voix écoutée et respectée, donnant la parole à celles et ceux qui en étaient trop souvent privés et contribuant, par son travail, à éclairer l’opinion publique sur de nombreuses questions qui touchent notre société », a indiqué l’instance dans un communiqué.
La fédération Musulmans de France, dans son message d’hommage, a indiqué garder « une mémoire particulière des nombreux travaux réalisés en commun avec Tarek Mami et les équipes de France Maghreb 2 ». « Ces rencontres et ces échanges témoignaient d’une conviction commune : celle que le débat, la connaissance et la transmission sont indispensables pour permettre à chacun de mieux comprendre l’autre et de contribuer pleinement à la vie de la cité », a-t-elle souligné. France Maghreb 2 consacre
Tarek Mami « a été entouré jusqu’au dernier souffle par sa famille, ses amis et ses équipes. Le monde de la radio perd l’un de ses grands défenseurs », a fait savoir France Maghreb 2, qui a ouvert depuis lundi 28 septembre son antenne pour une série d’hommages. Tarek Mami, qui sera inhumé à Djerba, en Tunisie, laisse derrière lui une épouse et deux filles.
Le journaliste, né en 1955, s'était attaché tout au long de sa carrière à donner la parole aux voix de la diversité entre les deux rives de la Méditerranée. C’est en 1987 qu’il fonde France Maghreb 2 avec Brahim Hadj Smail, décédé en novembre 2011. A travers cette radio, dont les 30 ans avaient été célébrés en juin 2018 au Cabaret Sauvage, à Paris, il avait bâti un média de proximité à destination de plusieurs générations. Il aimait la présenter comme une station s'adressant aussi bien aux enfants qu'aux aînés, « qui parle aux 7 à 77 ans », fondée sur l'écoute, la parole et le lien.
Ceux qui l'ont côtoyé décrivent un « outsider », un homme ne disposant ni des moyens des grands groupes ni du poids des institutions mais qui avait dû conquérir sa place, la défendre et la faire durer, en s'appuyant sur une force de travail considérable. Il était devenu un fervent défenseur des radios indépendantes au sein du Syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (SIRTI).
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a salué, lundi 28 septembre, « la mémoire d’un homme de conviction, de dialogue et d’engagement, dont la voix et l’action auront marqué plusieurs générations ». « Tout au long de sa vie, Tarek Mami aura porté, avec conviction et détermination, un engagement intense au service des musulmans de France, de la défense des causes justes et du vivre-ensemble. Avec des moyens souvent limités, il avait fait de France Maghreb 2 une voix écoutée et respectée, donnant la parole à celles et ceux qui en étaient trop souvent privés et contribuant, par son travail, à éclairer l’opinion publique sur de nombreuses questions qui touchent notre société », a indiqué l’instance dans un communiqué.
La fédération Musulmans de France, dans son message d’hommage, a indiqué garder « une mémoire particulière des nombreux travaux réalisés en commun avec Tarek Mami et les équipes de France Maghreb 2 ». « Ces rencontres et ces échanges témoignaient d’une conviction commune : celle que le débat, la connaissance et la transmission sont indispensables pour permettre à chacun de mieux comprendre l’autre et de contribuer pleinement à la vie de la cité », a-t-elle souligné. France Maghreb 2 consacre
Tarek Mami « a été entouré jusqu’au dernier souffle par sa famille, ses amis et ses équipes. Le monde de la radio perd l’un de ses grands défenseurs », a fait savoir France Maghreb 2, qui a ouvert depuis lundi 28 septembre son antenne pour une série d’hommages. Tarek Mami, qui sera inhumé à Djerba, en Tunisie, laisse derrière lui une épouse et deux filles.







Sur le vif







Qui sommes-nous ?