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Royal: « Je ne fais aucune confusion entre la nation et le nationalisme »

| Lundi 26 Mars 2007 à 08:43

           

Du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale aux déclarations de Ségolène, ce sont les thèmes privilégiés des frontistes qui s’invitent ces derniers jours dans la campagne. Invitée du Grand Jury/RTL/Le Monde, Ségolène Royal a affirmé ne pas confondre nation et nationalisme. Nicolas Sarkozy pour sa part, se dit « heureux d’avoir montré le chemin ».



Quatre semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle, les candidats, à gauche comme à droite, s’efforcent tous de définir l’identité nationale, et ce à grands coups de formules. « Je ne fais aucune confusion entre la nation dont on doit être fier – et un chef d’Etat doit conduire chaque Français à être fier d’appartenir à la nation- et le nationalisme » a pourtant affirmé hier la candidate socialiste. « C'est en étant clair sur l'identité de la France que je veux, demain, inviter les Français à se tourner vers les autres » avait-elle précisé quelques jours plus tôt.

Quand Nicolas Sarkozy en appelle à la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, Ségolène Royal voudrait elle que toutes les familles françaises aient à leur domicile un drapeau français et qu’elles l’exposent le jour de la fête nationale. Depuis peu, la candidate du Parti socialiste a aussi introduit le chant de la Marseillaise à la fin de ses meetings, sans pour autant joindre sa voix à ceux des membres de son parti : « Je suis devant eux, je les écoute, je m'imprègne de cette force populaire. Quand je sentirai le moment venu de la chanter, je le ferai » a-t-elle déclaré.

Nicolas Sarkozy quand à lui, exulte. « Je m'apercois que je suis dépassé dans tous les sens », ironise-t-il. « Là, il faut des drapeaux français partout, l'identité nationale, tout le monde en veut. Je me réjouis. J'ai juste un petit effort à demander aux socialistes. S'il veulent bien me rejoindre sur l'identité nationale, et je m'en réjouis, je leur demande de bien vouloir arrêter avec la repentance qui va de paire avec l'identité de la Nation ».

Mais le plus heureux reste sans conteste Jean-Marie Le Pen, qui estime qu’ « en volant mes idées, en fait, mes concurrents les valident. Les électeurs vont donc me rejoindre plus nombreux encore puisque j’avais donc raison depuis longtemps ».




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