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Sur le vif

Lorraine : le parvis d'une mosquée occupé par des militants d’extrême droite

Rédigé par La Rédaction | Dimanche 26 Avril 2015



Des militants de Génération identitaire ont occupé le parvis de la mosquée de Woippy, en Moselle, le 24 avril 2015.
Des militants de Génération identitaire ont occupé le parvis de la mosquée de Woippy, en Moselle, le 24 avril 2015.
Une dizaine de militants de Génération Identitaire Lorraine ont occupé, vendredi 24 avril, le parvis de la mosquée de Woippy, commune voisine de Metz (Moselle), a-t-on appris samedi 25 avril. Des membres ont déployé en fin de journée, et sans incident, une banderole sur laquelle était inscrite « Nos églises, on les rénove quand ? ».

Dans un communiqué daté du même jour, le mouvement d’extrême droite, pour appuyer son action, a fait référence à l’appel de Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), à doubler le nombre de mosquées en France, lancé en avril lors de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF).

Reprochant à François Grosdidier, maire (UMP) de Woippy, le financement de la mosquée sur fonds publics à hauteur de trois millions d’euros, Génération identitaire a dénoncé « l’islamisation massive et la déchristianisation croissante » de la France, en arguant que des églises seraient « à nouveau menacées de disparition du fait de leur vétusté ».

François Grosdidier est pourtant dans son droit. Sensible aux mauvaises conditions dans lesquelles les musulmans exerçaient leur religion par le passé, il avait grandement contribué à l'émergence d'un lieu de culte musulman dans sa ville en 2007 en le finançant totalement. Rien d’illégal du fait que Woippy, de même que toutes les villes d’Alsace-Moselle, est régie par le système concordataire, qui permet aux cultes d’obtenir des financements publics. Une aide dont l’extrême droite ne veut pas faire bénéficier aux musulmans.

Après l’occupation de la mosquée de Poitiers en 2012, Manuel Valls avait déclaré que la dissolution de Génération identitaire était à l’étude. Trois ans après, le mouvement, qui s’était illustré ces derniers mois en lançant des « tournées anti-racaille » dans les transports publics,, n’est à ce jour pas menacé.





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