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Sur le vif

Le minaret de la mosquée de Flers inauguré avec fierté

Rédigé par Lionel Lemonier | Lundi 19 Décembre 2022 à 16:30

           


© DR Kalel Crypton
© DR Kalel Crypton
Il manquait un minaret à la mosquée de l’Amicale franco-turque de Flers, dans l'Orne. En 2003, la municipalité n’avait pas accordé le permis de construire pour cet élément d'architecture qui, dans les pays à majorité musulmane, sert au muezzin à appeler les fidèles à la prière. Vingt ans plus tard, une majorité d’élus flériens ont modifié leur position, d'autant que les minarets construits en France ont une fonction purement esthétique.

Samedi 17 décembre, un millier de personnes issues principalement des communautés turques de la région avaient répondu présent pour l’inauguration du minaret, au grand plaisir de Selçuk Bilici, le président de l’Amicale franco-turque de Flers. La tour blanche de 17 mètres de haut, qui s’élève devant la porte de la mosquée, avait arboré pour l’occasion les drapeaux français et turc. Des élus étaient également présents en la personne du maire Yves Goasdoué, de la sénatrice Nathalie Goulet, et des conseillers départementaux des cantons concernés. Refik Ali Onaner, l’ambassadeur de Turquie en France avait également fait le déplacement, en provenance directe de Paris.

Chacun avait en mémoire les circonstances bien moins joyeuses du rassemblement précédent, lorsque les élus locaux avaient témoigné de leur solidarité devant les inscriptions néo-nazies et antimusulmanes laissées sur les murs de la mosquée en novembre 2022. Le maire et la sénatrice Nathalie Goullet ont insisté sur leur attachement et leur soutien à la communauté turque, parfaitement intégrée à la vie locale.

Pour sa part, la sénatrice, citée par Actu, a évoqué l’épisode des inscriptions : « Nous partageons vos peurs et votre colère pour les dégradations que vous avez subies. Nous sommes là, à vos côtés pour les bons moments, comme aujourd’hui, comme les tristes. »

« On a décidé de construire un minaret pour montrer symboliquement qu’il s’agit d’un lieu de culte », expliquait Selçuk Bilici à Ouest France en août dernier. Jusqu’ici, la grande maison construite à côté d’un hypermarché ressemblait plus à une discrète salle de prière ou à un local associatif. Ce n'est désormais plus le cas.

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