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Sur le vif

L’inauguration de la place Ben Gourion sous haute tension (vidéo)

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 16 Avril 2010



Bertrand Delanoë, dit « assumer » et « revendiquer » la création d’une promenade Ben Gourion, fondateur de l’Etat d’Israël, à Paris, inaugurée jeudi 15 avril en présence de Shimon Pérès, le président israélien, Rachida Dati, maire du 7ème arrondissement, et des principaux représentants de la communauté juive de France.

« Oui, il (Ben Gourion) a été un chef de guerre, pour que cet Etat puisse vivre, pour qu’il puisse survivre », a déclaré fièrement le maire de Paris. Pourtant, sa décision ne fait guère d’heureux. Preuves en étaient des manifestions et actions, le jour même, de militants pro-palestiniens, clairement décidés à faire entendre leur colère et leurs protestations malgré un imposant dispositif de sécurité mis en place autour du quai Branly. Plusieurs centaines de policiers ont en effet été mobilisés pour la journée dans la capitale.

La première manifestation a réuni une centaine de personnes près du lieu de l’inauguration. Une vingtaine d'autres ont déployé, avec succès, un immense drapeau palestinien au sommet de l’Arc de Triomphe. Resté accroché une dizaine de minutes, le drapeau a fini par être retiré par la police.

En parallèle, une quarantaine de militants ont réussi à déjouer la surveillance policière en montant dans un bateau-mouche les conduisant vers le quai Branly. Aux cris de « Ben Gourion, criminel ; Delanoë, collabo » et de « Palestine vivra, Palestine vaincra », ils ont su attirer l’attention des personnes sur les quais en brandissant des drapeaux et une banderole. Arrêté par la police fluviale, le bateau a été forcé de faire demi-tour. A leur débarquement, les militants ont été interpellés. Cinq ont été placés en garde à vue avant d’être libérés sous la pression de quelques dizaines de camarades, rassemblés devant le commissariat du 11ème arrondissement.







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