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Sur le vif

L'Autriche sonnée par une attaque terroriste multi-sites à Vienne

Rédigé par | Mardi 3 Novembre 2020 à 12:55

           


L'Autriche sonnée par une attaque terroriste multi-sites à Vienne
Alors que les Autrichiens profitaient d’une dernière soirée avant d’entrer en confinement, décrété pour faire face à la pandémie de Covid-19, plusieurs assaillants, « lourdement armés et dangereux » selon les mots de Karl Nehammer, le ministre de l’Intérieur autrichien, ont tiré au hasard sur des passants à Vienne. La capitale autrichienne a été frappée en six endroits par une attaque terroriste dans la nuit du lundi 2 novembre au mardi 3 novembre. Plusieurs bars et restaurants, près de l’Opéra et d’une importante synagogue, ont été pris pour cible.

Au moins quatre personnes ont été tuées, deux hommes et deux femmes. Un des auteurs de l’attaque, âgé de 20 ans et annoncé par les autorités comme un sympathisant de Daesh, a été abattu par la police. Par ailleurs, 17 personnes ont été blessées dont au moins sept dont le pronostic vital est engagé.

C'est dans dans le centre-ville, près de l’Opéra et d’une importante synagogue, que plusieurs bars et restaurants ont été pris d'assaut par plusieurs individus. L’un d’entre eux serait un sympathisant de l’Etat Islamique, âgé de 20 ans qui avait tenté de rejoindre l’organisation terroriste l’année dernière.

Le maire de la ville, Michael Ludwig a de son côté, déclaré que l'attaquant neutralisé par les forces de l’ordre autrichiennes, portait une fausse ceinture d’explosifs mais qu’il était muni d’une arme longue, d’une arme à feu et d’un machette. « Il s’était bien préparé », a-t-il en outre précisé.

« Il s’agit clairement d’un attentat islamiste », a déclaré le chancelier Sebastian Kurz. « Nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme et nous combattrons ces attaques avec tous nos moyens », a-t-il ajouté en dénonçant une attaque « répugnante ».

« Le terrorisme islamiste est notre ennemi commun »

L’Autriche était jusque là épargnée par la vague d'attentats terroristes qui ont secoué divers pays européens ces dernières années, en particulier la France, durement touchée ces dernières semaines.

Plusieurs dirigeants ont affiché leur soutien aux autrichiens, à commencer par Emmanuel Macron qui s’est entretenu avec le chancelier autrichien. Le chef de l'Etat a fait part de son soutien dans un tweet écrit en français et en allemand : « Nous, Français, partageons le choc et la peine du peuple autrichien frappé ce soir par un attentat au cœur de sa capitale, Vienne. Après la France, c’est un pays ami qui est attaqué. C’est notre Europe. Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire. Nous ne céderons rien. »

La chancelière allemande Angela Merkel a, elle aussi, affiché sa solidarité. « Le terrorisme islamiste est notre ennemi commun » et lutter contre lui est « notre combat commun », indique-t-on. Depuis les attaques, les autorités sont lancées à la recherche des complices de l’assaillant abattu. L'armée a été déployée dans la ville.

Le gouvernement autrichien a d'ores et déjà décrété, mardi 3 novembre, trois jours de deuil national.

Mise à jour vendredi 6 novembre : Le gouvernement autrichien a annoncé la fermeture de deux mosquées de la capitale, fréquentées par l’auteur de l’attentat et étiquetées « radicales ». Les autorités ayant reconnu leur échec à repérer la dangerosité de l'individu, le chef de la lutte antiterroriste de Vienne, Erich Zwettler, a été suspendu après la révélation d’une série de défaillances.

Selon l'AFP, l'homme avait tenté, en juillet, de se procurer des munitions en Slovaquie. Les services secrets de ce pays voisin de l’Autriche avaient alors informé leurs homologues à Vienne, mais sans que cela ne débouche sur une action concrète. Il avait été condamné à de la prison en avril 2019 pour avoir essayé de rejoindre les rangs de Daesh en Syrie mais avait été relâché en décembre 2019, de manière anticipée. C'est là qu'il s’est mis à fréquenter les mosquées aujourd'hui fermées. Le ministre de l’intérieur, Karl Nehammer, a dénoncé des « erreurs manifestes et, à notre sens, inacceptables ».

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