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Points de vue

Il est temps de sortir du conflit entre occidentalisme et islamisme

Rédigé par Michele Brignone | Jeudi 7 Octobre 2021 à 08:00

           

Le 20e anniversaire du 11-Septembre coïncide avec l’échec de l’Occident en Afghanistan, qui est culturel avant même d’être politique et militaire. Ces deux événements imposent une réflexion sur la relation entre Occident et monde musulman, explique Michele Brignone, secrétaire scientifique de la Fondation Oasis.



Il est temps de sortir du conflit entre occidentalisme et islamisme
Il est rare qu’un anniversaire coïncide avec la fin d’un cycle historique. Cela s’est produit avec ce 11 septembre 2021, qui a clos symboliquement la période de la guerre contre la terreur et de l’exportation de la démocratie initiée par George W. Bush en 2001. Les résultats de cette guerre peuvent être jugés en confrontant son acte du début et son épilogue : invasion en 2001 de l’Afghanistan des Talibans, coupables d’avoir accueilli Bin Laden et Al-Qaïda ; retour des Talibans au pouvoir en 2021 et retrait (pour le moins) maladroit des États-Unis, entaché entre autres par l’attentat perpétré par la branche locale de Daech, une organisation qui, sans la guerre, n’existerait peut-être même pas. Ce sont les Taliban eux-mêmes qui ont scellé cet épilogue, en choisissant d’installer leur nouveau gouvernement précisément le 11 septembre.

Cela ne signifie pas que rien n’ait changé au cours de ces deux dernières décennies ou que les opérations américaines aient été totalement inefficaces. Al-Qaïda est très affaiblie ; Daech, après les terrifiants exploits des années 2014-1016, n’est pas vaincu mais en phase de repli ; le djihadisme évolue de plus en plus vers des formes territoriales et locales et les États, surtout ceux d’Occident, ont développé une capacité de contrôle et de prévention qui éloigne beaucoup la possibilité d’attentats de grande échelle sur leur territoire. De ce point de vue, ce sont plutôt l’efficacité obtenue par des instruments de surveillance et des appareils de répression totalitaire qui suscitent une forte inquiétude pour l’avenir de la démocratie, comme l’a relevé Thomas Hegghammer sur Foreign Affairs.

En outre, l’Afghanistan n’a jamais été une priorité stratégique des Américains et leur retrait ne marque pas le passage de consignes entre les États-Unis et la Chine en tant que puissance hégémonique. Plus que sur l’échec politique ou militaire de l’Occident, c’est donc sur la dimension culturelle qu’il me paraît opportun de réfléchir.

En effet, avec le désastre irakien, l’échec en Afghanistan remet en cause le modèle et la vision du monde dont les États-Unis et leurs alliés européens s’étaient plus ou moins faits les promoteurs. Si on n’aborde pas la question de la relation entre l’Occident et le reste du monde, les projets hypothétiques de Défense commune européenne ou de réforme de l’OTAN ne suffiront pas pour changer vraiment les choses.

Il est temps de sortir du conflit entre occidentalisme et islamisme

Une anthropologie imaginaire

Je commence mon argumentation en revenant sur l’affaire afghane. Je le fais à travers un livre publié en février 2021 et intitulé Le Gouvernement transnational de l’Afghanistan. Une si prévisible défaite. Le texte est l’œuvre d’un politologue, Gilles Dorronsoro, qui en se basant sur son longue expérience d’étude de ce pays d’Asie centrale, a mis en lumière avec une grande précision et une certaine avance les éclatants disfonctionnements du système mis sur pied par la coalition guidée par les Américains.

Parmi les différents aspects analysés par Gilles Dorronsoro, figurent la lecture déformée du terrain, la sous-évaluation de l’ennemi, une approche incohérente de la politique régionale et une gestion chaotique de la nouvelle administration, où la pléthore de sujets (institutions publics, agences américaines, organisations internationales, ONG) qui ont gouverné l’Afghanistan pendant 20 ans – d’où l’idée d’un « gouvernement transnational » – a engendré un gaspillage d’argent colossal, des abus de pouvoir et une corruption généralisée : plus qu’un processus de State-building, c’est une véritable œuvre de State-destruction.

L’aspect le plus original et peut-être le plus intéressant du livre est toutefois représenté par le chapitre sur les présupposés intellectuels de cette intervention mal conçue. L’afflux simultané dans le pays d’importantes ressources financières et d’un nombre imposant d’experts – anthropologues, politologues, économistes, juristes, consultants en développement et contre-terrorisme – a en effet produit un volume sans précédent de connaissances : des centaines de recherches, publications, rapports et statistiques destinés à orienter et à évaluer la myriade de programmes élaborés et mis en œuvre par des institutions internationales et des ONG. Dominé par la prédilection néopositiviste pour la quantification, ce savoir fait de metrics et de benchmark, autoréférentiel par nature parce que pensé ultimement pour satisfaire les attentes des commanditaires, a empêché une réelle connaissance de l’Afghanistan, créant, selon les mots de l’auteur, une « anthropologie imaginaire » de la société locale. Le tout assaisonné d’un optimisme dogmatique et assertif, comme a pu l’expérimenter Gilles Dorronsoro lui-même au cours des trois années passées en tant que chercheur dans un think tank de Washington, où il était interdit de dire que les choses allaient mal.

Gilles Dorronsoro attribue cette débâcle intellectuelle, politique et militaire à l’ivresse néo-libérale des dernières décennies. Il n’a pas tort, mais pour comprendre ce qui est véritablement en jeu, il est opportun d’élargir davantage notre regard. Cela permettra non seulement de comprendre où l’on s’est trompé en Afghanistan, et peut-être de ne pas répéter ailleurs les mêmes erreurs, mais également de se concentrer sur le rôle que pourrait jouer l’Occident dans le monde.

Il est temps de sortir du conflit entre occidentalisme et islamisme

L’obscurcissement de l’intelligence

En réalité, la réduction du savoir à ses aspects quantitatifs et instrumentaux n’est pas une dérive des dernières décennies. A ce propos, les considérations de Gilles Dorronsoro m’ont rappelé un autre livre, publié en 1970 et écrit par une fin critique de la modernité, le philosophe italien Michele Federico Sciacca. Ce dernier voyait précisément dans la « réduction du savoir et du réel à un ensemble de sensations-données-faits-phénomènes "sans être", rationnellement calculables et organisables à des fins pratiques » un des signes de cet Obscurcissement de l’intelligence – c’est le titre de l’ouvrage – qui avait frappé l’Occident à partir du XVIIe siècle.

La manifestation historique de cet « obscurcissement » était, pour Michele Federico Sciacca, l’occidentalisme, c’est-à-dire « l’assomption de la décadence de l’Occident en tant que progrès ». Si l’Occident, né de la synthèse créative entre le monde gréco-romain et le christianisme, se fonde sur l’ouverture à la transcendance, l’intelligence de l’être, le sens de la limite et une tension harmonieuse entre naturel et surnaturel, l’occidentalisme se débarrasse avec présomption de toute contrainte, opère un aplatissement mondain des fins de l’homme et affirme la puissance militaire et l’expansion économique comme paramètres exclusifs du développement humain.

Dans le jugement sévère de Michele Federico Sciacca, il en découle que l’occidentalisme « n’a rien à enseigner ni à exporter, si ce n’est la technique et le bien-être, les données, les chiffres, les calculs, les robots, les ordinateurs et la corruption : il n’a pas de valeurs morales, religieuses et esthétiques à exporter, ni même sociales, politiques ou juridiques car il les a toutes falsifiées et perdues ; ce qu’il déclare aux frontières comme i[« occidental », une étiquette pour tromper les douaniers, est de la marchandise avariée, de basse qualité »]i. Et si de nombreux peuples sont hostiles à l’Occident, c’est « parce que, l’ayant connu, ils ont subi son oppression », sous la forme de sa dégénérescence occidentaliste.

L’islam pris au piège de l’occidentalisme

Tout ceci est crucial pour comprendre, aujourd’hui encore, notre rapport au monde musulman. L’islam moderne, en effet, voit la lumière dans la confrontation avec un Occident déjà aveuglé par sa volonté de puissance. Lorsque, dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’Europe projette triomphalement sa propre domination sur une bonne partie du monde musulman, le rapport entre ces deux réalités entre dans une nouvelle phase. Ce ne sont pas seulement les rapports de force qui changent, mais la logique même de leur interaction. Cela se voit dans les débats de l’époque : si les disputes médiévales entre chrétiens et musulmans portaient sur la question de savoir quelle était la véritable religion, maintenant on discute pour savoir quelle est la civilisation la plus prospère et puissante. Des intellectuels musulmans tombent dans le piège et, tout en invoquant la résistance à la conquête de l’Occident, ils restent empêtrés dans ses catégories.

Il suffit de lire ces quelques mots écrits par deux protagonistes du réformisme islamique de la fin du dix-neuvième siècle, Jamal al-Din al-Afghani et Muhammad ‘Abduh : « Parmi les fondements de la religion islamique, il y a la recherche de la domination, la force, la conquête, l’honneur et le refus de toute loi contraire à la sienne et de tout pouvoir qui n’applique pas ses normes. Quiconque considère les sources de cette religion et lit une sourate de son livre révélé conclura sans hésitation que ses adeptes ne devraient être militairement inférieurs à personne (…). Celui qui médite le verset "Préparez, pour lutter contre eux, tout ce que vous trouverez de forces" (Cor. 8,60), sera convaincu que ceux qui adhèrent à cette religion doivent être animés par l’amour de la domination et la recherche de tous les moyens possibles pour l’obtenir, et pas seulement par le désir de ne pas tomber sous la domination d’autrui. »

Voilà, en bref – nous sommes dans les années 1880 – le credo de tous les islamismes à venir, des Frères musulmans à Daech. Mais le dépassement par l’islam de l’Occident occidentaliste (que l’on me pardonne le jeu de mots) ne se réalise pas. Même l’État islamique, alternative chimérique aux régimes corrompus occidentaux et pro-occidentaux, tarde à se concrétiser. Là où il est finalement édifié, il n’apporte que répression et violence.

Pour l’islamisme, il reste deux options : le repli pragmatique sur la « démocratie musulmane » (la voie tentée par Ennahda en Tunisie) et la guerre d’usure, aussi brutale que peu concluante (Al-Qaïda, Daech, etc.). La victoire des Talibans, mouvement islamiste atypique, a peut-être un peu remonté le moral de ceux qui rêvent de la revanche de l’islam, mais elle ne modifie pas les termes de la question. Comme l’a noté Kamran Bokhari dans le Wall Street Journal, ils devront eux aussi trouver l’impossible quadrature du cercle : être à la fois pragmatiques et idéologiques.

Mais l’occidentalisme n’est pas gagnant non plus, lui qui, comme le notait Michele Federico Sciacca, n’a pas grand-chose à exporter et à qui, heureusement, les bombes « intelligentes » et les drones de dernière génération ne suffisent pas pour affirmer jusqu’au bout leur domination.

La voie de l’intelligence et de la fraternité

Michele Federico Sciacca n’était pas un nostalgique du passé. Sa solution à l’obscurcissement de l’intelligence ne consistait pas en un impossible retour à ces siècles de Charlemagne à la Renaissance qui coïncidaient pour lui avec la manifestation de l’Occident. Il invitait plutôt à « traverser » les problèmes posés par le nihilisme occidentaliste, reprenant tout l’appareil technico-industriel dans une nouvelle synthèse « sous le signe de l’intelligence ». Il était en outre convaincu que les valeurs de l’Occident allaient renaître dans une nouvelle culture qui, se nourrissant de celles-ci, aurait contribué à les renouveler, et il prévoyait que ce serait peut-être l’Amérique latine qui « prendrait la tête de ce mouvement ».

En suivant son intuition, il n’est pas difficile d’imaginer une issue à l’affrontement entre occidentalisme et islamisme : c’est la voie de la fraternité et de l’amitié sociale indiquée par le pape argentin et parcourue avec lui par l’imam Al-Tayyeb.

*****
Michele Brignone, secrétaire scientifique de la Fondation Internationale Oasis, est enseignant à l'Université catholique de Milan. Première parution du texte le 28 septembre 2021 sur le site de la Fondation Oasis

Lire aussi :
Émirat ou califat ? Le dilemme des Talibans en Afghanistan
Nationalisme et islamisme : histoire d’un double échec des deux idéologies politiques rivales




Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 07/10/2021 19:42 | Alerter
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Il est paradoxal de dénoncer les politiques occidentales en Afghanistan alors qu'on peut les comparer à celles menées par les Talibans eux-mêmes: valeurs éternelles affirmées et en pratique corruption et cruauté sans bornes. Tout cela pour la même inefficacité globale qui en résulte: la pauvreté désespérante de populations martyrisées.

Ce n'est pas la rationalité occidentale qui s'est illustrée en Afghanistan, mais plutôt son humanitarisme prétentieux et colonialiste, tout ce qui a échoué au XXème siècle.

Il fallait négocier avec les Talibans tout de suite, et se contenter d'occuper des bases militaires en les menaçant. Il fallait au passage trahir les chefs de guerre qui avaient aidé l'invasion et faire maintenir l'interdiction de la culture du pavot.
Il fallait être malin... Seul un vrai colonisateur, un Gallieni, un Lyautey aurait pu gagner... Les américains ne savent pas y faire.

2.Posté par Premier janvier le 07/10/2021 21:20 | Alerter
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Là ou l'on voit des talibans, les afghans y voient des afghans talibans.

3.Posté par Premier janvier le 07/10/2021 21:24 | Alerter
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Je me souviens d'un afghan à qui il était demandé son avis sur les talibans.
Il avait répondu, il ne faut pas les tuer, c'est des afghans eux aussi.

4.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 08/10/2021 07:07 | Alerter
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Je me souviens d'un taliban à qui il était demandé son avis sur les afghans.
Il avait répondu, il faut tous les tuer, jusqu'à ce qu'ils deviennent talibans.

5.Posté par Pilpoil le 08/10/2021 18:26 | Alerter
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Il n’y a pas de rationalité occidentale , il y a les USA et ses sbires (France…). Karmi n’a pas bien compris les enjeux et les évolutions géopolitiques actuels ( si les USA avaient voulus massacrés tous les talibans , il l’aurait fait sans problème)

Il parle de vrai colonisateur ‘ avec nostalgie (Lyautey…) en oubliant que la France n’est plus qu’un nain à l’échelle mondiale tout en restant un bon sbire US !

Rapellons qu’officiellement les USA sont intervenus pour établi la démocratie en Afghanistan. Résultat : des centaines de milliers de civils morts et des millards de dépenses pour rien ( bien sûr payer par nos contributions ). Pendant ce temps en France, on arrive même pas à créer des lits en suffisance pour les malades du Covid.

Triste époque …

6.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 08/10/2021 20:04 | Alerter
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@pilpoil, d'accord avec vous... Les USA ne savent pas y faire, c'est la réalité: établir la démocratie en Afghanistan était effectivement une chimère et les résultats sont là...

7.Posté par Rond LEDARON le 12/10/2021 11:58 | Alerter
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Ne sont-ce pas les prétentieuses ingérences occidentales qui génèrent une grandes parties des malheurs de notre monde ?
Prétention à vouloir imposer un mode gouvernance à géométrie variable,car s'accommoder ça et là de dictatures vassalisées pour mieux imposer des desiderata ailleurs ,dans des pays pas encore soumis ,permet d'avoir toujours deux fers au feu.Le double standard ,double discours, enrobent des objectifs moins avouables (prédation,positionnement géo-stratégique etc..).
A toutes actions,il y'a forcément réactions,à toutes causes suivent des effets.A tout "occidentalisme" répond un "islamisme".

8.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 12/10/2021 21:45 | Alerter
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@ledaron Historiquement, on a bien l'Irak expansionniste de Saddam Hussein qui est à l'origine de bien des choses, ou du moins qui est antérieur à bien des réactions variées... Ses "ingérences" en Iran et au Koweit ont provoqué bien des malheurs.
Mais de manière plus générale, il faut ramener les choses à l'échec du Nasserisme, c'est à dire de la modernisation arabe acoquinée avec l'Union Soviétique, qui fut le mauvais cheval de l'anti occidentalisme arabe.
C'est échec qui fit le bonheur des islamismes, hélas, ramenant l'irrédentisme arabe à des origines frelatées, pour son malheur bien parti pour durer encore.

9.Posté par Rond LEDARON le 12/10/2021 22:32 | Alerter
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@françois,
"L'expansionnisme" de Saddam s'appuyait sur le concept frelaté de nationalisme ,idéologie inoculée par un Occident qui a besoin de divisions pour mieux s'imposer.Il faut dire que cette région à, initialement sous l'impulsion de l'Islam, banni ce nationalisme croupion hérité d'un traité de Westphalie fort lointain géographiquement et civilisationnellement .Le concept d'état nation n'est que porteur de guerres,l'Histoire le prouve.
Saddam avait été piégé par les USA qui n'ont rien dit quand à ses intentions de se servir au Koweit pour "services rendus" durant la guerre contre l'Iran.
Tu me sembles avoir la mémoire courte et ...sélective.S'emparer d'un sujet sans se donner les moyens de tes ambitions ne peut être que contre productif.

10.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 14/10/2021 19:20 | Alerter
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Intéressant point de vue... Ennemi de l'Etat-Nation, donc et au nom de l'islam... Vous devez vous sentir bien isolé en Occident, en plus avec votre tutoiement et votre obsession anti-ssioniste. J'espère que vous n'allez pas vous livrer à des violences, au moins ? Rassurez-moi.

Sinon, nous sommes donc bien d'accord sur l'échec global du nationalisme arabe, qui joua le mauvais cheval, et fut détruit par l'occident partout (sauf en Syrie, remarquez le tout de même, et cela grâce aux russes, toujours là, eux). Reste donc l'islam pour récupérer, c'est ça ?

11.Posté par Rond LEDARON le 14/10/2021 22:29 | Alerter
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@françois,
L'état nation ,fruit d'une histoire particulière liée à l'Occident n'est pas forcément reproductible ailleurs,cet ailleurs qui, en singeant le Nord (je m'inscris dans le rapport Nord/Sud),tombe dans les mêmes travers."Le nationalisme ,c'est la guerre" disait fort justement feu François Mitterrand.
Tu ne vas pas défaillir ,rassure nous ,avec ton obsession sur le tutoiement ?
Tout comme le fascisme,le nazisme ou le communisme ,le ssionisme ( avec deux "s",comme d'hab) est une idéologie suprémaciste racialiste qui met en péril la quiétude terrestre ( tu n'es pas obliger d'acquiescer ).
L'échec du nationalisme arabe est normal, car hors du cadre référentiel de cette civilisation.

12.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 15/10/2021 17:26 | Alerter
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Les conflits irréductibles, vous avez raison, ne peuvent se résoudre que dans la violence, dont le résultat, s'il se fait attendre ne va pas encore vraiment dans votre sens, mais après tout, j'imagine que vous vous "armez" de patience...

Vous avez tort de citer François Mitterand, dont le nationalisme pendant la guerre, justement, ne fut pas toujours à la hauteur nécessaire. Heureusement il y a d'autres références à la Nation en général, dont toute l'histoire récente montre la prééminence et cela dans tout ce qui subsiste aux civilisations qui s'effacent.

13.Posté par Rond LEDARON le 16/10/2021 05:10 | Alerter
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@françois,
Non content de nous servir tes discours sentencieux pas piqués des Hannetons ,tu nous dévoiles un autre de tes "dons" qui est la ventriloquie .Se permettre de placer des mots,des concepts à la place de l'autre ,un tour de passe-passe ....
Qui à dit que l'irréductibilité des conflits ne se résolvait que dans la violence ,si ce n'est que ta projection narcissique ( narcissisme que l'on retrouve dans l'intitulé de ton blog que tu nous soumets à chacune de tes com) .Il faut dire que tu es affublé de cet atavisme culturel culturel qui veut que l'on prenne toujours de haut le reste du monde.Nous patientons (ce reste du monde,en fait le monde entier),face à cette suffisance "légendaire".
La patience justement ,cette vertu qu'on su mettre à profit les résistants afghans face à la première puissance militaire mondiale.Vertu que l'on inculque aux enfants face à leurs demandes d'immédiateté.
Mitterand disait vrai quand il fustigeait les stigmates du nationalisme,il ne fait que corroborer les vues de Romain Gary qui disait en substance que : "Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres."
L'Histoire humaine nous le prouve .

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