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Sur le vif

Egypte : un gouvernement de transition sans les Frères musulmans ?

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 11 Juillet 2013



L'armée réprime dans le sang les manifestations des Frères musulmans mais ce sont eux qui sont accusés d'incitation à la violence. Le procureur général a ordonné l'arrestation du Guide suprême des Frères Musulmans, Mohamed Badie, et d'autres hauts responsables après la manifestation des partisans du mouvement islamiste lundi 8 juillet qui a débouché sur la mort d'une cinquantaine de personnes, essentiellement pro-Morsi.

Mohamed Morsi, arrêté après sa destitution, ne fait « pour l'heure l'objet d'aucune poursuite » judiciaire, a assuré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Badr Abdelatty. Il se trouverait « en lieu sûr, pour son propre bien, et il est traité dignement », a-t-il précisé.

Alors que les tensions restent palpables dans la rue entre pro et anti-Morsi, le nouveau Premier ministre égyptien, Hazem Beblaoui, ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances en 2011 après la chute de Moubarak, réfléchit à la composition de son gouvernement de transition.

M. Beblaoui a indiqué, jeudi 11 juillet, qu’il n’excluait pas une participation de certains Frères musulmans. « Je ne me préoccupe pas de l'appartenance politique », a-t-il indiqué, ajoutant que si « quelqu'un est proposé par le Parti de la Liberté et de la Justice (le bras politique des Frères Musulmans, ndlr) et que cette personne est qualifiée pour le poste », sa nomination pourra être envisagée.

La présidence a indiqué que M. Beblaoui compte proposer « quelques postes » aux Frères Musulmans. Cette proposition a aussitôt été rejetée par ces derniers mercredi. « Nous ne pactisons pas avec des putschistes. Nous rejetons tout ce qui émane de ce coup » militaire, a ainsi répondu le porte-parole de la confrérie Tareq al-Morsi.

Le plan de transition présenté par le président Adly Mansour a également été critiqué par les Frères Musulmans. Ce plan prévoit, entre autres, l'adoption d'une nouvelle Constitution et la tenue d'élections législatives d'ici début 2014. D'ici là, le pouvoir reste entre les mains du président par intérim. Mohamed El-Baradei, un temps pressenti au poste de Premier ministre, a finalement été nommé vice-président mardi 9 juillet.

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