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Sur le vif

Dupont-Aignan : ses conditions pour réconcilier islam et République

Rédigé par La Rédaction | Mardi 9 Octobre 2012



Selon Nicolas Dupont-Aignan, « on peut tout à fait réconcilier la religion musulmane avec la République » mais elle ne peut se faire qu'à plusieurs conditions. Invité lundi 8 octobre sur le plateau de BFM TV, le député de l’Essonne, également président de Debout la République, a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin quant aux rapports entretenus entre l'islam et la République.

Le député souverainiste, proche de l'association Fils de France composée de Français musulmans affichant leur patriotisme, a mis en avant ses trois conditions primordiales pour que cette réconciliation ait effectivement lieu et selon lui, la première est de « ne pas céder sur les horaires de piscines », allusion qui s’adresse particulièrement à la mairie de Lille et Martine Aubry qui ont expérimenté des horaires réservés aux femmes dans différentes piscines de la ville.

La seconde condition est « d’être ferme sur la viande halal, qu’il y ait une traçabilité, chacun peut manger halal ou cacher, mais on ne peut pas l’imposer ». Ce point fut l’une des polémiques soulevées au cours des présidentielles, par la droite.

Pour finir, la dernière condition détaillée par Nicolas Dupont-Aignan est « que les imams fassent leurs prêches en français dans les mosquées, comme les sermons à l’Eglise, comme la parole du rabbin ». Sans ses trois dispositions, le député craint que les musulmans de France soient « prisonniers de certains radicaux qui sont en train de mettre la main sur l’islam de France ». Que d'étranges « conditions » - la première en tête - que livre le député souverainiste pour concilier islam et République, qui ne vont que dans le sens de la fermeté.

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