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Sur le vif

DPDA : « Pour le bien de la France », Alain Finkielkraut appelé à se taire (vidéo)

Rédigé par La Rédaction | Samedi 23 Janvier 2016



DPDA : « Pour le bien de la France », Alain Finkielkraut appelé à se taire (vidéo)
Alain Finkielkraut ne s’attendait surement pas à une telle intervention. Invité jeudi 21 janvier à l’émission Des paroles et des actes sur France 2, le philosophe a fait face à une professeure d’anglais qui l’a interrogé sur sa responsabilité d'intellectuel dans les débats qui agitent la France autour de l’islam.

« Là où votre rôle d'intellectuel était d'éclairer les débats, vous avez au contraire obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives, je tiens à le dire », a lancé Wiam Berhouma, qui s’est présentée comme une citoyenne de confession musulmane, à l’adresse d’Alain Finkielkraut.

« Êtes-vous conscient de faire mal à la France ? », a interrogé celle qui fut candidate dans la Liste d'union citoyenne dans le Val-de-Marne, qui concourait aux dernières élections régionales.

« Je dois vous dire que je suis absolument accablé par ce que je viens d'entendre », a lâché l’Académicien, qui n'adresse pas de réponses satisfaisantes à l'interpellation de l'enseignante. Celle-ci, ne voulant « pas perdre de temps à (lui) répondre », a alors préféré lui demander de se taire « pour le bien de la France ». Un vrai moment de télévision.

Depuis, la séquence fait le tour de la Toile. Sans tarder, nombreux dans les réseaux sociaux ont cherché à discréditer l'enseignante en la présentant comme proche, voire membre du Parti des indigènes de la République (PIR). Ce lien est fait par Marianne en soulignnt, dans un article à charge, qu’elle a signé l’appel à la Marche de la dignité, organisée en octobre 2015.

Des accusations auxquelles Wiam Berhouma a répondu au lendemain de la diffusion de l’émission. « À tous ceux qui croient aux licornes, je ne fais partie d'aucun collectif (PIR ou autre) ni d'aucun parti politique. Nice try haters ! », a-t-elle écrit sur Twitter. Plus facile pour les agitateurs du Web de chercher d'éventuels liens de la jeune femme avec des associations jugées infréquentables pour discréditer son opinion que de réfléchir sur le fond de son intervention. Celle-ci vient rappeler la responsabilité des intellectuels, tout autant que des médias, dans le débat public et sa teneur.





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