Connectez-vous S'inscrire
Rss
Twitter
Facebook
LinkedIn
Instagram
SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité
 

 

Sur le vif

Après l'attentat de Conflans, une mosquée de Bordeaux cible d’une attaque islamophobe

Rédigé par Lina Farelli | Mercredi 21 Octobre 2020 à 19:30

           


Après l'attentat de Conflans, une mosquée de Bordeaux cible d’une attaque islamophobe
La mosquée Nur El-Mohamadi de Bordeaux, a été la cible de dégradations dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 octobre. Des vitres ont été brisées et des tags ont été découverts sur un mur de la mosquée. Les phrases « Mahomet = Lâche » et « Vive la France » y étaient inscrits, accompagnés de croix celtiques et de croix de Lorraine, des symboles repris par l’extrême droite. Tout a été effacé très tôt après leur découverte et une plainte a été déposée.

Le préfet délégué pour la sécurité et la défense, Martin Guespereau, s'est entretenu avec les responsables du culte musulman, et leur a fait part du soutien de l'État. « Les investigations judiciaires sont en cours pour retrouver le ou les auteur(s) de ces faits », a indiqué la préfecture dans un communiqué dénonçant les actes de violence sur la mosquée. « Des patrouilles seront déployées dès aujourd'hui aux abords des lieux de prières », a-t-elle ajoutée.

Gérald Darmanin dénonce des « actes inacceptables »

En cette journée d'hommage national, la préfète de la Gironde, Fabienne Buccio, « appelle à l'unité de tous et condamne avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables qui n'ont pas leur place dans la République française ».

« Des menaces ou des actes de violence ont visé les mosquées de Béziers et de Bordeaux, j’ai demandé aux Préfets des départements concernés de protéger ces lieux de culte », a fait part le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin mercredi 21 octobre via Twitter. « De tels actes sont inacceptables sur le sol de la République », a-t-il ajouté.

C'est la deuxième fois en une semaine que la mosquée Nur El-Mohamadi de Bordeaux est la cible de tags, rapporte France Bleu d’un membre de l'association qui gère le lieu de culte. Le tag « Ni Dieu ni maître ni proxo ni mari » avait été découvert mercredi 14 octobre, avant l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine.

Lire aussi :
Après l’assassinat de Samuel Paty, des appels à brûler la mosquée de Béziers lancés
Deux musulmanes poignardées près de la Tour Eiffel : le caractère raciste de l’agression reconnu
Montélimar : l'entrée de la mosquée vandalisée après l’attentat de Conflans