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Sur le vif

Wangari Maathai, une figure de l’écologie, est décédée

Rédigé par La Rédaction | Lundi 26 Septembre 2011 à 15:53

           


Elle était connue dans le monde entier pour son combat contre la déforestation. La Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix, est décédé dimanche 26 septembre à 71 ans des suites d’un cancer.

Son combat en faveur de l'environnement et du droit des femmes lui a valu une reconnaissance internationale et la sympathie de ses compatriotes. Première lauréate d'un doctorat en Afrique centrale et de l'Est, diplômée de biologie aux Etats-Unis grâce à une bourse, elle était à la tête de la Green Belt Movement (« Mouvement de la ceinture verte »), mouvement de lutte contre la déforestation qu'elle avait créé en 1977. Ce dernier revendique quelque 47 millions d'arbres plantés en Afrique.

Son engagement constant pour l'écologie a conduit cette militante à obtenir un Prix Nobel de la Paix en 2004. Alors secrétaire d'Etat à l'environnement au Kenya de 2003 à 2005 après avoir longtemps été engagée contre le régime autoritaire de l'ancien président Daniel Arap Moi dans les années 80 et 90, Wangari Maathai était devenu la première femme africaine à recevoir cette récompense.

Elle avait été nommée ambassadrice pour la sauvegarde de la forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde, en 2005. Plusieurs autres honneurs lui seront décernés ensuite avant d’être nommée messagère de la paix pour l'ONU en 2009.

Les réactions se sont multipliées ce lundi à l’annonce de son décès. « Le PNUE (Agence des Nations unies pour l'environnement, ndlr) a perdu un vrai ami et une icône du mouvement pour la défense de l'environnement. Mais son œuvre et sa vision survivront chez les millions de gens qui ont entendu Wangari, chez qui ses objectifs et ses idéaux ont fait écho, et qui, comme eux, ont relevé leurs manches pour construire un meilleur avenir pour tous », a estimé Achim Steiner, directeur exécutif de la PNUE.

« L’Afrique vient de perdre l’une de ses figures les plus emblématiques et les plus attachantes » qui « manquera au monde », a indiqué Alain Juppé, en saluant « la mémoire d’une femme exceptionnelle connue pour la force, l’étendue et la noblesse de ses engagements. »

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