Ex-trader à la City de Londres, Hadj Khelil, lauréat des Talents des Cités 2006, crée son entreprise Bionoor en 2002. Il anime une chronique radio mensuelle sur BFM.
Depuis quatre ans maintenant, Bionoor est entré dans une logique de diversification. Après les dattes, pommes, poires, fruits secs, fromage, chocolat ou encore pâtisseries orientales ont fait leur apparition au sein de Bionoor, au point où les dattes ne représentent plus que 25 % du chiffre d’affaires. La production est passée de 200 tonnes en 2007 à 90 tonnes aujourd’hui.
Plus encore, Bionoor s’est lancé, depuis 2006, dans les activités de compensation carbone.
« Consécutivement à l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, des opérateurs nous ont contactés pour compenser leurs émissions de C02 en plantant des arbres dans les écoles du Sahel. » Des arbres parrainés par des enfants afin qu’ils prennent conscience de l’importance de l’environnement, explique M. Khelil, âgé de 36 ans.
Grâce aux partenariats noués avec des associations-relais, des milliers d’arbres ont vu le jour au Sénégal. D’ici à mars 2010, ce sera le cas en Algérie, au Congo et au Niger.
« Peut-être arrivera-t-on à reboiser des régions entières dans un avenir proche. On arrive à prouver qu’il existe une manière de faire des affaires qui soient complètement durable, efficace et qui valorise l’environnement. »
Le devenir de la planète sur le plan environnemental ?
« Il va falloir prendre des décisions qui ne soient pas rationnels aujourd’hui, qu’on opère certains bouleversements, qu’on organise des discontinuités car si on continue de la sorte, ça va aller très mal pour nous », conclut Hadj Khelil. Le sommet pour le climat de Mexico, qui suivra celui de
Copenhague, pourrait bien être le bon.