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Sur le vif

Reconnaissance de la Palestine : le rétropédalage de la France

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 10 Mars 2016



Jean-Marc Ayrault a succédé à Laurent Fabius le 11 février 2016.
Jean-Marc Ayrault a succédé à Laurent Fabius le 11 février 2016.
Le ministre des Affaires étrangère Jean-Marc Ayrault a assuré que la France ne reconnaîtra pas « automatiquement » un État palestinien si la relance du processus de paix avec Israël échoue, et ce, malgré les propos de son prédécesseur Laurent Fabius qui, fin janvier 2016, proposait d’organiser une conférence internationale pour la paix. Il avait alors déclaré qu’en cas d’échec, la France reconnaîtrait l’État palestinien. Des propos qui avaient choqué l’État hébreu.

« Il n’y a jamais rien d’automatique, la France prend cette initiative, va l’exposer à ses partenaires, et donc c’est la première étape, il n’y a pas de préalable », a déclaré Jean-Marc Ayrault, répondant à un journaliste lors de sa visite au Caire en Egypte mercredi 9 mars.

Le chef de la diplomatie française a réitéré la volonté de Paris de convoquer une conférence internationale « d’ici à l’été ». « Notre objectif est simple, mobiliser la communauté internationale autour de la seule solution possible, celle de deux États», a-t-il ajouté. Quelques heures avant, dans l’avion que l’emmenait au Caire, le ministre a confié aux journalistes que mettre en avant la reconnaissance en préalable pourrait constituer des blocages, citant les réserves de plusieurs pays européens dont l’Allemagne.

Jean Marc Ayrault a rencontré mercredi soir un comité restreint représentant la Ligue arabe composé de ses homologues de la Jordanie, du Maroc, de la Palestine et du secrétaire général de la Ligue arabe.