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Sur le vif

Des députés britanniques votent la reconnaissance de la Palestine

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 15 Octobre 2014



Le vote est symbolique, mais il ravira tous les défenseurs de la cause palestinienne. Les députés britanniques ont approuvé, lundi 13 octobre, par 274 voix contre 12 (sur 650 députés) une motion appelant le gouvernement à reconnaître l’Etat palestinien.

Le Premier ministre David Cameron s’est empressé de préciser qu’il ne comptait pas changer de politique étrangère, précisant qu’à ses yeux la reconnaissance d’un Etat palestinien doit être le résultat de négociations entre Israël et la Palestine. Il n’avait toutefois pas donné de consigne de vote négatif aux députés de son bord.

Présentée par un député travailliste, Grahame Morris, la motion visait en partie à mettre le gouvernement conservateur en difficulté. Mais elle témoigne de l’image dégradée d’Israël auprès d’un nombre croissant de dirigeants européens, notamment sous la pression de leurs opinions publiques, choquées par l’opération Bordure protectrice de l’été dernier. Au début du mois, la Suède annonçait son intention de reconnaître la Palestine.

La motion britannique, adoptée au lendemain de la conférence pour la reconstruction de Gaza, a provoqué la colère d’Israël, qui a estimé qu’il « sape les chances d’atteindre une paix véritable », alors que 134 pays reconnaissent déjà la Palestine. L’Autorité palestinienne a, de son côté, salué « un pas important en direction de la justice et de la paix ».

A quand la reconnaissance de la France ?

Au lendemain du vote britannique, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a estimé qu’une décision similaire en France serait « logique ». Il avait déjà affirmé cette idée lors de la conférence des ambassadeurs, le 29 août dernier, mais il a cette fois un peu précisé les modalités de cette prise de position. « A partir du moment où nous disons qu'il faut qu'il y ait deux Etats, il y aura nécessairement une reconnaissance de l'Etat palestinien, cela va de soi, c'est logique », a-t-il affirmé devant les députés. La décision sera prise « le moment venu », a précisé Laurent Fabius, pour qu’elle soit « utile à la paix », et pas seulement symbolique.

« Jusqu'à présent, l'idée qui a prévalu, c'est que la reconnaissance devait être liée à la négociation. A partir du moment où la négociation serait impossible ou n'aurait pas de conclusion, il faudrait évidemment que la France prenne ses responsabilités », a encore assuré le chef de la diplomatie française.

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