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Sur le vif

#NousSommesUnis : le CCIF et Coexister répondent aux attaques de Manuel Valls

Rédigé par | Mardi 19 Janvier 2016



#NousSommesUnis : le CCIF et Coexister répondent aux attaques de Manuel Valls
Manuel Valls a durement reproché, lundi 18 janvier, au président de l’Observatoire de la laïcité Jean-Louis Bianco de faire partie des signataires du collectif Nous Sommes Unis.

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui a été des premiers soutiens de l’appel lancé au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, figure parmi les principaux mis en cause. Après Jean-Louis Bianco, l’association a tenu à répondre aux critiques du Premier ministre.

L’existence de #NousSommesUnis « a été un sursaut auquel il aurait été injustifiable de ne pas adhérer ». « 90 organisations ont signé l’appel et parmi elles, des organisations confessionnelles représentant les trois religions monothéistes, des syndicats, associations des droits de l’homme et, si la diversité des signataires qui ont su se mettre d’accord pour être unis et agir en conséquence, pose problème au Premier Ministre, alors il y a de quoi s’inquiéter », répond mardi 19 janvier le CCIF dans un communiqué. « Qu’espérait-il voir émerger? Un collectif #NousSommesDivisés ? », s'interroge-t-il.

Un appel à rencontrer Manuel Valls

« Le climat est certes "nauséabond" et les premiers responsables sont ceux qui divisent les Français entre eux au lieu de les rassembler », poursuit le CCIF, appelant Manuel Valls « à revenir à la lucidité ».

« Est-ce le rôle d’un Premier ministre de la République de semer ainsi le trouble chez les Français qui l’écoutent en laissant croire à une présence islamiste au sein d’associations citoyennes ? Est-ce le sens de votre message que de décrédibiliser une démarche collective toute entière à laquelle le directeur exécutif du CRIF lui-même, Robert Ejnes, a apporté son soutien dans les premières heures ? (…) Immédiatement, les conséquences sont néfastes pour l’équilibre de l’unité nationale et le respect qui est dû à chacun dans notre démocratie », a répondu pour sa part Samuel Grzybowski, fondateur de Coexister, regrettant que Manuel Valls, après Nicolas Sarkozy, « semble s’engager à son tour dans une distinction néfaste entre les personnes fréquentables et infréquentables ».

En parallèle, l'ensemble des signataires du collectif a demandé à rencontrer le Premier ministre pour des explications.

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Rédactrice en chef de Saphirnews En savoir plus sur cet auteur