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Sur le vif

Le changement climatique pourrait nuire au développement

| Lundi 24 Avril 2006 à 09:11

           


Le changement climatique peut présenter une menace contre le développement de nombre de pays, prévient un rapport conjoint du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale publié dimanche, qui préconise un système de régulation à long terme des émissions de gaz à effets de serre.

Selon ce rapport, intitulé "Energie propre et développement: vers un cadre d'investissement", les pays en développement et les économies en transition auront besoin d'investissements s'élevant à quelque 300 milliards de dollars (243,6 milliards d'euros) par an pour assurer leurs besoins en énergies traditionnelles, telles que le pétrole et le gaz, et renouvelables, telles que l'énergie solaire et éolienne. Pour ce qu'il en est des adaptations rendues nécessaires par les changements climatiques, les coûts se situeront probablement entre huit et 32 milliards d'euros par an.

"Nous avons une large gamme des technologies, autant en production qu'en consommation d'énergie, qui sont efficaces pour faire face à ce défi", a estimé Robert Watson, le conseiller scientifique en chef de la banque mondiale. Il a cependant regretté qu'"à un certain degré le secteur privé s'est détourné de cette question". Selon le rapport, les deux tiers de l'augmentation de la demande globale en énergie ces 25 prochaines années proviendra des pays en développement. Il note que 1,6 milliard de personnes n'ont toujours pas accès à l'électricité, surtout en Afrique et en Asie.

Le rapport encourage l'utilisation dans cette période à venir de centrales thermiques et nucléaires, ainsi que le gaz naturel pour assurer la transition avant que les sources d'énergie renouvelables ne deviennent commercialement viables. Le rapport a été présenté lors des réunions de printemps des deux institutions financières à Washington ce week-end. Un autre sujet abordé lors de ces réunions était la flambée des prix du pétrole. Le G7, également réuni dans la capitale américaine, a appelé vendredi par le biais de ses ministres des Finances à augmenter les investissements et les activités de recherches afin d'accroître la production de pétrole.

Egalement au menu, les questions de la corruption et des coefficients de vote au sein du FMI. Samedi, le G7 a donné son feu vert à une réforme des quote-part des voix parmi les 184 membres de l'institution et encouragé son directeur, Rodrigo Rato, à faire des "propositions concrètes" avant le sommet annuel de septembre prochain, à Singapour. Ces changements visent à assurer une meilleure représentation des économies émergentes telles que la Chine, la Corée du Sud ou le Mexique.




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