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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité

 

Points de vue

L’islam est-il une religion violente ? (1/6)

Rédigé par Alain Gabon | Vendredi 22 Mai 2015 à 12:49

           


L'islam n'a pas l'apanage de la violence. Les guerres de religion, les guerres coloniales et les guerres civiles ont été menées, elles aussi, au nom d'une croyance religieuse et d'une idéologie politique. Ce tableau représente l’armée de Saladin, qui, en 1187, défait les armées chrétiennes et reprend Jérusalem. Le siège du royaume de Jérusalem est installé à Saint-Jean-d’Acre en 1229.
L'islam n'a pas l'apanage de la violence. Les guerres de religion, les guerres coloniales et les guerres civiles ont été menées, elles aussi, au nom d'une croyance religieuse et d'une idéologie politique. Ce tableau représente l’armée de Saladin, qui, en 1187, défait les armées chrétiennes et reprend Jérusalem. Le siège du royaume de Jérusalem est installé à Saint-Jean-d’Acre en 1229.
En raison d’événements géopolitiques saillants qui, depuis des décennies, dominent l’actualité du monde musulman (Révolution iranienne de 1978, décennie noire algérienne, 11-Septembre, État islamique, etc.), mais aussi à cause de toute une série de biais et de deux poids-deux mesures dans la couverture médiatique et le discours politique sur l’islam, deux notions négatives sur cette religion et ses croyants se sont cristallisées dans les opinions publiques occidentales ainsi que dans de larges segments des pays à majorité musulmane, à commencer par leurs élites et diasporas libérales-sécularistes.

Première notion : l’islam serait par essence une « religion de haine » qui favoriserait la violence, ou du moins qui l’encouragerait ou la tolérerait plus que les autres religions. Une grande partie de l’excitation théologique qui agite aujourd’hui nos politiciens et têtes islamiques pensantes autour d’une « réforme islamique » présentée comme urgente semble en fait largement déterminée par ce stéréotype, auquel certains, y compris parmi les meilleurs, semblent désormais céder.

En France, grande est en effet la peur de ne pas passer pour un bon musulman bien républicain, bien « modéré » et bien « intégré » si l’on n’a pas le discours politiquement correct que l’Etat et ses pseudo-laïcs attendent de vous.

Seconde idée, si implantée dans les esprits que l’on ne songe même pas à la vérifier : la majorité (et pour beaucoup, la quasi-totalité) des attaques terroristes dans le monde serait le fait de « jihadistes islamistes » agissant au nom de l’Islam ou de l’idée qu’ils s’en font (Al Qaïda, ISIS, « loups solitaires » ou cellules semi-autonomes à la Mohammed Merah, Frères Kouachi, etc.). Nous avons affaire ici à un consensus idéologique qui vire à un quasi-unanimisme à l’évidence éminemment néfaste pour tous les musulmans.

Cette doxa délétère structure les perceptions et opinions publiques vis-à-vis de l’Islam et de ses pratiquants, souvent d’ailleurs aussi chez les musulmans eux-mêmes. Mais elle détermine également de plus en plus les politiques publiques dans un sens liberticide : surveillance-espionnage des mosquées, politiques de « contre-radicalisation », efforts étatiques d’ailleurs anti-laïques, pour forger un « Islam de France » afin de réguler, y compris théologiquement, une religion perçue comme dangereuse, récente loi renseignement, etc. Le tout dans l’hystérie et la paranoïa collective la plus complète, dans une atmosphère de panique morale médiatiquement et politiquement organisée autour d’une prétendue « menace islamiste » qui ressemble de plus en plus à une de ces orwelliennes politiques de la peur bien connues, fort pratiques pour le contrôle des populations, et calquée sur les précédentes : « Menace Rouge » (la « Red Scare » de la Guerre froide), « complot judéo-bolchévique » ou, plus récemment, « armes de destruction massive » (non existantes) de Saddam Hussein justifiant l’invasion de l’Irak.

Le problème ? Les notions sur lesquelles reposent ces perceptions collectives et entreprises politiques sont toutes factuellement fausses, sur le plan tant historique que contemporain.

Un mythe que chacun peut empiriquement démentir

Première observation : avec 1,6 milliard de musulmans dans le monde, 23 % de la population globale, si l’islam était cette religion de haine et de « barbarie » que ses opposants nous décrivent à longueur de journée, ce n’est pas une poignée d’« États faillis » (Irak, Syrie, Lybie, Yémen, Nigéria) qui seraient à feu et à sang, mais l’ensemble de la planète.

Force est de constater que si cette religion propage un message de haine, de violence et d’intolérance, alors, bizarrement, la quasi-totalité de ses fidèles ne semble curieusement pas entendre ce supposé message, puisqu’ils restent à 95 % ou plus parfaitement non violents.

Sans même aller dans la recherche sur ce sujet (qui existe bel et bien, surtout dans le monde anglo-saxon), faites le test autour de vous : prenez tous vos collègues musulmans, amis, membres de la famille, amis de la famille, tous ceux et celles que vous connaissez de près ou de loin. Combien sont religieusement violents, combien sont terroristes ? On prend le pari : pas un(e) seul(e). Fait aisément observable qui s’applique d’ailleurs non seulement aux musulmans occidentaux mais à ceux dans les autres parties du monde, y compris la zone Afrique du Nord - Moyen-Orient.

Un mythe également démenti par l’Histoire

Dans une perspective plus objective et historique, il n’existe aucune preuve que l’islam et ses civilisations aient été plus violentes et « barbares » que, par exemple, l’Occident chrétien. A vrai dire, cela a, la plupart du temps, été le contraire.

Il n’est que de rappeler l’histoire ultraviolente du catholicisme européen, avec son cortège ininterrompu d’atrocités à grande échelle, ses croisades, saintes inquisitions, massacres sans fin de juifs et autres chrétiens (Templiers, etc.), ses guerres de religion seiziémistes (70 000 tués, tous chrétiens massacrés par d’autres chrétiens) et ses entreprises coloniales aux quatre coins de la planète, des Amériques à l’Asie en passant par l’Afrique, avec leurs cohortes de massacres de masse, dont l’immense majorité reste à ce jour inconnus du grand public mis à part les quelques cas médiatisés comme Sétif.

Le tout accompli par des États bien évidemment non islamiques, tant monarchiques que républicains, tant religieux que séculaires, mais avec à chaque fois les Églises chrétiennes présente pour stimuler et justifier ces horreurs, au nom de Dieu.

Un exemple : quand les croisés européens capturèrent Jérusalem le 10 juillet 1099 (sur ordre du pape Urbain II et au nom de la chrétienté) , ils massacrèrent les populations juives et musulmanes, hommes, femmes et enfants, souvent après les voir torturés et coupés en morceaux, faisant des piles de têtes, jambes, pieds et mains, comme ils s’en vantent dans leurs propres récits, allant même jusqu’à remercier Dieu de leur avoir permis de massacrer les infidèles jusque dans leurs temples et mosquées, où, dit l’un d’eux, « nos chevaux pataugèrent dans le sang jusqu’aux genoux ».

Par contraste, quand Saladin reconquiert Jérusalem le 2 octobre 1187, il ne commet, lui, aucun massacre de civils, épargne les populations juives et chrétiennes, et leur donne même une escorte militaire musulmane pour les accompagner jusqu’aux côtes de la Syrie et de la Palestine afin de les protéger contre des attaques de tribus locales, bandes de brigands ou marchands d’esclaves.

Plus tard, tout au long des XIXe et XXe siècles, les nations de l’Occident chrétien se distinguent par une compétition coloniale de nature impérialiste, dont l’ampleur planétaire, la durée et la brutalité restent sans équivalent dans le monde islamique, lui-même d’ailleurs objet de cette colonisation. Et en France, ces guerres de conquête, exemples types de pure « barbarie », sont bel et bien menées par et au nom de la République et de la chrétienté (la fameuse « mission civilisatrice » qui imprègne toujours les esprits de si nombreux laïcards anti-voile), avec, partout, la participation active des Églises catholiques et protestantes qui voient dans les populations africaines, asiatiques ou amérindiennes, toutes conçues comme « arriérées », autant d’opportunités d’évangélisation.

Et cette histoire-là, loin d’être ancienne, ne se termine qu’en 1962 avec l’indépendance algérienne.

Plus généralement, c’est tout le XXe siècle qui infirme la thèse d’un Islam « religion violente ». En effet, parmi les pires atrocités historiques qui pullulent tout au long de ce siècle de sang, et elles furent nombreuses, la quasi-totalité fut commise non pas par des populations musulmanes au nom de l’islam, mais par les États et peuples occidentaux.

Première et Seconde Guerres mondiales. Fascisme. Nazisme. Hitlérisme. Stalinisme. Maoïsme, et on en passe. Aucune de ces horreurs ne fut déclenchée et perpétrée par des musulmans au nom d’Allah. Toutes furent, au contraire, commises par des athées, des agnostiques ou des chrétiens. Rappelons-le encore et toujours : chaque fois que l’on propage ce mensonge d’un Islam-religion-plus-violente : l’Holocauste ne fut pas le fait de musulmans et n’eut pas lieu au Moyen-Orient, mais bien au cœur de l’Europe chrétienne.

Qui plus est, toutes ces tragédies furent bel et bien accomplies non seulement par des régimes et populations européennes (ou asiatiques dans le cas de Mao ou de Pol Pot et de ses khmers rouges) non musulmanes, mais elles le furent au nom d’idéologies qui n’avaient rien à voir avec l’islam : « mission civilisatrice » de la IIIe République, celle de Jules Ferry ; supériorité de la « race aryenne » et nécessité du Lebensraum (l’ « espace vital » du IIIe Reich) ; chrétienté (on oublie trop souvent que, par exemple, la Première Guerre mondiale eut une très forte dimension de guerre religieuse, de guerre sainte, chacun clamant que Dieu était de son côté) ; idéologies athées marxistes-léninistes, etc.

Le mythe actuel selon lequel l’islam a toujours été et reste une religion particulièrement toxique et violente, en tout cas beaucoup plus que les autres idéologies religieuses (ou pas), était déjà un mensonge au Moyen Âge. Il reste un mensonge tout au long du XIXe siècle colonial et du XXe siècle. Il ne saurait perdurer en plein XXIe siècle.

****
Alain Gabon, professeur des universités aux États-Unis, dirige le programme de français à Virginia Wesleyan College (université affiliée à l’Église méthodiste de John Wesley), où il est maître de conférences. Il est l’auteur de nombreux articles sur la France contemporaine et la culture française.





Réagissez ! A vous la parole.
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29.Posté par Mika le 22/08/2015 00:11 | Alerter
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Vous comparez "occident chrétien" et Islam, ce qui n'a pas de sens...
Du coup vous mettez à dos des chrétiens des crimes commis au nom du christianisme et des crimes commis au nom d'autres raisons (comme la république) dans le meme panier...
Du grand n'importe quoi.
Je ne vois pas en quoi le massacre de Setif est fait au non du christianisme...
Ni meme certaines épopées coloniale pour ne pas dire la plupart.

Citation ;
"Le tout accompli par des États bien évidemment non islamiques, tant monarchiques que républicains, tant religieux que séculaires, mais avec à chaque fois les Églises chrétiennes présente pour stimuler et justifier ces horreurs, au nom de Dieu. "

Le comble de l'absurde et de la diffamation.
Je n'ai pas de mot pour tant de stupidité, désolé et je reste poli...
Je n'ai meme pas à argumenter, ouvrez un livre d'histoire et un dictionnaire et soyez honnete. Ne défendez pas une cause en inventant des mensonges.

J'ai mal lu ? Et bien dans ce cas vous avez réussi, vous avez trompez le lecteur avec vos raccourcis volontairement maladroit.

28.Posté par Paul K le 13/08/2015 04:40 | Alerter
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D'ascendance Arménienne, je suis dubitatif devant ce texte...

27.Posté par La Rédaction le 13/07/2015 05:43 | Alerter
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Bonjour chers lecteurs,

Nous vous invitons à lire l'article suivant:
http://www.saphirnews.com/L-islam-religion-violente-2-6-%E2%80%92-Le-regne-des-intellectuels-faussaires-et-pseudo-experts-dans-la-France-post-Charlie_a21037.html

Cordialement,
La Rédaction

26.Posté par Michaël le 10/07/2015 19:54 | Alerter
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Réponse à RLD:

la démonstration et les preuves dures ont été apportées au moins 2 fois dans la conversation plus bas. Et c'est plus solide que des romans, même de Barbusse. Bon, je recopie. Mais avant rappeler-vous que les religions ne sont pas plus dangereuses que les autres idéologies non-religieuse. Le second article qui vient d'être posté en apporte la preuve.

Pour la guerre, comme j'en informais François, sa dimension religieuse a été mise en évidence par les tout derniers travaux des meilleurs historiens ainsi que par l'Historialle de Péronne. Entre autres choses.

"Je vous reprends cependant sur un point, celui de la 1ère guerre mondiale comme guerre religieuse, idée que vous qualifiez de délire, sans vous rendre compte que vous révélez encore par là une ignorance totale sur ces sujets et périodes.

Vous n'avez à l'évidence jamais visité l'Historiale de Péronne, le plus grand musée vivant sur cette guerre. On y redécouvre la dimension de guerre religieuse, de guerre au nom de Dieu dont vous n'avez de toute évidence pas conscience. Avant cela, les travaux pionniers de Stéphane Rouzeau et Annette Becker sur la "culture de guerre", les 2 plus grands historiens de cette guerre excusez du peu, ont eux mêmes documenté cette dimension de guerre religieuse. Lisez par exemple "14-18. Retrouver la guerre", si vous n'en lisez qu'un seul. Il s'agit d'une somme désormais reconnue comme un des ouvrages les plus importants et novateurs jamais écrit sur cette guerre.

Même sans cela, la pu...  

25.Posté par R LD le 09/07/2015 23:04 | Alerter
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la Première Guerre mondiale eut une très forte dimension de guerre religieuse, de guerre sainte

C'est la démonstration de la dangerosité de la religion, qu'elle peut être le bras armé de la folie meurtrière des humains. Pour ce qui est de la "très forte dimension", j'attends la démonstration, les mots ayant un sens tout de même. A la lecture des romans de Genevoix ou Barbusse, une telle assertion se démonte sans effort aucun.

24.Posté par La Rédaction le 09/07/2015 12:42 | Alerter
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Bonjour,

Une suite a été publiée cette semaine sur Saphirnews. Bonne lecture!

Cordialement,
La Rédaction

23.Posté par Michaël le 08/07/2015 14:19 | Alerter
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Réponse à François: "Voici donc (je ne parle pas d'une journée à Verdun choisie au hasard en 1916) la preuve que non seulement la religion musulmane n'est pas violente (thème que ne fut pas vraiment abordé et qui est la question), mais qu'en plus, il n'y pas (ou de manière négligeable) de violences exercées actuellement au nom de la religion musulmane, ce qui reste le point ou le débat se trouve."

Encore une fois vous prétendez lire des affirmations que personne ici, que ce soit dans l'article ou les commentaires, n'a affirmé. Où diable voyez-vous écrit qu'il n' y a aucune violence commise au nom de l'Islam??? Relisez le début de l'article et les commentaires,
Bon, je comprends que lorsqu'on ne peut pas contredire quelque chose avec preuves et arguments, on essaie de contredire des choses qui n'ont même pas été dites (genre "il n'y a pas de violences exercées au nom de l'islam"), c'est plus simple, mais faites un effort.

Au fait, c'est aujourd'hui l'anniversaire des 20 ans du massacre de Srebrenica en 95, qui fut le plus grand massacre de masse dans toute l'Europe depuis la seconde guerre, rien que ça. 8000 hommes et garçons musilmans exterminés par les forces serbes 5européennes, blanches et NON musulmanes) au nom d'une idéologie eurocentrée de type suprémaciste, nettoyage ethnique et religieux des populations musulmanes etc.)

On ne parle pas des camps de viol de femmes musulmanes, ce que même Al Qaeda n'a jamais fait.

"Equipée par un mouvement nommé "Boko Haram" (l'école (la...  

22.Posté par François CARMIGNOLA le 07/07/2015 08:12 | Alerter
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"Mais 20 personnes ou moins tuées en un an par des malades, je préfère me soucier du cancer, des attaques cardiovasculaires et cérébrales, ou même des accidents de la route. Car la au moins il y a matière à s'inquiéter (regardez les chiffres, je suis sûr qu'ils sont éloquents)"

Voici donc (je ne parle pas d'une journée à Verdun choisie au hasard en 1916) la preuve que non seulement la religion musulmane n'est pas violente (thème que ne fut pas vraiment abordé et qui est la question), mais qu'en plus, il n'y pas (ou de manière négligeable) de violences exercées actuellement au nom de la religion musulmane, ce qui reste le point ou le débat se trouve.

Equipée par un mouvement nommé "Boko Haram" (l'école (laïque) est illicite), une fillette de 13 ans a explosé à Kano (Nigéria) lundi dernier. Il y a hélas beaucoup plus de 20 personnes tuées de la sorte tous les ans, ce qui obère gravement votre jugement.

J'ai déjà eu l'occasion de signaler que la minimisation des violences exercées au nom de l'Islam fait partie d'un dispositif de gestion des perceptions permettant de diminuer le sentiment de culpabilité bien naturel des musulmans pacifiques. Elle est compréhensible, mais doit rester dans les limites de la simple raison, ce qui n'est pas (du tout) votre cas.

21.Posté par La Rédaction le 02/07/2015 02:59 | Alerter
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Bonjour Robertson89,

Cette série n'est pas arrêtée, mais vous avez bien raison de le rappeler. La suite va venir d'ici la fin de la semaine! Merci.

Cordialement,
La Rédaction

20.Posté par robertson89@hotmail.com le 01/07/2015 01:26 | Alerter
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Cette série est-elle arrêtée? Pas de nouvel opus depuis plus d'un mois, dommage...(Tout le lien "Débat" ou POint de vue semble d'ailleurs au point mort...)

19.Posté par robertson89@hotmail.com le 01/07/2015 01:21 | Alerter
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A François: "sans vraie évidence"??? Avez-vous lu les travaux d'Annette Becker et Andoin Rouzain que j'ai mentionnés? Je précise, car on parle des plus grands historiens contemporains de la 1ere guerre ici, et reconnus comme tels. Vous avez mieux comme référence? Avez-vous également vu les montagnes d'évidences dures exposées à l'Historial de la Péronne? Sinon il faut aller y passer une journée avant de parler. Et les lettres des poilus eux-mêmes, dont des centaines mentionnent qu'ils font cette guerre au nom de Dieu, allemands, français ou britanniques? Les discours des prêtres et pasteurs leur ordonnant d'aller tuer de l'allemand ou du français, hommes femmes et enfants car ces "races" sont maudites et il faut les empêcher de se reproduire, Dieu le veut, etc.

Un bon début est le célèbre discours de l'archevêque de Canterbury, pur exemple de discours de Guerre Sainte, parmi des milliers de cet acabit prononcés pendant cette guerre devant les soldats. Si c'est trop long ou si vous n'avez pas les sources ou si vous ne savez pas comment y accéder, celui-la est repris mot pour mot dans le film Joyeux Noël, scène de fin, qui l'a popularisé même si les historiens le connaissaient déjà bien comme pur prototype de ce qui se disait dans les églises partout dans ces pays. Et même dans les casernes et les tranchées, où on faisait venir les prêtres pour soutenir l'ardeur des soldats et leur détermination à tuer l'ennemi "antéchrist". Il faudrait commencer par le commencement.

Et en ce...  

18.Posté par François Carmignola le 26/06/2015 22:17 | Alerter
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Loin de moi l'idée de donner le coup de pied de l'Ane, mais la problématique de la guerre sainte telle qu'elle concerne sans vraie évidence les épisodes malheureux des années 14-18 en Europe (je sais, je sous estime) me semble sans rapport avec la journée du 26 Juin 2015, marquée en Tunisie, en France, en Somalie et au Koweit par des manifestations de violence liées quoiqu'on en dise avec la religion musulmane, du moins en apparence.

17.Posté par Michael le 12/06/2015 00:17 | Alerter
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Réponse à François: je vois que ma réponse point par point n'a jamais été posté, tant pis. Je vous reprends cependant sur un point, celui de la 1ère guerre mondiale comme guerre religieuse, idée que vous qualifiez de délire, sans vous rendre compte que vous révélez encore par là une ignorance totale sur ces sujets et périodes.

Vous n'avez à l'évidence jamais visité l'Historiale de Péronne, le plus grand musée vivant sur cette guerre. On y redécouvre la dimension de guerre religieuse, de guerre au nom de Dieu dont vous n'avez de toute évidence pas conscience. Avant cela, les travaux pionniers de Stéphane Rouzeau et Annette Becker sur la "culture de guerre", les 2 plus grands historiens de cette guerre excusez du peu, ont eux mêmes documenté cette dimension de guerre religieuse. Lisez par exemple 14-18. Retrouver la guerre, si vous n'en lisez qu'un seul..

Même sans cela, la publication de collections de lettres de poilus, qui invoquent Dieu sans cesse et la civilisation chrétienne comme motivation , mais aussi des films populaires comme Joyeux Noel ont eux aussi montré que 14-18 était bel et bien aussi une guerre religieuse, une guerre au nom de Dieu. Revoyez la scène terrible, mais historiquement véridique, du discours de l'archeveêque de Canterbury aux soldats anglais, où il leur explique qu'il s'agit d'une guerre de civilisation où Dieu leur somme de détruire l'antéchrist allemand, et ce genre de choses. Le discours est authentique, et assez connu d'ailleurs, le réalisateu...  

16.Posté par François Carmignola le 04/06/2015 21:34 | Alerter
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On continue donc.
Simplement, là ça se voit, comme on dit

1) un accord possible ?
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"Je continue donc de dire que à l'heure actuelle, une grande partie du monde que l'on qualifie géographiquement de "musulman" est en proie à des troubles politiques variés en rapport avec cette religion. "

Ah alors là on commence à être d'accord vu que cela est beaucoup plus nuancé que de dire "le monde musulman est en convulsion".
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Merci, mais je préfère l'expression "est en convulsion", plus courte. Franchement, je trouve que vous vous tortillez pour échapper à l'évidence.

2) Des affirmations fausses
a) Il n'y a pas de conflit sunnite/chiite
"Encore une fois, il n'y avait pas de conflits shiites-sunnites en Iraq avant 2003".
Cette affirmation n'est pas acceptable.

Naturellement, SI vous affirmez cela, c'est que que vous n'avez pas été mis au courant des évènements survenus en Irak en 1991-1992. Tout le monde n'a pas lu les journaux de cette époque. En résumé: des massacres important de populations civiles chiites perpétrés par les troupes de Saddam Hussein, élément fondateur (au moins en partie) du terrible clivage qui alimente toujours la guerre civile Irakienne.

b) La persécution catholique en Centrafrique
"sans compter, 3ème exemple, les minorités musulmanes persécutées par les Catholiques en Centre Afrique???"
Cette affirmation n'est pas acceptable.

Pendant six mois des pirates esclavagistes de culture musulmane ont dévasté la Centrafrique en profitant d'un état failli. ...  

15.Posté par Michael le 02/06/2015 14:20 | Alerter
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"Il est encore trop tôt pour savoir si c'est le cas, mais certains craignent que le "problème" se manifeste en France au delà des attentats de Janvier: il est extraordinairement choquant, il vous faut le comprendre, que des natifs Français puissent se prévaloir de raisons religieuses pour accomplir des actes pareils."

Et encore une remarque parfaitement a-historique et amnésique...Des natifs français se sont toujours et de tout temps prévalu de tous les motifs possibles religieux ou autre pour tuer leurs semblables et en bien plus grand nombre que les Kouachi ou Mojammed Merah. Inutile de faire la liste, vous pouvez la faire elle-même.

"Pour ce qui concerne l'histoire contemporaine, (mentionner les croisades est hors de propos),
le seul exemple de violence associé à une religion chrétienne est le conflit en Irlande, parfaitement localisé. "

Ha bon. Non seulement elle a duré des décennies et fait des milliers de victimes, plus que tous les attentats Jihadistes en Europe de l'Ouest ces 20 dernières années, mais que faites-vous, pour ne citer que 2 exemples, de terroristes chrétiens comme Anders Breivik où même du 3ème Reich, dont Michel Onfray nous rappelait récemment que leur code d'honneur inscrivait "God Is With Us" sur leur ceinturons, sans compter, 3ème exemple, les minorités musulmanes persécutées par les Catholiques en Centre Afrique???

"Vous semblez nier le conflit sunnite/chiite, au coeur de l'explosion Irakienne (c'est la politique sectaire du gouvernement Irakien qui p...  

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