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L’arrestation de José, une opération coup de poing !

Rédigé par Mom Nicolas | Lundi 23 Juin 2003 à 00:00

           

Dimanche, dés l’aube, un véritable arsenal policier s’est déployé autour d’une ferme de Millau. Plus de 80 gendarmes, des chiens policiers et un hélicoptère ont en effet participé à l'opération d’arrestation de José Bové, le porte-parole de la confédération syndicale paysanne. Une véritable opération coup de poing ! Les membres des forces de l'ordre ont même défoncé la porte de la résidence. Son crime ? Avoir mené des actions-anti OGM, en 1998 et 1999… Il écope ainsi de dix mois d’emprisonnement ferme !



Dimanche, dés l’aube, un véritable arsenal policier s’est déployé autour d’une ferme de Millau. Plus de 80 gendarmes, des chiens policiers et un hélicoptère ont en effet participé à l'opération d’arrestation de José Bové, le porte-parole de la confédération syndicale paysanne . Une véritable opération coup de poing ! Les membres des forces de l'ordre ont même défoncé la porte de la résidence. Son crime ? Avoir mené des actions-anti OGM, en 1998 et 1999… Il écope ainsi de dix mois d’emprisonnement ferme !

 

Cette arrestation musclée a choqué les syndicats mais également les partis de gauche. «Qui a-t-on arrêté ? Un truand ?», a demandé, indignée, la compagne de José Bové.
L'avocat de M. Bové, qui n'a pas pu le rencontrer sous prétexte que l'arrestation a eu lieu un dimanche, s'est insurgé devant les moyens déployés pour arrêter le syndicaliste. M. Roux a annoncé qu'il allait porter plainte pour violation de domicile. Ces méthodes policières ont d'ailleurs été jugées «choquantes» par le chef du Parti socialiste, François Hollande. En réaction, des membres de la Confédération paysanne ont appelé à manifester devant «toutes les prisons de France».

 Le ministère de la Justice se justifie

Pour sa part, le ministre de la Justice, Dominique Perben, a justifié les moyens utilisés par «la volonté de ne pas collaborer avec la Justice». Par voie de communiqué, M. Perben a expliqué que le syndicaliste «avait refusé de se présenter en avril dernier devant le juge d'application des peines» et a «défié l'autorité judiciaire» en «rappelant qu'il ne collaborerait pas avec la justice».

Toutefois, le ministre a déclaré qu'il n'était «pas impossible que José Bové puisse bénéficier du décret de grâce du 14 juillet», jour de fête nationale en France. Seule, en effet, une grâce présidentielle pourrait abréger sa peine. Bien que José Bové n'aie pas fait de demande expli­cite en ce sens, il avait indiqué, en février, que c'était «maintenant au président Jacques Chirac d'assumer ses responsabilités».

 

L’homme, « de la mal bouffe à l’oppression des peuples »

 

Connu pour son goût de la provocation, José Bové défend l'idée d'une agriculture «raison­née», respectueuse des paysans et des consommateurs. Il est aussi connu pour son militan­tisme pour le droit de la terre aux palestiniens et d’une véritable justice au Proche Orient. Il participa d’ailleurs à de nombreuses campagnes civiles internationales pour la protection du peuple palestinien.  En 1999, il s'était fait connaître après avoir organisé le démontage d'un restaurant McDonald, symbole de la «bouffe industrielle». Une opération qui lui avait valu, à l'époque, 44 jours de prisons, pur­gés en 2002. Il s'était alors rendu à l'établissement pénitentiaire en tracteur. En 2001, il était condamné à six mois de prison ferme pour avoir détruit des plants de riz transgéniques dans un laboratoire de recherche du sud de la France.




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