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Sur le vif

L’Eglise catholique entre en campagne présidentielle

Rédigé par La Rédaction | Mardi 4 Octobre 2011



Eclaireur et guide, ce sont les rôles que souhaite jouer l’Eglise catholique à l’approche des élections présidentielles. C’est la raison pour laquelle un texte renfermant des conseils a été mis à la disposition de ses fidèles.

Intitulé « Élections : un vote pour quelle société ? », ce texte [à télécharger plus bas], présenté lundi 3 octobre au nom de la conférence épiscopale par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dévoilant les « éléments de discernement » qui orienteraient la décision, est le fruit d’une recherche des évêques dans un contexte de « crise globale » qui « touche tous les pays occidentaux
depuis plusieurs dizaines d’années. »


« Durant les prochains mois, notre attention sera largement sollicitée par la préparation des élections présidentielle et législatives », débute le texte, qui présente 13 points « qui nous semblent importants à prendre en compte en vue de ces élections », parmi lesquels la vie naissante, la famille, l’éducation, la jeunesse, le handicap, la fin de vie, les banlieues, l’immigration, l’environnement ou encore la laïcité et la vie en société.

Ainsi, « il est impératif que les autorités publiques refusent l’instrumentalisation de l’embryon. De même, l’avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. » Le texte, très conformes aux valeurs de l’Eglise, rappelle les valeurs familiales, uniquement « fondée sur l’union durable de l’homme et de la femme », et le refus de l’euthanasie « car elle vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les personnes au moment où elles ont le plus besoin d’aide et d’accompagnement. »

« Une régulation des migrations est nécessaire. Elle ne peut pas se réduire à une fermeture protectrice des frontières. Elle doit permettre d’accueillir au mieux ceux qui se présentent, avec respect et sérieux, et en leur offrant une vraie possibilité d’intégration », lit-on plus loin.

Enfin, les débats sur la laïcité et les pratiques minoritaires de citoyens de confession musulmane « ne doivent pas stigmatiser les religions dans notre pays au risque d’aboutir à la laïcité la plus fermée, c’est-à-dire celle du refus de toute expression religieuse publique. »

Pour lire le texte, cliquez ici




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