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Monde

Israël/Gaza : la trêve terminée, le chaos de retour, l'urgence renouvelée d'un cessez-le-feu durable

Rédigé par Lina Farelli | Lundi 4 Décembre 2023 à 13:00

           

A Gaza, la reprise des bombardements israéliens ne laisse aucun répit à ses habitants. « La bonne lutte contre le terrorisme n’est pas le bombardement systématique et permanent », a prévenu le chef de l'Etat Emmanuel Macron, qui appelle au cessez-le-feu durable.



Israël/Gaza : la trêve terminée, le chaos de retour, l'urgence renouvelée d'un cessez-le-feu durable
Depuis la fin de la trêve à Gaza vendredi 1er décembre, plus de 175 Palestiniens ont été tués des suites des bombardements de l’armée israélienne, faisant grimper le bilan des morts à plus de 15 500 dans l’enclave palestinienne. Et ce bilan risque de grimper très fort. L'armée israélienne, qui avait exhorté ces dernières semaines les habitants du nord de Gaza à partir vers le sud, a étendu, lundi 4 décembre, ses opérations dans l’ensemble de la bande de Gaza.

Alors que des bombardements pleuvent sur plusieurs quartiers et que les hôpitaux du sud de Gaza se trouvent dans une situation dramatique, les appels au cessez-le-feu immédiat et durable sont chaque jour renouvelés par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres ou encore les ONG. « Près de deux mois après le début des combats, les enfants, les femmes et les hommes de Gaza sont tous terrifiés. Ils n’ont nulle part où aller en sécurité et très peu pour survivre. Ils vivent entourés de maladies, de destructions et de morts. C'est inacceptable », a déclaré Martin Griffiths, chargé des situations humanitaires d'urgence à l'ONU.

Au sein de la société civile, les manifestations continuent d’être organisées à travers le monde, y compris en France où se sont tenus, samedi 2 décembre, des dizaines de rassemblements. Le plus important défilé de solidarité avec Gaza a eu lieu dans la capitale, en présence notamment du leader de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé haut et fort le risque génocidaire encouru par les Gazaouis, avec plus de morts en 42 jours « qu'il n'en a jamais été tué en quatre ans de siège à Sarajevo » pendant la guerre en Bosnie. Quelque 7 000 personnes selon la préfecture de police de Paris sont descendues dans les rues pour dire « stop au massacre à Gaza ».

Le Hamas a prévenu qu’il n’y aura « plus d’échange » de captifs avec Israël tant que ce dernier poursuit ses combats. De son côté, Emmanuel Macron a appelé depuis Dubaï où se tient la COP 28 à « redoubler d’efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable » et ainsi « obtenir la libération de tous les otages encore détenus par le Hamas et apporter à la population de Gaza l’aide dont elle a urgemment besoin, et de donner à Israël la certitude que sa sécurité est rétablie ». « La destruction totale du Hamas, qu’est-ce que c’est ? Est-ce que quelqu’un pense que c’est possible ? Si c’est ça, la guerre durera dix ans et je crois que personne ne sait définir sérieusement cet objectif », a déclaré le président français pour qui « la bonne lutte contre le terrorisme n’est pas le bombardement systématique et permanent ».

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