Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Islamophobie : trois musulmanes agressées près d'Orléans

Rédigé par La Rédaction | Mardi 25 Juin 2013



Une femme de confession musulmane, sa mère et sa sœur cadette ont été agressées le 14 juin par un automobiliste à Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans. Cette nouvelle affaire d’islamophobie n’a été révélée au public que très récemment, lors du rassemblement à Argenteuil le 22 juin, et relayée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) lundi 24 juin.

Une jeune femme a été violemment prise à partie par un homme alors qu’elle circulait en voiture en compagnie de sa mère et de sa sœur de 15 ans. Il « roulait à allure anormalement réduite. Face à la conduite étrange voire dangereuse, elle entreprit un dépassement. Le conducteur s’est mis alors à lui faire des doigts d’honneur par sa fenêtre. Après les avoir suivies sur plusieurs rues, le conducteur s’est arrêté à un feu rouge, puis est descendu de son véhicule pour s’approcher de la portière de la jeune femme tout en lui criant : "C’est quoi ton problème sale Arabe ?!" », raconte le CCIF sur la base du témoignage des victimes.

« Elle lui répondit que c’était peut-être lui son problème et qu’elle était Française. Il l’attrapa alors par les cheveux, à travers la vitre baissée puis la relâcha. La jeune femme a dû sortir de son véhicule pour moins sentir la douleur. Il se mit alors à la frapper avec des coups de poing, et des coups de pied, tout en l’insultant » de « sale Arabe » ou de « sale race », poursuit l’association sur son site.

Sa mère est intervenue mais l’homme l’a violemment frappée au point de lui casser son appareil auditif. Sa sœur, voulant également les protéger, a aussi pris des coups. Aucun automobiliste ne se sera arrêté pour venir au secours de ces femmes, note le CCIF. L’agresseur a pris la fuite avant l’arrivée de la police.

Les victimes, qui ont réussi à prendre une photo de la plaque d’immatriculation du véhicule de leur agresseur, ont porté plainte pour « violences volontaires et injures à caractère racial ». Les coups ont entraîné « trois jours d’ITT pour la conductrice, cinq jours d'ITT pour la mère et deux jours d'ITT pour l'adolescente », ajoute le CCIF qui se constituera partie civile dans cette affaire.

Lire aussi :
François Hollande déclare sa volonté de lutter contre l'islamophobie
Argenteuil : non au silence politique, nouvelle mobilisation contre l’islamophobie