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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité

 






Monde

Etats-Unis : les musulmans en première ligne contre le harcèlement scolaire

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 22 Octobre 2019 à 12:00



Depuis 2010, le mois d’octobre est consacré, aux États-Unis, mois de la prévention contre le harcèlement, à l’initiative du Centre national de la prévention du harcèlement (PACER). Cette année, le Conseil pour les relations américano-islamiques (CAIR) a choisi de marquer le coup en publiant un guide à l’intention des jeunes et des étudiants de confession musulmane. Un livret qui vise à identifier les actes de haine et, ainsi, à mieux lutter contre l’islamophobie.

« Le harcèlement et l’intimidation : autonomiser les enfants musulmans à l’ère de l’islamophobie », c’est sous ce titre que le livret a été rédigé. « Que ce soit dans la sphère politique ou dans les médias nationaux, il est courant de voir et d'entendre des stéréotypes négatifs et des messages alarmistes à propos des musulmans et de leur place dans la société », explique l'organisation musulmane. « Heureusement, des initiatives sont en cours dans l’ensemble du pays pour limiter l’impact et l’influence de ceux qui défendent ces idées. Cependant, il est souvent négligé leur impact sur les enfants dans les établissements scolaires. »

La lutte contre le harcèlement passe par le signalement

« Des actes de harcèlements et d’intimidation se produisent malheureusement tous les jours. Mais il y a des ressources autour de nous qui peuvent nous offrir une solution face à un intimidateur raciste, un enseignant vindicatif ou un administrateur inconscient », indique le CAIR. En ce sens, le guide préconise aux citoyens musulmans de mieux connaître leurs droits pour se donner « le pouvoir » de se défendre « par le biais d’un engagement et d’un plaidoyer professionnel » contre l’islamophobie.

Le CAIR présente cinq étapes à suivre en cas de harcèlement et d’intimidation à l’école : relever toutes les informations possibles relatives à l’incident (le nom des auteurs présumés, la date, l’heure, la description du cas subi et le nom des témoins présents) ; rapporter l’incident aux administrateurs de l’école ; en informer les parents ou les tuteurs ; travailler avec ces derniers en vue de soumettre une plainte formelle auprès du conseil scolaire ou du principal ; rapporter l’incident au CAIR.

« Les membres de la communauté doivent établir des relations avec les enseignants et les administrateurs bien avant qu’un problème ne se pose », préconise aussi l’organisation. Et s’il est « naturel de s'énerver et de s'inquiéter lorsque votre enfant ou un membre de votre communauté est traité injustement », « il incombe aux parents et aux responsables des établissements scolaires de protéger les élèves, de réduire les tensions et de trouver des solutions durables. Alors, restez calme et concentrez-vous sur la résolution du problème ».

Ce faisant, l'organisation musulmane suit les traces d'autres organisations comme Coalition Sikh, auteur également d'un guide contre le harcèlement à l'égard des sikhs. En parallèle du guide, le CAIR a publié un document à destination des étudiants intitulé « Connais tes droits » en anglais mais aussi en arabe, en bengali, en bosniaque, en farsi, en somali et en ourdou.

Miser sur la qualité des relations à l'école

Face à la multiplication du harcèlement scolaire, l’organisation étudiante Beyond Differences (Au-delà des différences), lance, pour la deuxième année consécutive, la campagne « Know Your Classmates » (Connais tes camarades de classe) afin d'inciter les jeunes à entretenir des relations saines et ouvertes avec leurs camarades de classe. Dans ce cadre, une journée nationale de sensibilisation est prévue le 25 octobre prochain.

Cette initiative « a été créée et conçue par des enseignants pour des enseignants afin de relever le défi de savoir comment, en tant qu’éducateurs, on peut aider les élèves du collège à prendre conscience de l’identité, des traditions et de la culture de leurs propres familles tout en apprenant l’acceptation, l’inclusion et le respect pour leurs camarades de classe », peut-on lire sur le site de cette campagne.

L’année dernière, la journée « Know Your Classmates » avait mobilisé plus de 1 200 écoles aux États-Unis. Les élèves « méritent de vivre dans un pays qui respecte leur identité », soutient la campagne. Selon les statistiques relayés par Beyond Differences, environ 20 % des élèves âgés entre 12 et 18 ans sont victimes de harcèlement scolaire, avec un pourcentage qui double parmi les élèves de confession musulmane.




Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par Mythopasmytho le 22/10/2019 20:37 | Alerter
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Moi quand j'étais petit j'avais dans ma classe deux sœurs. L'une des deux avait honte de sa sœur parce qu'elle était laide.
C'était sa demi sœur, l'une était blonde, l'autre était brune mais en vérité aucune des deux n'était ni belle ni laide.
C'est la blonde qui détestait la brune. Elle lui disait ne t'approche pas de moi, fais comme si on ne se connaissais pas, je ne veux pas que tu me parles.
Il meme arrivé qu'elle lui mette des claques juste parce qu'elle se trouvait à coté d'elle.
C'était son souffre douleur. Et bien toute la classe l'a laissée de coté et elle était toujours toute seule. Elle se laissait taper, insulter et ne disait jamais rien. Elle ne parlait jamais, ne montrait jamais aucune émotion et se contentait d'etre seule.

2.Posté par Mythopasmytho le 22/10/2019 21:24 | Alerter
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Je vais en raconter une autre.
Quand j'étais au cm2 il y avait dans notre classe un sourd.
Quelques petits camarades en avait fait leur souffre douleur.
Faisait exprès de parler très bas pour lui faire croire que ses appareils ne marchaient pas. Ou lui faisaient croire qu'il avait mal entendu ce qu'ils lui avaient dit. Des choses de ce type. Sa surdité était pour eux un jeu.
Il s'en était bien sur aperçu et les fuyaient comme la peste.
Et eux de le suivre. Mais on t'appelle, pourquoi tu ne nous réponds pas.
Il est sourd ha ha ha. Il est sourd.
Ils le poursuivaient et le harcelaient pour se divertir.
Un jour l'instituteur en ayant eu vent, il a appelé chacun d'entre eux. Les a fait aligner en rend d'oignon. Et une paire de claque à chacun. Avec la phrase pour chacun d'entre eux. Tiens ça c'est pour le mot sourd on s'est compris.
Que je n'ai pas vent que vous recommenciez. Et ça a été fini.

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