Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Egypte : la colère du peuple, deux ans après la chute de Moubarak

Rédigé par La Rédaction | Mardi 12 Février 2013



La situation ne s’arrange pas en Egypte. Deux ans jour pour jour après la chute d’Hosni Moubarak, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblées dans la soirée du lundi 11 février aux abords du palais présidentiel au Caire.

Des heurts ont éclaté entre ces manifestants, qui demandent le départ du président Mohamed Morsi, et les policiers, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

Depuis plusieurs semaines, la colère gronde dans le pays. Les protestataires estiment que le président issu des Frères musulmans, n’a pas réalisé les mesures demandées il y a deux ans. Ils l’accusent d’avoir « détourné » la révolution.

Ils réclament la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et souhaite que des amendements soient ajoutés à la nouvelle Constitution qu’ils rejettent. Des réformes sociales pour faire face à la crise et au chômage sont également demandées par les anti-Morsi. Il faut dire que l’Egypte fait face à une situation économique critique notamment en raison de la baisse des investissements étrangers et de la fréquentation touristique.

Pour calmer les tensions, le Premier ministre Hicham Qandil a indiqué, dans un communiqué, que la révolution «porterait ses fruits grâce à un travail sérieux, aux efforts, et en évitant les incitations à la fuite en avant politique ».

« Ceux qui pratiquent la violence jouent avec le feu et risquent de se brûler les doigts », a pour sa part mis en garde le porte-parole de la présidence, Yasser Ali. « La présidence soutient la poursuite de manifestations pacifiques et la liberté d'expression mais toute tentative visant à s'écarter de protestations pacifiques sera traitée avec fermeté », a-t-il ajouté.

L’après-révolution est loin d’être apaisée en Egypte

Lire aussi :
Le sommet de l’OCI ouvert dans une Egypte sous tension
Egypte : Morsi decrète l'état d’urgence dans trois provinces
Egypte : le peuple dit oui à la Constitution selon les Frères musulmans
Egypte : l'appel au « dialogue national » de Morsi ne calme pas les tensions




Loading