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Sur le vif

Ecarté d'une centrale nucléaire, un technicien de confession musulmane obtient justice face à l'Etat

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 24 Décembre 2020 à 19:54

           


Ecarté d'une centrale nucléaire, un technicien de confession musulmane obtient justice face à l'Etat
Un technicien nucléaire de confession musulmane a gagné son procès contre le ministère de la Transition écologique. L’homme, qui travaillait depuis mai 2018 pour le compte d'un prestataire d'EDF, s’était vu retirer en janvier 2019 l’habilitation à travailler dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube. Après un premier recours administratif en mars de la même année, il apprend qu’il serait inscrit dans le Fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique et qu’il serait connu « pour sa fréquentation de la mouvance salafiste et pour sa proximité avec des individus pratiquant un islam radical ».

Le plaignant a obtenu gain de cause, mardi 22 décembre, devant le tribunal administratif de Toulouse pour qui le ministère « ne se réfère à aucun fait précis et circonstancié qui serait de nature à établir la réalité des relations d'Amir avec des individus pratiquant un islam radical », rapporte son avocat Me Sefen Guez Guez.

Outre l’annulation de la décision, la justice a ordonné la pleine réintégration du technicien dans la centrale nucléaire dans un délai de deux mois et a condamné l'Etat à lui payer la somme de 1 500€. Pour Me Sefen Guez Guez, « cette nouvelle victoire illustre les dérives de la prétendue lutte contre la radicalisation où de parfaits innocents voient leur carrière brisée sur la base de simples dénonciations calomnieuses ».

« C’est une grande nouvelle, j’ai relu la décision au moins dix fois. Je me suis dit qu’il y avait une justice ! », a déclaré le plaignant à La Dépêche. « Toutefois, pendant deux ans, j’ai été sans emploi avec beaucoup de difficultés financières. Par ailleurs, la procédure qui était en cours pour acheter un terrain et construire une maison n’a pas pu aboutir. » Ainsi, il compte demander près de 22 000 euros pour le préjudice moral et économique.

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