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Société

Discrimination au travail : les femmes issues des minorités « démesurément affectées » en Europe

Rédigé par | Mercredi 21 Mars 2018



Discrimination au travail : les femmes issues des minorités « démesurément affectées » en Europe
Malgré les multiples dispositions législatives visant à lutter contre les discriminations, les minorités ethniques et religieuses ainsi que les migrants vivant en Europe continuent d’être confrontés aux discriminations dans leur recherche d’emploi ou sur leur lieu de travail, fait savoir le Réseau européen contre le racisme (ENAR) dans un nouveau rapport qui paraît mercredi 21 mars à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

Les femmes issues de minorités ethniques, raciales et religieuses - désignées par l’ENAR comme des « femmes de couleur » sans se référer nécessairement à la couleur de peau - sont « démesurément affectées ».

« Elles sont particulièrement vulnérables à la discrimination, à l’exploitation, au harcèlement sexuel, à la maltraitance et sont souvent surqualifiées et cantonnées à certains secteurs professionnels, et en particulier le travail domestique », souligne l’ENAR, citant la France où « les femmes de descendance africaine ont le taux d’emploi le plus bas ».

Lire aussi : Racisme sur le marché du travail : son ampleur mesurée en France

Des forces empêchées « d’exploiter pleinement leurs talents »

Le rapport de cette organisation basée à Bruxelles fait le point sur les discriminations dans l’emploi dans 23 Etats membres de l’Union européenne durant les cinq dernières années. Les conclusions sont sans appel : en cinq ans, « très peu de changements ont été opérés » pour lutter véritablement contre les discriminations au travail visant les minorités. « Il y a non seulement un manque de mise en œuvre et de sensibilisation autour des lois anti-discriminations existantes, mais aussi certaines mesures qui limitent l’accès à l’emploi pour les migrants », indique-t-on.

Or, pour Amel Yacef, présidente d’ENAR, « les minorités ethniques et religieuses ainsi que les migrants font partie intégrante du marché du travail et contribuent au développement économique européen. Pourtant le racisme structurel et individuel qu’ils subissent sur le marché du travail ont des répercussions sur leur vie et les empêchent d’exploiter pleinement leurs talents ».

Lire aussi : L’Europe perdante sans les talents des minorités ethniques

Par ailleurs, les discriminations ont un coût pour la société : il s’élève en France à plus de 150 milliards d’euros selon le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, qui soulignait en 2016 auprès du gouvernement « un triple problème moral, social et économique ».

« Les gouvernements de l’Union européenne doivent prendre des mesures préventives et proactives de manière urgente afin de garantir l’égalité dans l’emploi », martèle l'ENAR.

Lire aussi :
Entre racisme et sexisme, les femmes musulmanes paient le prix fort de l'islamophobie en Europe
La crise économique exacerbe les comportements racistes


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Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par Olive le 21/03/2018 11:12 | Alerter
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Le travail est une secte.

2.Posté par Olive le 22/03/2018 04:38 | Alerter
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Discriminer signifie différencier. Et donc différencier la différence.
Quand on y réfléchit discriminer ce n'est jamais que dire de la société qu'elle est la société.
Elle n'est pas devenue telle qu'elle est par l'opération du saint esprit.
Si elle est telle qu'elle est c'est que l'on a jamais été contre le fait de différencier la différence.
La discrimination est structurelle.
Autrement on aurait pas des afros-descendants parqués entre eux en banlieue.
Toute l'année on utilise le mot banlieue pour dire afros-descendants.
Toute l'année on dit que l'on a différencié la différence.
Toute l'année on dit que l'on discrimine en en disant que c'est une normalité en résumé.
La discrimination est structurelle. Elle fait partir de nos normes.
Et personne n'est contre.
On ne veut surtout pas que ça change.
Lorsque les afros-descendants se fédèrent pour parler d'eux memes et tenter de faire que ça change ils sont appelés les racialistes, les séparatistes.
On renverse le rapport. On dit que s'ils sont dans la situation ou ils sont, s'ils sont discriminés, écartés, c'est de leurs fautes. Que s'ils sont discriminés ce n'est pas du au fait qu'ils sont différents mais que c'est du à ce qu'ils font, se fédérer. Quand ils se mobilisent on les accuse d'etre des racialistes. L'autre mot pour dire raciste.
On ne lutte pas contre les discriminations mais contre les discriminés afin que surtout les choses ne changent pas.