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Sur le vif

Deux groupuscules d’extrême droite dissous

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 25 Juillet 2013



Le démantèlement des groupes xénophobes se poursuit. Après la dissolution du mouvement Troisième Voie, des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et de l'association Envie de rêver le 10 juillet, le ministre de l'Intérieur a annoncé, mercredi 24 juillet, à l'issue du Conseil des ministres, la dissolution de deux autres groupuscules d'extrême droite sur décret présidentiel.

Il s’agit de l'Œuvre française et des Jeunesses nationalistes, une « association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au maréchal Pétain, à Brazillac ou à Mauras », a fait savoir Manuel Valls. Quant aux Jeunesses nationalistes, elles sont la branche activiste de ce mouvement.

« Il n'y a pas de place dans notre pays pour la haine, la xénophobie, l'antisémitisme ou des actes antimusulmans », a commenté le ministre lors de l’annonce de la dissolution de ces deux mouvements. Ces derniers ont annoncé déposer « un recours en référé suspensif devant le Conseil d'État » contre cette décision. Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, les leaders respectifs des JN et d’Œuvre française assurent qu'ils continueront à agir.

Après la mort début juin de Clément Méric, un jeune militant d'extrême gauche tué par des skinheads, le gouvernement avait décidé de s’attaquer aux groupuscules d’extrême droite. De plus en plus actives, des sympathisants de ces mouvances racistes sont souvent derrière les récentes agressions de femmes voilées.

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