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Sur le vif

Centrafrique : les musulmans de Bangui terrorisés

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 11 Décembre 2013



Après la visite éclair de François Hollande en République centrafricaine mardi 10 décembre, les 1 600 soldats de l’armée française se déploient doucement dans le pays. Leur but : désarmer les milices semant la terreur dans le pays. Mais alors que la base française se trouve à quelques centaines de mètres du centre-ville de Bangui, la capitale, le chaos règne.

Les musulmans, qui subissent la haine d’habitants contre l’ex-Séléka, sont la cible d’une véritable chasse à l’homme qui a conduit plusieurs d’entre eux à la mort cette semaine. Une mosquée a été détruite tandis que les commerces du centre-ville détenus par les musulmans ont été pillés.

Ailleurs, les violences intercommunautaires entre chrétiens et musulmans se poursuivent. Les ex-rebelles de la Séléka, qui revendiquent leur appartenance à l’islam, et les anti-Balaka, les milices chrétiennes, se livrent à des pillages et des massacres d’innocents musulmans et chrétiens dans le pays, dirigé depuis mars dernier par Michel Djotodia, leader de la Séléka à l’origine du coup d’Etat qui a renversé François Bozizé.

Face à cette terrible situation, les soldats français, qui ont obtenu un mandat de l'ONU pour se déployer, font face à de plus grandes difficultés qu’au Mali, a affirmé ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. L’opération Sangaris vient à peine de débuter que deux soldats du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres ont déjà été tués au combat dans la nuit de lundi 9 à mardi 10 décembre.

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