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Sur le vif

Besançon : grâce au soutien de son patron, un apprenti régularisé mais « le combat continue »

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 19 Janvier 2021 à 19:00

           


Besançon : grâce au soutien de son patron, un apprenti régularisé mais « le combat continue »
C’est une histoire qui se finit bien pour Laye Traoré. L’apprenti-boulanger à Besançon, qui était menacé d’expulsion du territoire car sans-papier, a réussi à obtenir gain de cause grâce à la mobilisation forte de son patron, Stéphane Ravacley. Après sa grève de la faim qui aura duré 12 jours, la requête du boulanger et de son apprenti a été entendue par les autorités. Laye Traoré a obtenu, jeudi 14 janvier, une carte de séjour qui lui permet de rester sur le territoire sans être inquiété.

Quelques jours après cette nouvelle, le jeune homme est retourné aux fourneaux, mardi 19 janvier, dans la joie et la bonne humeur. Un retour qui s’est fait sous l’œil des journalistes. « Quand j’ai appris que j’étais régularisé, c’est comme si je venais de renaître », a déclaré à L’Est Républicain Laye Traoré, qui a remercié son patron qui est allé jusqu’à mettre sa santé en danger pour lui.

Néanmoins, le combat pour la régularisation des sans-papiers est loin d’être gagné. Face à l’injustice vécue par des hommes et des femmes en situation irrégulière, Stéphane Ravacley s’engage. Il travaille sur une proposition de loi avec le député européen Raphaël Glucksmann pour aider les jeunes sans-papiers à finir leur scolarité ou leur formation au-delà de leurs 18 ans. Une pétition a aussi été lancée sur Change.org (voir encadré) pour alerter l’opinion publique et les autorités sur des situations similaires à celles que traversent Laye Traoré.

Non à l'expulsion des migrant-es en apprentissage

Ils s'appellent Laye, Amadou, Sékou. Ils sont cuisiniers, boulangers ou mécaniciens.

Malgré une intégration réussie, l'Etat français souhaite les expulser du territoire pour les renvoyer vers leur pays d'origine. Pays qu'ils ont choisi de fuir pour échapper à la pauvreté et aux menaces sur leur vie.

Employeurs, collègues ou ami-es, ici leurs proches se mobilisent pour qu'il puissent construire un futur parmi nous. Ils ont besoin de vous pour être entendus.

Signez leurs pétitions avant qu'il ne soit trop tard et rejoignez le mouvement pour montrer aux autorités que ces jeunes ont leur place en France.