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Sur le vif

Attentats à Carcassonne et à Trèbes : quatre morts, le point sur l'affaire

Rédigé par Saphirnews avec AFP | Samedi 24 Mars 2018



Attentats à Carcassonne et à Trèbes : quatre morts, le point sur l'affaire
Un homme armé a été abattu après avoir pris d'assaut, vendredi 23 mars, un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne (Aude). Le bilan fait état de quatre morts - sans compter l'assaillant - et 15 blessés selon les autorités.

« Tout laisse à penser qu'il s'agit d'un acte terroriste », a tôt affirmé le Premier ministre Edouard Philippe, en déplacement à Mulhouse. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l’enquête, ouverte pour assassinats, tentative d’assassinat et séquestration en relation avec une entreprise terroriste.

Tout a commencé dans la matinée du vendredi lorsque l’individu a braqué un automobiliste pour lui voler sa voiture, blessant grièvement le conducteur et tuant le passager. L'homme, à bord de la voiture volée, a ensuite attaqué un groupe de quatre policiers en civil qui faisaient leur footing à Carcassonne. L’un d’eux a été blessé à l'épaule et transporté à l'hôpital. Son pronostic vital n'est pas engagé.

Le même individu a fini sa course à Trèbes, dans un supermarché, où il a ouvert le feu. Il se serait revendiqué de Daesh et aurait réclamé la libération de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attentats du 13-Novembre.

Retranché dans le magasin avec un otage, l'assaillant a fini par être abattu. Arnaud Beltrame, lieutenant-colonel du groupement de gendarmerie de l'Aude qui s'est substitué à un civil, a été grièvement blessé lors de l'assaut. Il est mort des suites de ses blessures dans la nuit. Emmanuel Macron à salué son « héroïsme ».

Le procureur de la République de Paris François Molins a indiqué, lors d'une conférence de presse organisée en fin de soirée, que l'assaillant, un Franco-Marocain dénommé Radouane Laktim, était fiché S depuis 2014 et était connu part la justice pour des faits de droit commun.

« L'horreur a encore fois endeuillé notre pays au nom d'une idéologie totalitaire et mortifère. (…) Rien ne saurait justifier de tels actes barbares ! », a fait savoir le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui a fermement condamné les attaques.

Pour la Grande Mosquée de Paris, « nous devons tous rester vigilants face à ceux qui, au nom de l’idéologie mortifère de Daech, continuent à sévir dans notre pays de manière criminelle malgré une surveillance étroite de nos services de sécurité ».