Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Allemagne : un leader néo-nazi doit la vie à des réfugiés syriens

Rédigé par Benjamin Andria | Mercredi 23 Mars 2016



Stefan Jagsch, un responsable du parti néo-nazi NPD en Allemagne, a été secouru par deux réfugiés syriens après un accident de voiture.
Stefan Jagsch, un responsable du parti néo-nazi NPD en Allemagne, a été secouru par deux réfugiés syriens après un accident de voiture.
Stefan Jagsch, tête de liste du parti néo-nazi NPD aux dernières régionales à Altenstadt, à l'ouest de l'Allemagne, a été victime d’un grave accident de voiture après avoir percuté un arbre avec sa voiture le 16 mars dernier. Pourquoi en parler ? Le coup du destin a fait que ce responsable politique, ouvertement raciste et xénophobe, a été secouru par deux réfugiés syriens, ont signalé les médias allemands mardi 22 mars.

C’est à « des primates hors-la-loi » tels que les réfugiés sont nommés par Stefan Jagsch que ce dernier doit la vie. Les bons samaritains ont aidé la victime, grièvement blessée, à sortir de la carcasse de son véhicule qui avait fait une sortie de route.

Les premiers soins lui ont été apportés par les deux Syriens de passage qui circulaient par hasard dans le coin dans des autocars transportant eux-mêmes des réfugiés, a indiqué un porte-parole des pompiers volontaires de Büdingen.

Le récit de son sauvetage lui fera-t-il réviser son jugement sur les réfugiés ? En tous cas, le représentent régional du NPD, Jean Christoph Fiedler, a fait savoir au Frankfurter Rundschau que les réfugiés « ont fait un très beau geste humain » à l'égard d'un de ses partisans qui est toujours à l'hôpital à ce jour.

Lire aussi :
Réfugiés : les musulmans d'Allemagne engagés contre les abus sexuels sur mineurs
Cologne : l'écrasante majorité des agresseurs ne sont pas des réfugiés
Agressions à Cologne : les réfugiés refusent d'endosser une responsabilité collective
Le trafic de migrants, un « commerce » à 7 milliards de dollars
Une œuvre de Banksy en solidarité aux migrants de Calais (vidéo)
Une minute de silence pour les migrants noyés