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Sur le vif

Une fatwa interdit l’accès à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem aux Emiratis

Rédigé par Saphirnews | Dimanche 23 Août 2020 à 11:45

           


Une fatwa interdit l’accès à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem aux Emiratis
C’est dans le cadre d’un accord annoncé le 13 août et jugé « historique » par le président Donald Trump que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed ont normalisé leurs relations. Un rapprochement très mal vécu par les Palestiniens, qualifiant cet accord de « trahison » à leur cause.

Le grand mufti de Jérusalem, Muhammad Hussein, a également très peu goûté à cette normalisation des relations. Dans ce cadre, les Emiratis sont en effet désormais autorisés à se rendre depuis Dubaï à la mosquée Al-Aqsa en passant par Tel Aviv, de même que les musulmans qui effectueront cette liaison aérienne sous certaines conditions.

S'appuyant sur une fatwa (avis religieux) émise en 2012, et rappelant les conditions d’accès au lieu saint, il a déclaré, quelques jours après la signature de l'accord, que « la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël n’en faisaient pas partie ».

Lors d’une apparition dans l’émission En Palestine ce matin diffusée sur une chaîne de l’Autorité palestinienne, il a ajouté, selon le Jerusalem Post, qu’il était « interdit à un musulman d'arriver dans un avion des Émirats arabes unis ou d'un autre pays pour se rendre à l'aéroport de Lod qu'on appelle aujourd'hui l'aéroport Ben Gourion, afin de venir prier à la mosquée Al-Aqsa. C'est du faux marketing en termes de droit religieux : légalement faux, religieusement offensant ».

Même son de cloche du côté du secrétaire du comité exécutif de l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP), Saeb Ereka. « Nous n’accepterons pas que les Emirats arabes unis nous poignardent dans le dos avec un couteau empoisonné et qu’ils (les dirigeants émiratis) disent que c’est pour notre bien », a-il affirmé selon le journal Al-Jadida.

Après ces déclarations du grand mufti de Jérusalem, plusieurs religieux en Egypte et dans le Golfe ont réagi pour rejeter la légalité de cette fatwa.

Au-delà du conflit israélo-palestinien, ce sont des intérêts politiques, géostratégiques et économiques qui sont en jeu. La normalisation des relations entre les deux Etats devra permettre la signature d’accords bilatéraux en matière de tourisme, d’énergie ou encore de santé.

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