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Sur le vif

« Parent 1, parent 2 » : l’Eglise catholique déplore la consécration de l'homoparentalité

Rédigé par Benjamin Andria | Jeudi 14 Février 2019



« Parent 1, parent 2 » : l’Eglise catholique déplore la consécration de l'homoparentalité
Dans le cadre du projet de loi sur « l'école de la confiance », l'Assemblée nationale a adopté, mardi 12 février, en première lecture un amendement consacrant l'homoparentalité dans les formulaires scolaires qui devront porter les mentions « Parent 1 » et « Parent 2 » et non plus « Père » et « Mère », ceci contre l'avis du gouvernement.

Pour la députée LREM Valérie Petit, à l’initiative de la proposition, « cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l'école ».

Tandis que la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, se réjouit du changement administratif, les élus des Républicains (LR) et du Rassemblement national (ex-FN) sont signifié leur total désaccord, de même que les opposants au mariage pour tous, qui sont vent debout contre un amendement « déshumanisant » qui « va dans ce sens de repères fondamentaux qu’on fait disparaître », selon les mots de Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous.

Un « énième avatar de la théorie du genre »

La Conférence des évêques de France (CEF), par la voix du président du Conseil Famille et Société Mgr Bruno Feillet, a également réagi, jeudi 14 février, à l’adoption de l’amendement. « Une fois encore, nous constatons, à regret, une tentative au Parlement qui, au prétexte d’unifier les démarches administratives, déconstruit la réalité familiale », a signifié l’évêque auxiliaire de Reims, qui espère que « le bon sens puisse reprendre toute sa place pour le bien premier des enfants ».

« Il n’est pas indifférent pour un enfant de se recevoir, en particulier à travers les formulaires administratifs, d’un père et d’une mère. Loin d’être "arriérée" ou "dépassée" cette pratique de mettre "père" et "mère" permet à chacun d’entre nous de se repérer dans les générations qui se succèdent. L’école, en particulier, se doit de participer à cette perception profondément structurante », fait-il valoir.

« Cette aseptisation administrative de la vie familiale représente le énième avatar de la théorie du genre qui voudrait qu’il soit indifférent d’avoir des parents de même sexe ou de sexe différents », martèle Mgr Bruno Feillet.

« De plus, dans aucune famille, y compris les rares familles où il y a deux adultes de même sexe, on ne se présente comme parent 1 et parent 2. Faut-il, enfin, se demander qui serait le numéro un et qui serait le numéro deux parmi les parents ? Et en cas de divorce, le numéro deux deviendra-t-il numéro un ? Nous voyons-là tout le ridicule de cet amendement », ajoute-t-il, allant dans le sens de l’Association des familles homoparentales (AFDH).

Son président avait salué dans un premier temps, auprès de l’AFP, l’amendement mais a dit craindre que la nouvelle formulation ne crée « une hiérarchie parentale », préférant des formulaires « inclusifs » avec des cases à cocher « père », « mère », « représentant légal ».