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Sur le vif

Le long combat des chibanis marocains contre la SNCF

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 26 Mars 2015



Le long combat des chibanis marocains contre la SNCF
Plus de 800 chibanis de nationalité ou d'origine marocaine demandent réparation à la SNCF pour discrimination durant leur carrière. Le procès s’est ouvert lundi 23 mars, aux Prud’hommes à Paris. Les audiences se poursuivent jusque vendredi 27 mars.

La cour examinait ce début de semaine une première série de 200 plaintes. Ils étaient 150 chibanis et quelques veuves à assister au procès mais ce sont bien 832 personnes qui composent les rangs de la partie civile.

Arrivés dans la société de transport publique française dans les années 1970 comme contractuels, en CDI, ces retraités ou en passe de l’être, reprochent à leur ancien employeur de ne pas les avoir fait bénéficié du statut avantageux de cheminot. Ce statut aurait été réservé aux employés de nationalité française, selon eux.

« On ne demande pas l'aumône, mais la justice et l'égalité », explique à l'AFP Ksioua Ghaouti, 66 ans. « On a dit que nous étions les "indigènes du rail", comme il y a eu les combattants marocains, c'est vrai, on était de la main d’œuvre facile », poursuit l’un des 113 plaignants à avoir finalement pu accéder au statut de cheminot mais en perdant toute son ancienneté.

De son côté, la SNCF nie toute discrimination. Pour elle, l’enjeu est très lourd. Chaque plaignant réclame en moyenne 400.000 euros de dommages et intérêts.

La décision est attendue pour le 21 septembre. Elle est aux mains d’un juge professionnel, les juges prud’homaux n’ayant pas réussi à se mettre d’accord.

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