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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité
 

 

Points de vue

De la diversité des chrétiens d'Orient : le Who’s who des Églises orientales

Rédigé par Martino Diez | Vendredi 6 Octobre 2017 à 16:30

           


Saint Mary's Church, Dubaï (Mars 2017, Oasis)
Saint Mary's Church, Dubaï (Mars 2017, Oasis)

4. Les Latins

Un autre résultat des croisades fut l’établissement d’une présence latine en Orient. Même si des personnalités comme le dominicain André de Longjumeau, légat d’Innocent IV en Orient, avaient suggéré de ne pas doubler la hiérarchie locale, les croisés instituèrent leurs propres diocèses avec un clergé latin. Après la fin des royaumes croisés, cette hiérarchie fut balayée, mais la présence de la chrétienté occidentale fut garantie par la Custodie franciscaine de Terre Sainte et par d’autres ordres religieux, en particulier les dominicains, les carmes et, plus tard, les jésuites.

[Saint Mary's Church, Dubaï (Mars 2017, Oasis)]
À l’époque contemporaine, le Saint-Siège a institué au Moyen-Orient quelques diocèses de rite latin, en général sous la forme d’un vicariat apostolique (c’est-à-dire avec un représentant direct du pape), pour éviter de se superposer aux hiérarchies locales. Aujourd’hui, les deux diocèses latins les plus importants au Moyen-Orient, du point de vue du nombre de fidèles, sont sans aucun doute les vicariats apostoliques d’Arabie septentrionale et d’Arabie méridionale, tandis qu’en Terre Sainte a été institué en 1847 le patriarcat latin de Jérusalem, qui étend sa juridiction sur Israël et Palestine, mais aussi sur la Jordanie – où réside le plus grand nombre de fidèles – et sur Chypre.

5. Les évangéliques

Après la Réforme protestante, les anglicans et les luthériens eux aussi instituèrent leur propre hiérarchie au Proche-Orient. À partir du XIXe siècle, certains dénominations américaines, dont les presbytériens, lancèrent d’intenses campagnes missionnaires, dont le foyer était le Syrian Protestant College de Beyrouth (fondé en 1866, aujourd’hui American University of Beyrouth).

Quelques intellectuels orientaux, notamment maronites, adhérèrent au protestantisme ; une collaboration d’importance majeure s’instaura entre Cornelius Van Dyck (1818-1895) et Butros al-Bustânî (1819-1883) : elle déboucha sur la première traduction moderne de la Bible en arabe, qui a été décisive pour la création d’une langue littéraire contemporaine. Toujours aux missions protestantes se rattache la fondation de l’American University in Cairo (1919), qui toutefois assuma presque immédiatement une orientation non-confessionnelle.

Tandis que les dénominations protestantes historiques ont perdu aujourd’hui une grande partie de leur dynamisme, de nombreuses communautés évangéliques sont en train de se développer au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

1. La ligne syro-orientale (« nestorienne ») ici

2. La ligne miaphysite (« jacobite ») ici

3. La ligne chalcédonienne (« melkite ») ici

Récapitulatif des rites et des Eglises ici