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Sur le vif

La justice autorise de qualifier Marine Le Pen de fasciste

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 11 Avril 2014



Jean-Luc Mélenchon a été relaxé, jeudi 10 avril, par le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre d’une nouvelle affaire qui l’opposait à Marine Le Pen.

Le coprésident du Parti de gauche était poursuivi pour avoir qualifié la présidente du Front national de « fasciste » en mars 2011 sur i-Télé où il était invité à commenter un sondage qui plaçait sa rivale en tête de l’élection présidentielle. « Pourquoi voudriez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d’avoir un fasciste à sa tête ? », avait-il lancé.

Selon Marine Le Pen, l’emploi du terme relève d’une injure. « Dans ma famille politique, ce mot est utilisé depuis très longtemps en équivalent du terme "extrême droite" », s'était pour sa part expliqué Jean-Luc Mélenchon lors d’une audience en mars.

Le tribunal s’est rangé dans son camp. « Si le terme "fasciste" peut prendre une connotation outrageante quand il est utilisé en dehors de tout contexte politique ou s’il est accompagné d’autres termes dégradants, il est, en revanche, dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique », ont estimé les juges.

Il s’agit du second procès remporté par Jean-Luc Mélenchon contre la présidente du Front national cette semaine. Le tribunal de Béthune avait condamné le 3 avril Marine Le Pen à 10 000 euros d'amende pour avoir diffusé, en 2012, un faux tract attribué à son adversaire. C’est une nouvelle déconvenue judiciaire pour celle qui déclare à qui veut bien l’entendre que son parti n’est pas... d’extrême droite.

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