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Sur le vif

L’abstention, véritable gagnante de l’élection présidentielle ?

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 28 Mars 2012



« On observe qu'il n'y a pas eu de campagne. D'habitude il y en a et cette fois-ci, il n'y en a pas. » Par cette phrase, le porte-parole du PS, Benoît Hamon a voulu dénoncer l’absence de campagne d’envergure pour inciter au vote en 2012. « Manifestement, on ne parie pas, du côté du gouvernement, sur une participation massive », a-t-il ajouté.

Et au PS, c’est bien sur cette participation que le candidat entend surfer. Lundi 26 mars, le parti annonçait le lancement d’une campagne d’information afin de promouvoir le vote par procuration, puisque les deux tours de l’élection (les 22 avril et 6 mai prochain) vont se tenir au milieu des vacances scolaires de Pâques.

Depuis Bondy (93), François Hollande a appelé les jeunes à lutter contre « la menace de l’abstention », alors que Ségolène Royal avait réalisé de bons scores dans les quartiers populaires, lors de l’élection de 2007.

« En 2007, il y avait eu 310 000 euros de dépensés sur le sujet. Cette année on va être à 700 000 », explique le Service d’information du gouvernement (SIG) sur la question de l’abstention. Et si aucune campagne télévisée n’a été diffusée pour inciter à l’inscription sur les listes électorales, c’est en raison d’un coût élevé, se justifie le SIG, qui a privilégié une campagne sur le net cette année.

En 2007, le taux d'abstention était de 16,03% au second tour contre 20,3 % en 2002. Mais les résultats des dernières cantonales de mars 2011, avec un taux d'abstention record de 54 % au second tour, font craindre une abstention importante pour cette présidentielle.

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